Petit Chionis

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Le Petit Chionis (Chionis minor) est une espèce d'oiseau de la famille des chionididés que l'on rencontre dans les îles sub-antarctiques.

Description[modifier | modifier le code]

Ressemblant à un pigeon, le Petit Chionis a un corps trapu, un cou court, un plumage entièrement blanc où tranchent un bec, des caroncules et des plumes faciales noirs.

Cet oiseau mesure 38 à 41 cm de longueur pour une envergure de 74 à 79 cm et une masse de 530 à 610 g pour le mâle et de 460 à 530 g pour la femelle

Distribution[modifier | modifier le code]

Cet oiseau se rencontre exclusivement dans les îles subantarctiques du sud de l'océan Indien :

Les individus que l'on trouve sur ces dernières forment une sous-espèce endémique, Chionis minor nasicornis.

Habitat[modifier | modifier le code]

Chionis minor est inféodé au littoral et aux zones intertidales des îles sub-antarctiques, en particulier autour des colonies d'autres oiseaux de mer ou de phoques, mais également à proximité des habitations.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Le Petit Chionis est un opportuniste qui peut être tour à tour omnivore, prédateur ou charognard. Il s'alimente de débris rejetés sur la côte, d'algues et autres végétaux, mais aussi d'invertébrés, de poissons, d'œufs ou de poussins d'oiseaux de mer, lait de phoques, sang, placenta, charogne, matières fécales, souris et ordures ménagères.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Chionis minor - Muséum de Toulouse

Chionis minor niche dans les crevasses, les grottes ou sous des rochers sur un amas désordonné de végétaux et de débris des colonies d'oiseaux marins et de phoques.

La femelle pond deux ou trois œufs blanc-crème, marbrés ou mouchetés de brun. La période d'incubation dure environ 30 jours. Les jeunes sont semi-précoces et nidicoles. Ils prennent leur envol une cinquantaine de jours après l'éclosion et sont aptes à se reproduire entre trois et cinq ans.

Environnement[modifier | modifier le code]

Cette espèce n'est pas considérée comme en danger dans la mesure où aucune baisse significative de la population n'a été observée. Toutefois des risques pèsent sur elle, notamment les effets de la concentration des produits toxiques et l'introduction de nouveaux prédateurs sur son territoire.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des quatre sous-espèces suivantes :

  • Chionis minor minor (Hartlaub, 1841)
  • Chionis minor crozettensis (Sharpe, 1896)
  • Chionis minor nasicornis (Reichenow, 1904)
  • Chionis minor marionensis (Reichenow, 1908)

Notes et références[modifier | modifier le code]

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