Peter Hartz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hartz.
Peter Hartz en 2005.

Peter Hartz, né le 9 août 1941 à Saint-Ingbert, est un dirigeant industriel allemand. Il est à l'origine des réformes Hartz qui ont remanié le marché du travail allemand pendant les années 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un métallurgiste de la Sarre, il commence à travailler dès l'âge de 14 ans et grimpe plusieurs échelons dans l'industrie métallurgique avant de devenir directeur du personnel du constructeur automobile Volkswagen. Membre du SPD depuis ses 23 ans, il est chargé en 2002 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder de diriger une commission pour réformer le marché du travail allemand alors en manque de compétitivité et sinistré par le chômage. Baptisé « Agenda 2010 », les quatre réformes Hartz ont profondément modifié l'État-providence allemand.

Il se consacre depuis plusieurs année à la fondation qu'il a lui-même créée en Sarre pour lutter contre le chômage et promeut aujourd'hui la mise en place d'initiatives européennes pour résorber le chômage des jeunes au niveau communautaire. Le programme "Europatriates", propose en effet de résorber le chômage des moins de 25 ans en développant la formation, le marché des services et une mobilité accrue des jeunes entre les États membres[1].

Affaire de corruption[modifier | modifier le code]

Hartz a démissionné le 10 juillet 2005 à la suite d'une affaire de corruption.

Le 7 octobre 2005, le ministère public de Brunswick (Braunschweig) déclare instruire une procédure d'enquête contre Peter Hartz pour soupçons de détournement de fonds. Le 9 octobre 2006, il doit reconnaître avoir favorisé Klaus Volkert, l'ancien président du comité d'entreprise, entre 1994 et 2005, à l'aide d'un bonus annuel « spécial » de 200 000 €. De plus, il aurait procuré un revenu supplémentaire total de 399 000 € à Adriana Barros, la maîtresse brésilienne de Klaus Volkert. Le 15 novembre 2006, une instruction fut ouverte contre Peter Hartz pour détournement de fonds dans 44 cas. Le 17 janvier 2007, il a reconnu les faits lors des deux jours de débats publics devant le tribunal [2]. Le tribunal de grande instance de Brunswick prononce, le 25 janvier 2007, une peine de deux ans de prison avec sursis[3],[4] et une amende de 576 000 euros[5]. Grâce aux aveux complets de Peter Hartz, la peine a été réduite, et les interrogatoires d'une série de témoins ont pu être évités. La clôture très rapide du procès a induit des commentaires critiques dans la presse allemande[6],[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (de) Jeder Arbeitsplatz hat ein Gesicht. Campus-Verlag, Frankfurt/Main 1994, (ISBN 3-89843-071-5)
  • (de) Das atmende Unternehmen. Campus-Verlag, Frankfurt/Main 1996, (ISBN 3-593-35542-6)
  • (de) Job-Revolution. Frankfurter Allgemeine Buch, Frankfurt/Main 2001, (ISBN 3-593-35110-2)
  • Avec H. G. Petzold, Wege aus der Arbeitslosigkeit, Springer VS, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]