Peter Schoeffer

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Peter Schoeffer

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Portrait de Peter Schoeffer

Naissance 1425
Gernsheim
Décès 1503
Mayence, Saint-Empire romain germanique
Profession Imprimeur typographe
Psalterium Benedictinum, 1459 : avec une lettrine peinte
Incipit Valerius Maximus. Peter Schöffer: Mayence 18.07.1471
La « marque rouge » de Fust et Schoeffer

Peter Schöffer (ou Pierre Schoeffer), né vers 1425 à Gernsheim et mort vers 1503 à Mayence dans le Saint-Empire romain germanique, est un typographe-imprimeur allemand qui perfectionna l'invention de Gutenberg, la presse typographique. Son habilité technique lui a assuré une place capitale dans l'histoire de l'imprimerie typographique.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Schoeffer ou Schoiffer (Peter) il est né à Gernsheim, proche de Darmstadt.

Comme probablement Gutenberg, Peter Schoeffer a une solide formation universitaire, de 1444 et 1448 il étudie à l'Université d'Erfurt[1], il lit le latin. En 1451, il étudie à la Sorbonne à Paris, il étudie la théologie puis travaille comme copiste laïc et calligraphe. En 1454, de retour à Mayence, il travaille comme aide dans l'imprimerie de Gutenberg et de Jean Fust, il travaille à la mise au point de la presse typographique.

Il a assisté au procès de Gutenberg comme témoin à charge[2],[3].

Il devient, après leur séparation, l'associé et aussi le gendre de Jean Fust, il imprime avec lui, en 1457, le Psalterium Moguntinum, et plus tard, une série d'autres ouvrages.

En 1465, il accompagne Jean Fust à Paris pour y établir un dépôt de bibles. En 1466, après la mort de Jean Fust, il prend la direction de la maison d'éditions de Mayence, il continue à sortir de nombreux ouvrages, comme en 1492, la Chronique de Saxe.

En 1479 devient bourgeois de Francfort, un statut qui lui a été élevée à Gernsheim en 1836. En 1492, il est nommé juge laic à Mayence.

Avec sa femme, Christina Fust, ils ont quatre fils, Gratian Schoeffer crée sa propre imprimerie en Autriche, en 1502, son fils aîné, Johann Schoeffer, lui succède à la tête de son imprimerie. Son second fils, Peter Schoeffer (fils), fut également imprimeur à Mayence, mais il fit de mauvaises affaires, entre 1513 à 1520 il s'établit à Worms, là il imprime cinq ouvrages, en 1521 il s'établit à Strasbourg, là il imprime onze ouvrages et en 1511 il s'établit à Venise. On ne sait rien à propos de Ludwig Schoeffer.

Peter Schoeffer meurt en 1502.

Les neuf livres de Fust et Schoeffer[modifier | modifier le code]

Psalmorum Codex[modifier | modifier le code]

Vers 1450, Gutenberg assisté d'un ouvrier allemand Peter Schöffer, imprime le premier livre avec une presse typographique, la Bibla Latina à 42 lignes. Malheureusement pour lui, le succès sera mitigé, ce qui déplait fortement à Johann Fust qui a investi lourdement dans l'impression des bibles et la mise au point des outils d'impression.

En 1455, Gutenberg et son associé financier Johann Fust se séparent. Fust gagne son procès contre Gutenberg - et ce d'autant plus facilement que l'un des juges était de sa famille - et emmène dans ses bagages tout le matériel d’impression qu'il installe dans sa maison. Peter Schoeffer est son gendre et travaille avec lui.

Le premier travail que Fust confie à son gendre est la ré-impression de la bible de Gutenberg. Fust veut récupérer l'argent qu'il a perdu lors de la première édition. Schoeffer modifie la mise en page de la bible et passe de 42 lignes à 40 lignes mais conserve la même fonte de caractère, passée en possession de Fust. Les fontes de caractères coûtent en effet très cher.

Il faut attendre 1457 pour que Schoeffer et Fust - bien que la coopération technique de ce dernier ne soit pas clairement prouvée - impriment leur premier livre en couleur le Psalmorum Codex, plus connu en France sous le nom de Psautier de Mayence. Cet ouvrage est considéré, avec les quatre livres imprimés par Gutenberg, comme l'un des livres les plus précieux de tous les temps pour plusieurs raisons :

  • l'impression en couleurs noire, rouge et bleue, ce qui demande de passer trois fois chaque feuille sous la presse ;
  • sa qualité d’impression,
  • la régularité de la fonte des caractères,
  • les illustrations, par la précision de la gravure,
  • les lettrines ornées filigranées,
  • un colophon en fin d'ouvrage.

Pierre Schoeffer a les plus grandes difficultés pour imprimer son livre. Il aurait dépensé plus de 4 000 florins pour l’impression de 12 feuillets. En récompense du travail fourni par son ouvrier associé et conformément aux usages de l’époque, Fust lui donne en mariage sa fille.

De Vita Christina[modifier | modifier le code]

Entre 1457 et 1503, Peter Schoeffer imprime dans son atelier neuf livres à 250 exemplaires dont le premier herbier en 1485. Parmi les neuf livres imprimés par Fust et Schoeffer, les plus précieux sont - outre le Psautier - le « De Vita Christina » imprimé à six exemplaires, qui est le premier livre au format in-4 en Occident. Les huit autres livres imprimés par Schoeffer et Fust sont tous au format in-folio.

Le dernier travail de Peter Schoeffer fut la quatrième édition du Psautier de Mayence, paru le 20 décembre 1502. Il meurt peu après, en avril 1503.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]