Clamart

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Clamart
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Clamart
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Antony
Intercommunalité communauté d’agglomération Sud de Seine[Note 1]
Maire
Mandat
Jean-Didier Berger
2014-2020
Code postal 92140
Code commune 92023
Démographie
Gentilé Clamartois
Population
municipale
52 731 hab. (2011)
Densité 6 013 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 05″ N 2° 15′ 46″ E / 48.801389, 2.262778 ()48° 48′ 05″ Nord 2° 15′ 46″ Est / 48.801389, 2.262778 ()  
Altitude Min. 64 m – Max. 175 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Liens
Site web clamart.fr

Clamart est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud-ouest de Paris, et fait partie de la communauté d’agglomération Sud de Seine.

Le canton de Clamart comprend une partie de la commune, l'autre partie est liée au canton du Plessis-Robinson.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue de la commune de Clamart en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France

Clamart se situe dans la partie sud des Hauts-de-Seine, les villes voisines sont : au nord, Issy-les-Moulineaux, au nord-est, Vanves et Malakoff, à l'est Châtillon et Fontenay-aux-Roses, au sud-est Le Plessis-Robinson, au sud Bièvres (Essonne) et Châtenay-Malabry, au sud-ouest Vélizy-Villacoublay (Yvelines), et, à l'ouest, Meudon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Clamart
Meudon Issy-les-Moulineaux Vanves
Malakoff
Meudon
Vélizy-Villacoublay
Clamart Châtillon
Fontenay-aux-Roses
Vélizy-Villacoublay Bièvres
Châtenay-Malabry
Le Plessis-Robinson

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 877 hectares ; l'altitude varie entre 64 et 175 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La D906 (anciennement Route nationale 306) traverse la ville selon un axe nord-est sud-ouest.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Quelques pistes cyclables sont présentes dans la ville. Depuis le 6 mai 2010, l'ensemble de la voirie communale limitée à 30 km/h est autorisée aux cyclistes dans les deux sens (double-sens cyclables systématiques dans les rues à sens unique) comme l'exige la réglementation[2].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Avant d'être desservie par les bus de la RATP, Clamart était desservie par des tramways de Paris

21 lignes de bus relient Clamart à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Clamart est reliée par la gare de Clamart au Transilien Paris-Montparnasse TransilienLigne N du Transilien, réseau de trains de banlieue de la SNCF.

Les travaux d'une première gare commencent en 1838 et il faudra attendre deux années pour qu'elle soit ouverte aux voyageurs de la ligne Paris-Versailles au viaduc du Val-Saint-Léger. En 1904, il est fait appel à l'architecte A. Raguenet pour construire un autre bâtiment plus grand et situé de l'autre côté des rails. Cet architecte parisien, à qui on doit une importante documentation iconographique (Matériaux et documents d'architecture et sculpture, 1872-1921, 43 volumes), offre une nouvelle gare aux formes étonnantes et originales. Elle a été supprimée vers le milieu du XXe siècle pour être remplacée par une gare plus moderne.

Depuis 2010, des travaux préparatoires sont réalisés pour les aménagements devant recevoir la ligne 6 du tramway d'Île-de-France. Cette ligne aura une longueur d'environ 14 kilomètres. De la place de la Division Leclerc en provenance de Châtillon, le tramway empruntera dans Clamart, l'avenue du Général de Gaulle avec les stations Jean-Baptiste Clément, Hôpital Béclère, La Plaine (à proximité immédiate de la Cité de la Plaine) et Bourgogne, puis la route du Pavé Blanc vers la place Georges Pompidou avec la station Georges Pompidou et l'avenue de Villacoublay en direction de Meudon-la-Forêt. Clamart sera desservi en 2012. Le trajet terminera son parcours par une partie souterraine d'environ 1 600 mètres sous Viroflay en 2013[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L’Insee découpe la commune en cinq « grands quartiers » soit Centre ville, Percy, La gare, Jardin parisien et Petit Clamart, eux-mêmes découpés en 22 îlots regroupés pour l'information statistique[4].

Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 65,82 % 577,02
Espace urbain non construit 9,55 % 83,72
Espace rural 24,63 % 215,87
Source : Iaurif[5]

La ville actuelle est composée de deux parties, presque séparées par le bois de Clamart chanté par Georges Brassens : le Bas-Clamart, centre historique et le Petit-Clamart, à l'urbanisation récente, les champs de petit pois ayant été remplacés par des cités à partir des années 1950, lieu historiquement remémoré pour avoir été l'emplacement de la plus connue des tentatives d'attentat contre le Général de Gaulle par les partisans de l'Algérie française.

Logement[modifier | modifier le code]

Le taux de logement social est de 26 %[6], réparti dans l'intégralité de la ville, c'est-à-dire plus que ne l'exige la loi SRU en matière de logements sociaux. La commune reste plutôt résidentielle et aisée.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Intégrée à la communauté d’agglomération Sud de Seine, créée en 2005, la commune fait actuellement l’objet d’un vaste projet de réaménagement d'une friche ferroviaire située derrière la gare : après dépollution du site, un « éco-quartier » sera créé avec des immeubles tertiaires HQE représentant environ 18 000 m2 - voir notamment le projet SOLARIS (Bâtiment à Énergie Positive) -, un hôtel d'environ 2 500 m2, une résidence étudiante de 2 500 m2 pour environ 90 unités d’hébergement, 40 logements sociaux, des commerces et équipements publics, des circulations douces et un parking souterrain de 250 places[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine inconnue.

En 690, Landebert abbé de Saint-Germain l'Auxerrois et Magnoald abbé proche de Beaumont-sur-Oise indiquent être passé à Claumar[8]. Jean Lebeuf suppose qu'un romain nommé Marcus ou Marcius ou bien un Français nommé Médard et par syncope Mard aura eu en ce lieu un clos, pour raison de quoi on aurait écrit d'abord Claus, mais comme la diphtongue au a été changé en a Claumard serait devenu Clamart[8].

Au XIIe siècle on trouve Clamardum ou Clemartium en latin et Clamard ou Clamart en français[8]. A pris le nom de Le Vignoble pendant les années de la Révolution française puis a demandé à s’appeler Clamart le Vignoble en 1794 [9].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Les premiers habitants de Clamart remontent à la Préhistoire comme l'indique la découverte, dans le bois de Clamart, du monument mégalithique appelé La Pierre-aux-Moines ainsi que d'outils en pierre polie.
  • Son nom latin Clemartium était connu dès le VIIe siècle. Églises, couvents, évêques ont possédé la terre de Clamart sous Meudon tour à tour.
  • Quatre familles nobles étaient seigneurs « par partie » de Clamart, divisé alors en quatre fiefs : de Saint-Martin, de l'Hôtel-Dieu, de Clamart ou Desprez, et de Chef-de-Ville. La plus célèbre de ces familles est Cuigy ou Cuisy, dont l’un des représentants était l’ami de Cyrano de Bergerac : la pièce de Rostand lui accorde une place, et le vrai Cyrano déclare que c’est en revenant de chez lui qu’il a admiré la Lune attentivement et formé le projet de s’y rendre. Les quatre fiefs furent réunis à la fin du XVIIIe siècle, lorsque Louis XVI acheta le fief de Chef-de-Ville.
  • Au XVIIe siècle, Clamart est considéré loin de Paris. Jean de La Fontaine, se dirigeant vers le Limousin, s'arrête pour la première couchée à Clamart, tout heureux, écrit-il à sa femme, « d'avoir déjà fait trois lieues sans aucun mauvais accident[12] ».
Hommage de la ville à Nadar
La seconde gare de Clamart, construite en 1904 et démolie au milieu du XXe siècle...
... était desservie, en ce début du XXe siècle, par une ligne de tramway, qui la reliait à la mairie de Clamart
  • Les premières photographies aériennes au monde, réalisées par Nadar en 1858 depuis un ballon, étaient des vues du Petit-Bicêtre, nom que portait alors le Petit-Clamart.
  • Les Lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet, ont été rédigées lors du séjour de l'auteur à Clamart en 1865 (46 rue Paul Vaillant-Couturier - anciennement rue de Sèvres), en compagnie de son ami Paul Arène. Elles parurent initialement dans L'Événement sous le titre de Chroniques provençales, puis dans le Moniteur universel du soir[15],[16].
  • Lors du siège de Paris de 1870, Clamart fut fortement éprouvée. Le village fut en première ligne lors de la première et deuxième bataille de Châtillon, en septembre et octobre 1870.
  • Le 1er juin 1961, dans le quartier des Monts, à la limite entre Clamart et Issy-les-Moulineaux, un glissement de terrain dû à l’effondrement de carrières de craie, suite à des pluies exceptionnelles, emporta 21 personnes dans la mort (avenue Courbarien, rue du Général Négrier...). 23 immeubles et plus de 6 hectares de zone urbanisée furent détruits, six rues rayées de la carte[17],[18],[19],[20].
  • Le plateau de Clamart fut longtemps un espace agricole sur lequel on cultivait des petits pois[21]. Les « petits pois clamartois » de par leur qualité furent à l'origine de la qualification culinaire « à la clamartoise » qui signifie qu'un plat est accompagné de petits pois frais. Dans la cuisine française, l'expression « à la Clamart » signifie accompagné d'une garniture aux petits pois (exemple : escalope de veau à la Clamart). Chaque année au mois de juin, Clamart organise sa Fête des Petits pois, qui si elle n'a que peu de rapport avec la gastronomie, est prétexte à de nombreux rassemblements culturels, populaires et festifs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008, Philippe Kaltenbach est réélu avec 54,8 % des voix (34 élus) face à la liste UMP-MoDem conduite par Jean-Didier Berger, qui obtint 45,2 % des voix (9 élus, dont 4 liste Delom et 5 liste Berger) [22].

Au premier tour, quatre listes étaient présentes, dont trois pouvaient se maintenir au second tour :

  • liste conduite par Christian Delom (MoDem), avec 13,9 % des suffrages exprimés ;
  • liste conduite par Jean-Didier Berger (UMP), avec 39,6 % des suffrages exprimés ;
  • liste conduite par Philippe Kaltenbach (PS-PCF-Verts), avec 47,6 % des suffrages exprimés.

En 2010, les groupes présents au conseil municipal sont les suivants[23] :

  • - Groupe de la majorité PS composé de 16 membres
  • - Groupe de la majorité Front de Gauche, communistes, citoyens, et écologistes avec 7 membres. Ce groupe est un des rares groupes municipaux de France à porter le nom de Front de Gauche.
  • - Groupe de la majorité Verts-Europe Écologie composé de 6 membres
  • - Groupe de la majorité des Indépendants composé de 5 membres
  • - Groupe de la majorité MoDem composé de 2 membres (élus sur la liste d'opposition)
  • - Groupe d'opposition UMP, Nouveau Centre composé de 5 membres
  • - Groupe d'opposition Vivons Clamart composé de 2 membres. Ce groupe est né d'une scission du groupe Parti de Clamart en avril 2009.

Depuis 2001, le conseiller général du canton du Bas-Clamart est Vincent Gazeilles du parti "Les Verts". Les résultats des élections de 2001 furent les suivants [24]:

Au premier tour :

  • - Jean-Marc Seyler, PCF, 7,55 %
  • - Vincent Gazeilles, Verts-PS, 36,47 %
  • - Daniel Léon, RPR, 35,01 %
  • - Serge Kehyayan, RPF, 12,34 %
  • - Alain Le Berre, FN, 5,37 %
  • - Marie-Thérèse Lucien-Brun, MNR, 3,25

Au deuxième tour :

  • - Vincent Gazeilles, Verts-PS, 5744 voix, 50,68 %
  • - Daniel Léon, RPR, 5590 voix, 49,32 %

Les résultats des élections de 2008 furent les suivants :

Au premier tour :

  • - Rodolphe Laisney, FN, 2,74 %
  • - Gérard Aubineau, PCF, 9,83 %
  • - Daniel Léon, divers droite, 14,81 %
  • - Vincent Gazeilles, Verts-PS, 32,49 %
  • - Jean-Didier Berger, UMP, 38,55 %
  • - Pascal Olivier, divers gauche, 1,58 %

Au deuxième tour :

  • - Vincent Gazeilles, Verts-PS, 7338, 51,09 %
  • - Jean-Didier Berger, UMP, 7035, 48,91 %

Le conseiller général du Haut-Clamart est Philippe Pemezec (UMP).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1965
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 janvier 1987 Jean Fonteneau UDF-CDS Sénateur (1976-77) puis député (1978-81) des Hauts-de-Seine
février 1987[25] février 2000 Jean-Pierre Foucher UDF-CDS Député (1988-2002) des Hauts-de-Seine
février 2000 mars 2001 Marie-France Lambotte UDF  
mars 2001 mars 2014 Philippe Kaltenbach PS Vice-président du Conseil régional d'Île-de-France et Sénateur
mars 2014 en cours Jean-Didier Berger UMP  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Clamart relève du tribunal d'instance de Vanves, du tribunal de grande instance de Nanterre, de la cour d'appel de Versailles, du tribunal pour enfants de Nanterre, du conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, du tribunal de commerce de Nanterre, du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et de la cour administrative d'appel de Versailles[26].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 25 juin 2012, Clamart est jumelée avec[27],[28]  :

Par ailleurs, la commune de Clamart a signé, en 2003, 2008 et 2009, des contrats de partenariats avec la commune de Kidal (Mali).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La proximité de la gare de Paris-Montparnasse, lieu d'arrivée des trains du grand Ouest, a fait que nombre de Bretons s'y sont installés aux siècles derniers - comme dans les communes avoisinantes. On peut d'ailleurs encore y déguster des crêpes lors de soirées associatives.

De nombreux immigrants arméniens se sont installés à Clamart et y ont développé une importante activité artisanale de tricot. L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Clamart depuis cette date.

En 2011, la commune comptait 52 731 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
969 736 740 1 022 1 225 1 268 1 567 1 564 1 763
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 149 2 751 3 194 3 163 3 640 4 187 5 112 5 491 6 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 391 8 720 11 376 15 916 22 734 31 047 32 427 33 817 37 924
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
47 991 54 906 52 952 48 353 47 227 48 572 50 655 52 731 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2004[30].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 23,3 %).
Pyramide des âges à Clamart en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,3 
75 à 89 ans
9,3 
11,1 
60 à 74 ans
12,7 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
22,4 
30 à 44 ans
21,1 
18,9 
15 à 29 ans
18,4 
20,4 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Clamart est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 14 écoles maternelles communales publiques : Anne Franck, Bourcillière, Closiaux, Fleury, Garenne, Gathelot, Jardin Parisien, Jean Monnet, Jean de la Fontaine, Jules Ferry, Moulin de pierres, Plaine, Rochers, Trivaux et 10 écoles élémentaires communales : Garenne, Jardin Parisien, Jean Monnet, Jean de la Fontaine, Jules Ferry, Léopold Sédar Senghor, Mairie, Moulin de pierres, Rochers, Trivaux. La ville compte aussi un établissement privé catholique, le groupe scolaire St Joseph accueillant les élèves de la maternelle au CM2.

Le département gère 3 collèges : Maison Blanche, Alain-Fournier et Petits ponts.

La région Île-de-France gère 1 lycée : Jacques Monod.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sur les hauteurs de Clamart se trouve le grand Hôpital d'instruction des armées Percy. C'est l'un des trois grands hôpitaux militaires de la région parisienne avec le Val-de-Grâce et Bégin. Il dispose entre autres d'un des plus performants services de grands brulés existant en Europe.

Hôpital Antoine-Béclère est un centre hospitalier universitaire (CHU) public de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) se situe au Petit-Clamart. Sa capacité d'accueil est de 411 lits.

Sports[modifier | modifier le code]

Les Clamartois disposent de nombreux clubs sportifs (volley-ball, tennis de table, gymnastique, football, basket, natation...) où de nouveaux aménagements ont été récemment réalisés (nouveaux complexe sportif pour la gymnastique, nouveaux terrains de la Plaine pour le football...).

Ces clubs sont regroupés au sein du « Club sportif municipal de Clamart » (CSM). Ces clubs sont connus sous l'appellation « CSM Clamart » suivi du nom de la section sportive.

Médias[modifier | modifier le code]

Une radio existe qui s'appelle RJC (Radio Jeunes Clamartois).

Cultes[modifier | modifier le code]

Les habitants de Clamart disposent de lieux de culte catholique, protestant et musulman.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Clamart fait partie du doyenné des Forêts, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[33].

Au sein de ce doyenné, les trois lieux de culte catholique relèvent de trois paroisses[34]. Deux concernant le Bas-Clamart[35];

  • paroisse Saint-Joseph : l'église Saint-Joseph
  • paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul : l'église Saint-Pierre-Saint-Paul.

et une au Petit-Clamart associée à une paroisse du Plessis-Robinson[36]

  • Église Saint François de Sales.

La ville abrite également plusieurs communautés religieuses[37]

  • un carmel;
  • un centre spirituel Manrese (jésuites)
  • une communauté des filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur d'Issoudun
  • une congrégation du Saint-Esprit (missionnaires spiritains)
  • une association Saint Pierre Claver (sœurs missionnaires)

Culte protestant[modifier | modifier le code]

  • Église évangélique[38]
  • Église Protestante Unie

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Salle de prière (rue Boileau)

Une mosquée importante est actuellement (avril 2013) en construction dans le Haut-Clamart, en bordure de la D906[39].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 37 793 €, ce qui plaçait Clamart au 3 918e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[40].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Un des trois sites de Recherche et Développement d'EDF.
  • Coca Cola est implanté à Clamart depuis 1967. Cette usine est le fournisseur unique du marché français en bouteilles plastique (PET) 50 cl, verre perdu et bouteilles aluminium 25 cl.

Le siège social d'Optic 2000 s'est installé à Clamart en 2005.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Place de l'Hôtel de ville de Clamart

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[41].

  • Hôtel de ville, XVIIe/XIXe comprenant 3 salles différentes : la salle des commissions, la salle des mariages, la salle du conseil.
  • Place Maurice-Gunsburg, fontaine inaugurée en 1943, évoquant la vie sylvestre et bucolique de Clamart.
  • Maison de retraite Ferrari, du XIXe siècle construite par l'architecte Léon Ginain dans un style Renaissance italienne.
  • Médiathèque Buanderie-Anne Capezzuoli, bâtiment inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et faisant partie du Réseau des médiathèques de Clamart
  • L'association La Petite Bibliothèque ronde, (autrefois Bibliothèque des enfants et des jeunes de la Plaine), 1965, œuvre de l'architecte Gérard Thurnauer, membre de l'Atelier de Montrouge, est inscrit au titre des monuments historiques en cours de classement.
  • Cité de la Plaine, dessinée par l'architecte-urbaniste Robert Auzelle et construite entre 1950 et 1965, elle s'étend sur 22,25 ha dont 12 ha d'espaces verts. Elle se compose de 77 immeubles, formant un total de 1993 logements.
  • Cimetière inter-communal de Clamart, créé également par Robert Auzelle à côté de la Cité de la Plaine.
  • Fondation Arp, sise en les lieux où vécut l'artiste.
  • Centre d'arts plastiques contemporains Albert Chanot

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Clamart a servi de décors à plusieurs films.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Delille (1738-1813), poète et traducteur, a effectué de longs séjours à Clamart dans les premières années du XIXe siècle et a laissé son nom à la maison dite « maison de l'abbé Delille ».
  • Nicolas de Condorcet (1743-1794), philosophe, mathématicien et politologue, fut arrêté à Clamart en 1794.
  • Maria Brignole Sale De Ferrari (1811-1888), fit construire à Clamart l'Hospice Ferrari.
  • Nadar (1820-1910), caricaturiste, aéronaute et photographe, a réalisé le 23 octobre 1858 la première photographie aérostatique au-dessus du Petit-Clamart.
  • Charles-Adolphe Schneider, notaire mort en 1885, bienfaiteur de la commune, à laquelle il a notamment légué (selon le vœu de son épouse née Émilie Nast) sa propriété où se dresse aujourd'hui l'Hospice Sainte-Émilie. L'ancienne rue de Fleury porte aujourd'hui son nom et un buste de lui a été érigé place Marquis.
  • Alphonse Daudet (1840-1897) a écrit à Clamart les Lettres de mon moulin.
  • Nicolas Berdiaev (1874-1948), philosophe russe, mort à Clamart.
  • Marina Tsvetaïeva (1892-1941), poétesse russe, habitait 101 rue Condorcet[42] et 10 rue Lazare-Carnot, de 1932 à 1934.
  • Jean Arp (1896-1966), peintre, un sculpteur et un poète allemand puis français, a vécu à Clamart en 1925. Il a laissé son nom au Théâtre Jean Arp.
  • Dora Maar (1907-1997), photographe et peintre française, amante de Picasso, enterrée à Clamart au cimetière communal.
  • Charles André Wolf (1907-1999), artiste peintre, mort à Clamart.
  • Alain de Boissieu (1914-2006), militaire français, compagnon de la Libération et gendre du général de Gaulle, mort à Clamart à l'hôpital Percy.
  • Michel Vitold (1914-1994), acteur, mort à Clamart.
  • Esther Hess (1919), artiste suisse, vit et travaille à Clamart[43].
  • Dany Robin (1927-1995), actrice, née à Clamart.
  • Yasser Arafat (1929-2004), président de l'Autorité palestinienne, mort à l'hôpital Percy de Clamart.
  • Hoviv, de son vrai nom René Hovivian (1929-2005), dessinateur humoristique, a vécu à Clamart où il est mort.
  • Mathieu Bouthier (1977), DJ et producteur, né à Clamart.
  • Hatem Ben Arfa (1987), footballeur professionnel, né à Clamart.
  • Saïd Haddou (1982), cycliste professionnel formé à Clamart où il a longtemps été domicilié.
  • Michel Loirette (1943), écrivain a été domicilié à Clamart (1948-1970).
  • Adrienne Pauly (1977), chanteuse et actrice, née à Clamart.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Clamart

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

D'azur au chevron d'or accompagné de trois roses d'argent, deux en chef et une en pointe.

Il s'agissait originellement des armoiries de Jean de Livres, seigneur de Clamart au XVe siècle[44].

Écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d'or, maçonnée et ouverte de sable, et soutenu par un cep de vigne à deux sarments d'or, fruités chacun de trois grappes aussi d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurence de Finance, Clamart : une ville à l'orée du bois, Inventaire général du Patrimoine et Lieux Dits,‎ 1997 (ISBN 978-2905913203)
  • État des communes à la fin du XIXe siècle : Clamart, notice historique & renseignements administratifs , Paris, Montévrain, 1903,
  • Edmond et Louis Bouchery, Clamart le Vignoble d'Hier à Demain, Société des Amis de Clamart,
  • Germaine Deschamps, Histoire de Clamart, 2e édition, éditée chez l'auteur à Clamart, mai 1968

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. « Décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière », sur le site Légifrance (consulté en 5 février 2011).
  3. « le tracé », sur le site du groupement des maîtres d’ouvrages du projet de tramway T6 entre Châtillon et Viroflay. (consulté le 18 septembre 2009).
  4. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Clamart », sur le site de l'Insee (consulté en 28 février 2011).
  5. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009
  6. Le logement social au 01/01/2007 dans les Hauts de Seine
  7. « Le projet d’aménagement de la gare », sur site de la mairie de Clamart (consulté le 18 septembre 2009).
  8. a, b et c Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris volume 3
  9. Marianne Mulon, Nom de lieux d’Ile de France, 1997.
  10. Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet, lequel reprend des pages de son ouvrage : Les 200 cimetières du vieux Paris, Éd. de Minuit, 1958
  11. « La rue du Fer-à-Moulin et la rue des Fossés Saint-Marcel dans Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'à nos jours de Théophile Lavallée », sur site du Project Gutemberg (consulté le 18 septembre 2009)
  12. Cité par Henri Delaborde, Notice sur la vie et les œuvres de M. Ambroise Thomas, lue dans la séance publique annuelle du 31 octobre 1896, Firmin-Didot éditeur, Paris 1896, page 7.
  13. Voir, par exemple, Jean Claude Polet, Patrimoine littéraire européen: anthologie en langue française, Volume 10, p 78 Lire en Ligne
  14. J-A Dulaure, Histoire physique et morale des environs de Paris, p11 lire en ligne
  15. « Plaque Alphonse Daudet », sur fr.topic-topos.com (consulté le 18 septembre 2009)
  16. « Les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet », sur www.espacefrancais.com (consulté le 18 septembre 2009)
  17. La catastrophe de Clamart (archive INA)
  18. Vingt morts dans les décombres du quartier effondré (archive INA)
  19. « La catastrophe de Clamart », sur clamart.cyberkata.org (consulté le 18 septembre 2009)
  20. « Archives de l'Assemblée Nationale (10 juin 1961) : Questions (10474, 10572) de M. Maurice Thorez au Premier Ministre au sujet de la catastrophe de Clamart et d'Issy-les-Moulineaux » (consulté en 19 décembre 2010).
  21. « Les produits de l'Île-de-France », sur lesroutesduterroir.info (consulté le 19 mars 2009).
  22. Résultats des élections municipales 2008 à Clamart (Le Parisien.fr).
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  26. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 8 mars 2013).
  27. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 25 juin 2012).
  28. Villes jumelées avec Clamart sur le site officiel de la ville
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  31. « Évolution et structure de la population à Clamart en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 septembre 2010)
  32. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 septembre 2010)
  33. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  34. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  35. « Bas Clamart : Paroisses Saint-Pierre Saint-Paul et Saint-Joseph », sur le site des deux paroisses du Bas-Clamart (consulté le 30 octobre 2011)
  36. « Accueil - Site des paroisses Sainte Magdeleine et Saint François de Sales » (consulté le 30 octobre 2011)
  37. La vie à Clamart - guide pratique 2010-2011, p 230
  38. http://www.eedc.fr/
  39. Site consacré au projet de la mosquée de Clamart.
  40. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  41. « Clamart », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. Simon-Pierre Hamelin a centré son roman intitulé 101 rue Condorcet, Clamart, La Différence, 2013 (ISBN 978-2729120320) sur le séjour de Marina Tsvetaïeva à Clamart.
  43. Esther Hess - Accueil
  44. Découvrir Clamart sur le site de la mairie