Caparaçon
Le caparaçon (de l'espagnol : caparazón) est une housse d'ornement pour les chevaux dans une cérémonie, ou de protection lors d'une corrida.
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[modifier] Présentation
[modifier] Moyen Âge
Au Moyen Âge ce terme désignait la pièce de tissu décorée recouvrant les chevaux lors des cortèges, des tournois, etc. Ne pas confondre avec la barde, qui est l'armure protégeant le cheval lors des tournois et des batailles. Souvent, la barde était recouverte de tissu. Le cheval était ainsi caparaçonné, mais la protection venait de la barde, et non du caparaçon.
[modifier] Corrida
Plus récemment, en corrida, cela désigne la protection du cheval du picador utilisée en France depuis le début du XXe siècle et rendue obligatoire en Espagne en 1928, sous la dictature de Primo de Rivera, en réaction au nombre important de chevaux qui se faisaient éventrer par les cornes du toro lors de la suerte de varas. La pose des banderilles et la faena se déroulaient parfois entre les corps des chevaux morts, jonchant la piste vidés de leurs tripes, ou pris de convulsions et agonisant. À l’origine, le peto était un simple tablier de cuir ne protégeant que le poitrail. Après la Première Guerre mondiale, le Nîmois Jacques Heyral perfectionne le caparaçon en en faisant une sorte de « robe » couvrant tout le flanc du cheval, aujourd'hui complétée par les « manguitos », sortes de « manchons » protégeant les jambes[1]. De plus, la matière utilisée devient un feutre recouvert de cuir, beaucoup plus résistant que le cuir utilisé à l’origine. Aujourd’hui, certains caparaçons sont en fibre kevlar, matériau dont on fait les gilets pare-balles. Depuis l'utilisation du caparaçon, la blessure et a fortiori la mort du cheval sont devenues exceptionnelles.
[modifier] Galerie
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Trois picadors en juin 2009 à Mexico
[modifier] Notes et références
- Dictionnaire Le Petit Robert 2006, article « jambe »