Types de personnages de la Comédie humaine

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Les personnages de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac sont, suivant les décomptes[1], au nombre de 4 000 à 6 000. Un millier d'entre eux ont des liens familiaux (leur arbre généalogique est représenté de façon monumentale, à la Maison de Balzac, sur une panneau de plus de 14 m).

Parmi les nombreux personnages de La Comédie humaine, on distingue quelque 573 personnages dits reparaissants, des caractères forts qui représentent à eux seuls un groupe social, un type sociologique.

Ces ensembles sociaux, nés de l’observation de Balzac, et recomposés par son imagination, sont souvent inspirés de plusieurs sources. Selon ses propres déclarations, l’auteur de La Comédie humaine se voulait « le secrétaire de son époque », et son œuvre devait « faire concurrence à l’état civil »[2]. Il fit bien plus que cela : « il réinventa la société de son époque de façon à ce qu’elle soit comprise. » Selon Louis Chevallier dans la préface aux Paysans : « Balzac, Tocqueville, Proudhon, tels sont les grands témoins de la première moitié du XIXe siècle (…). Malgré l’indignation de Michelet qui ne voyait là que peinture de genre (…)[3]. »

Procession de dignitaires projetant chacun une ombre cocasse
Illustration de Grandville dans le journal satirique La Caricature où écrit Balzac en 1830. (Source : « Gallica »).

Nicole Mozet, dans son ouvrage La Ville de province dans l'œuvre de Balzac, considère que Balzac a pris plaisir à produire des difficultés onomastiques à surmonter. Loin de reproduire la technique du théâtre et de l'ancien roman, il est en complète rupture en particulier dans Le Cabinet des Antiques en jouant par exemple sur la désinence d'Esgrigny, devenue d'Esgrignon[4].

L'écrivain fait également appel aussi à la morphopsychologie : certains personnages portent sur eux leur destin. Dans Une ténébreuse affaire, le régisseur Michu, personnage qui nettoie son fusil au début du roman et qui sera guillotiné, est décrit ainsi : « son cou très court appelle le couperet »[5].

Les financiers[modifier | modifier le code]

Ces gens sont impitoyables en affaire. L’exemple-type est le baron de Nucingen dans La Maison Nucingen. Pitoyable en amour, il appartient au cercle de la Haute Banque qui fait la pluie et le beau temps dans le monde de la finance. On peut citer aussi Keller frères dans César Birotteau et dans le Cabinet des Antiques.

Sans doute inspiré par les aventures du banquier Beer Léon Fould, père d’Achille Fould, qui évita le déshonneur et se tira haut la main d’une situation douteuse, Balzac a composé un type de banquier, qui réunit aussi les aspects de grandes figures de la finance de son époque : Jacques Laffitte, Georges Humann[6] et les Rothschild. Il existe d'ailleurs une étrange similitude entre Beer Léon Fould et baron de Nucingen, démontré par les minutieuses recherches aux archives nationales d'Anne-Marie Meininger[7] Il évoque leurs exploits notamment dans : La Maison Nucingen, Une fille d'Ève, Eugénie Grandet, la Duchesse de Langeais[8]. L’auteur a aussi dévoilé au lecteur néophyte les calculs et les extravagances d’un milieu dont on retrouve les caractéristiques presque identiques moins de deux siècles plus tard[9].

Les lorettes[modifier | modifier le code]

Jeune danseuse Degas.
Jeune danseuse Degas.

Femmes jeunes prostituées par leur mère, actrices entretenues par plusieurs hommes à la fois représentées entre autres par Coralie, maîtresse de Lucien de Rubempré dans Illusions perdues, Florine (Une fille d'Ève), Aquilina (La Peau de chagrin) ou Esther dans Splendeurs et misères des courtisanes. Le plus souvent, il s'agit d'adolescentes, et les barbons vont les chercher à l’Opéra (Les Petits Bourgeois, César Birotteau) d’où leur surnom de rats. Après avoir mené grand train, festoyant le plus souvent au Rocher de Cancale[10], elles finissent souvent ruinées, « à l'hôpital », ou meurent d'amour comme Paquita dans La Fille aux yeux d'or, Esther dans Splendeurs et misères des courtisanes, ou Coralie dans Illusions perdues. À l'exception de Florine qui devient la maîtresse du poète Nathan et de Tullia (Balzac) (Claudine Chaffaroux) qui se tirera d'affaire en devenant d'abord une artiste célèbre, puis comtesse du Bruel dans Un prince de la bohème où elle vivra de plus un grand amour avec le Comte Ruscoli de la Palférine, la plupart des lorettes sont victimes de la prostitution adolescente[11].

Articles connexes : Lorette (grisette) et Petit rat.

Les marchandes à la toilette[modifier | modifier le code]

Elles tiennent boutique de fripes, rachètent aux courtisanes ruinées ou aux nobles dames dans le besoin leurs bijoux, robes, colifichets. Elles servent aussi de mère maquerelle et procurent des jeunes filles fraîches à de vieux barbons comme Camusot (Splendeur et misères des courtisanes). La plus célèbre est Madame de Saint-Estève, la « tante « de Vautrin qu’elle essaie de faire évader de prison (Splendeurs et misères des courtisanes) .

La noblesse parisienne[modifier | modifier le code]

Comtesse 1845, Ingres.

De vieille souche, elle est composée de deux lieux géographiques : le faubourg Saint Germain qui tient le haut du pavé et les rênes du pouvoir représentée par Antoinette de Langeais tyrannique envers son entourage, méprisante pour la noblesse de province plus modeste (le Cabinet des Antiques[12]) et la noblesse de la chaussée d’Antin, moins cotée, mais encore très puissante, représentée par Comtesse de Sérisy, maîtresse de Lucien de Rubempré dans Splendeurs et misères des courtisanes[13].Mais aussi par Diane de Maufrigneuse, la Marquise d'Espard, la Vicomtesse de Beauséant.

Le faubourg Saint -Germain détient sur la Chaussée d'Antin un avantage d'antériorité. C'est là que les plus anciens blasons, donc les titres les plus justifiés et enviés, ont leur « siège ».

Les femmes y règnent en maître malgré les lois qui leur sont défavorables (dans l'absolu, elles n'ont aucun droit, mais elles les prennent à leur façon). Ce sont elles : les Grandlieu, Chaulieu, Rochefide, Maufrigneuse, Troisville (Maison de) (prononcer tréville) qui peuvent, par leur mariage, faire passer un simple général d'Empire, fils de tapissier « du faubourg Saint-Antoine au faubourg Saint Germain »: le Comte de Montcornet dans Les Paysans.

Si des hommes de haute noblesse comme le marquis d'Ajuda-Pinto (Le Père Goriot) apparaissent « en toile de fond ». Ils sont actifs en tant que compagnons, séducteurs La Femme abandonnée, financiers de ces dames (le baron de Nucingen, le Comte Hugret de Sérisy), mais rarement entraînés dans des intrigues qui les projettent sur le devant de la scène balzacienne au même titre que les dandys- arrivistes. On pourrait presque dire que la gent masculine de haut rang fait un peu « tapisserie » dans La Comédie humaine, tandis que les nobles dames se perdent en intrigues, liaisons, et supercheries de toutes sortes. Ces nobles dames parisiennes proprement redoutables sont d'ailleurs redoutées de la noblesse de province qui les fuient. Béatrix[14].

Les négociants et profiteurs de guerre[modifier | modifier le code]

Grands projets par Traviès.

Jean-Joachim Goriot dans le Père Goriot, profiteur de guerre, roué en affaire, aveuglé par son amour paternel, ruiné par ses filles, il est le seul exemplaire de ce type dans La Comédie humaine.

Le docteur Rouget dans la Rabouilleuse-Un ménage de garçon. Malin et tyrannique, il a su profiter de la Révolution française pour s’enrichir. Il a, de plus, épousé l’aînée de la famille Descoings, négociants qui se sont enrichis grâce à l’achat de biens nationaux, comme de nombreux personnages de la Comédie humaine, qui ont spéculé pendant les troubles sociaux, (Le père Grandet dans Eugénie Grandet[15]).

Les voituriers-transporteurs[modifier | modifier le code]

Diligence, transportant aussi le courrier
Départ de la diligence, dessin de George Cruikshank (1818).

Le père Pierrotin et ses coucous (sorte de diligence). C’est un homme généreux et actif, dont les affaires vont prospérer quand il aura acquis des diligences plus rapides. Un début dans la vie.

Les criminels[modifier | modifier le code]

Jean-Frédéric Taillefer, assassin de L'Auberge rouge, père de Victorine Taillefer qu’il déshérite dans le Père Goriot et qui complote avec Jacques Collin (Vautrin).

Le bagnard Vautrin, alias Jacques Collin, alias l’abbé Carlos Herrera qui a l’art du transformisme et du complot ourdi pour « faire de l’argent ». Il veut faire la fortune de Lucien de Rubempré, mais ne réussit qu’à le conduire à la mort. (Splendeurs et misères des courtisanes). Dans le Père Goriot, il a tout d’abord jeté son dévolu sur Eugène de Rastignac pour l’entraîner dans un complot criminel et faire sa fortune. Sans succès : très ambitieux, ce dernier n’accepte pourtant pas d’être complice d’un crime.

Le dandy Maxime de Trailles, voyou de haut vol, il ruine Anastasie de Restaud (fille du père Goriot), Sarah van Gobseck (petite-nièce de Jean-Esther van Gobseck), et il appartient au terrible clan des Treize qui ne recule devant rien dans l’Histoire des Treize.

Les ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

L'abbé Bonnet, soutien moral de Véronnique Graslin dansLe Curé de village, l'abbé François Birotteau éternel victime dans le Curé de Tours, mais aussi consolateur de Madame de Mortsauf dans Le Lys dans la vallée. L'abbé Brossette, mal considéré des paysans, mais reçu dans les meilleures maisons dans Les Paysans et Béatrix, le moine défroqué Rigou dans Les Paysans, l'abbé Gudin encourageant les chouans dans Les Chouans, le Vidame de Pamiers soutien inconditionnel de sa cousine Antoinette de Langeais dans La Duchesse de Langeais, l'abbé Loraux vicaire de l'église Saint-Sulpice dans Un début dans la vie et consolateur de Agathe Bridau dans La Rabouilleuse.

Les petits bourgeois de province[modifier | modifier le code]

Le Curé de Tours, Ursule Mirouët.

La bonne société de province[modifier | modifier le code]

Noblesse et bourgeoisie confondue, elle est représentée par Mademoiselle Cormon et son entourage dans la Vieille Fille. Et aussi par Madame des Grassins à Saumur dans Eugénie Grandet.

Les commerçants[modifier | modifier le code]

Monsieur Guillaume, marchand drapier de Paris dans la Maison du chat-qui-pelote, César Birotteau et Félix Gaudissart dans Histoire de la Grandeur et de la décadence de César Birotteau. Ils ont en commun le bon sens et une vision réaliste des choses. Mais, tandis que Monsieur Guillaume reste à sa place de drapier prospère et se méfie de toute manifestation de l’imagination, César Birotteau, qui est aussi un inventeur et possède un certain génie, sombre dans des chimères spéculatives et se ruine parce qu’il a voulu se hausser au-dessus de sa condition. Birotteau est le type-même du négociant probe, qui déclaré en faillite, tiendra à rembourser intégralement sa dette intérêts et capital. Il sera pour cette raison applaudi par ses pairs en bourse. Il en meurt, devenant une sorte de saint martyr du négoce[16]. César Birotteau n’est pas unique en son genre dans La Comédie humaine. Nombreux sont les inventifs qui rêvent de découvertes fulgurantes et qui laissent leur fortune dans l'aventure, tel Balthazar Claës dans La Recherche de l'absolu qui a plutôt sa place dans les scientifiques.

Les gens de robe honnêtes[modifier | modifier le code]

Caricature d’avocats d’Honoré Daumier

Maître Derville, défenseur du colonel Chabert dans le Colonel Chabert. Il s’occupe du dossier du vieux grognard et fait de son mieux pour que le vieil homme doit dédommagé, bien qu’il soit en même temps l’avoué de Rose Chapotel, ex-Madame Chabert.

Le juge Jean-Jules Popinot : l'Interdiction. Popinot ayant soigneusement enquêté sur la marquise d'Espard qui veut faire interdire son mari sous des prétexte fallacieux, s’apprête à faire un rapport honnête qui n’est pas favorable à la plaignante. Mais la marquise le fait dessaisir du dossier qui est repris par le juge Camusot, beaucoup moins correct.

On peut citer aussi le très honnête, mais naïf juge Blondet, père officiel du journaliste Émile Blondet. Cet homme cultive des fleurs, ignore tout des complots et rend la justice avec la plus grande droiture. Cependant, il se laisse abuser par des manigances complexes dans le Cabinet des Antiques où il s’agit de tirer Victurnien d'Esgrignon du mauvais pas dans lequel il s’est mis en produisant des faux en écritures.

Les gens de robe douteux[modifier | modifier le code]

avocats de Daumier.

Ils sont innombrables : notaires douteux Ursule Mirouët, les notaires calculateurs et peu fiables représentés par Maître Roguin, dans la Rabouilleuse, Eugénie Grandet, César Birotteau. Il y a aussi les avoués et les juges ambitieux qui servent les intérêts des puissants. Parmi eux, se détache la figure du juge Camusot, homme assoiffé de pouvoir, qui veut se hisser dans les plus hautes sphères de la société. On le voit prendre parti pour la venimeuse marquise d’Espard dans l'Interdiction. La famille Camusot de Marville est à son image : dans le Cousin Pons, elle humilie un parent « pauvre », avant de découvrir que ce pauvre-là possède des trésors sous forme de collections d’objets. Camusot a débuté sa foudroyante carrière sur les conseils de sa femme dans le Cabinet des Antiques, en soutenant le jeune d’Esgrignon accusé de faux en écriture, ceci pour se concilier les bonnes grâces de la duchesse Diane de Maufrigneuse future princesse de Cadignan et s’attirer les faveurs royales. Devenu Camusot de Marville, c’est lui qui juge Lucien de Rubempré et Carlos Herrera dans Splendeurs et misères des courtisanes

Médecins et scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Horace Bianchon, le médecin le plus compétent et le plus humain. Élève de Desplein, il est encore étudiant dans Le Père Goriot .Il apparaît ensuite dans environ 50 œuvres de la Comédie humaine dont c'est un des personnages les plus importants.
  • le docteur Denis Minoret et son ami le docteur Bouvard[17] adepte des théories de Frédéric-Antoine Mesmer sur le magnétisme dans : Ursule Mirouët, jeune fille dont Minoret est le parrain et le tuteur. Minoret s'opposera d'abord aux théories de Mesmer avant de venir consulter Bouvard et d'assister à une de ses démonstrations.
  • Le docteur Benassis, bienfaiteur de l'humanité dans Le Médecin de campagne.

Sur les questions scientifiques et médicales, Balzac s'est également inspiré des théories du philosophe et voyant Emanuel Swedenborg pour Séraphîta. Les travaux et recherches d'Alexis Didier (1826-1886) sur le somnambulisme magnétique -qui fut le plus renommé dans cet art paranormal- et les théories de Mesmer sur le magnétisme sont largement développés dans Louis Lambert[18], de même que celles de Franz Joseph Gall, créateur de la phrénologie dont il a lu l'Anatonomie et la physiologie du système nerveux. Convaincu comme Johann Kaspar Lavater que le caractère d'un personnage s'exprime dans ses traits (physiognomonie) il applique cette théorie à la description physique de ses personnages: Michu, le dévoué régisseur de domaine des Simeuses, dans Une ténébreuse affaire[19].

On retrouve aussi dans les propos de nombreux scientifiques des allusions à Étienne Geoffroy Saint-Hilaire que Balzac admirait, ainsi que l'influence du chimiste Antoine Lavoisier sur Balthazar Claës dans La Recherche de l'absolu[20]

Médecins et scientifiques de la Comédie humaine sont tous plus ou moins obsédés par leurs recherches au point de négliger leur entourage. Exception faite d'Horace Bianchon qui est à la fois un convive et un narrateur excellent La Grande Bretèche et du docteur Minoret qui oublie ses anciennes lunes pour ne plus penser qu'à l'avenir d'Ursule, sa pupille[21].

Les poètes[modifier | modifier le code]

Le poète parisien baron Melchior de Canalis, très imbu de lui-même dans Modeste Mignon. On le retrouve aussi dans Béatrix. Le poète Nathan qui apparaît dans presque toutes les Scènes de la vie parisienne personnifiant l’intellectuel à carrière foudroyante avec des ambitions politiques.

Les écrivains[modifier | modifier le code]

Daniel d'Arthez dans les Secrets de la princesse de Cadignan et Lucien de Rubempré dans Illusions perdues.

Les peintres, sculpteurs, musiciens[modifier | modifier le code]

Autoportrait au gilet vertEugène Delacroix (1837)

Balzac était un décrypteur d’âmes artistiques. On dirait qu’il s’est littéralement plongé dans l’étude des artistes jusqu’à tenter de vivre lui-même leurs sensations et leurs douleurs. À la fois passionné par les mystères de la peinture, de la sculpture, de la musique, et de la création sous toutes ses formes, il offre de véritables « études philosophiques » à travers les portraits du peintre Joseph Bridau dans la Rabouilleuse et Un début dans la vie, personnage dont on a dit qu’il incarnait peut-être le peintre Eugène Delacroix qu’Honoré de Balzac admirait. Il y a aussi le vieux peintre Frenhofer dans le Chef-d'œuvre inconnu qui fascina Pablo Picasso, le peintre Hippolyte Schinner dans la Bourse, le peintre aristocrate de la Maison du chat-qui-pelote, le sculpteur Wenceslas Steinbock dans La Cousine Bette, le sculpteur Sarrasine dans Sarrasine, le musicien fou Gambara dans Gambara, et l’opéra italien dans Massimilla Doni dont l’histoire se déroule à Venise autour de deux œuvres de Rossini. Dans chacun de ces textes, Balzac expose les mille facettes et faces cachées de l’art lyrique, la composition musicale, la peinture ou la sculpture avec une justesse qui étonne encore de nos jours les spécialistes. Beaucoup de peintres contemporains comme Pablo Picasso, Pierre Alechinsky ou Pol Bury ont d’ailleurs été fascinés par la Comédie humaine au point de produire des livres illustrés à partir de ces textes. Mais Balzac dénonce aussi les « modes » issues des mœurs bourgeoises qui entretiennent des peintres ratés Pierre Grassou au service de leurs caprices décoratifs, et qui poussent Grassou à ne faire que des copies de maître.

Les libraires[modifier | modifier le code]

Le plus représentatif est Dauriat dans Illusions perdues. Sa boutique est située au Palais-Royal. C’est à la fois un éditeur à la mode où il est bon de publier, un propriétaire de revue, et un marchand de livres. Il refuse les poésies de l’inconnu Lucien de Rubempré, mais les achète lorsque Lucien prend le pouvoir dans la presse et fait paraître un article au vitriol sur Raoul Nathan (un de ses auteurs). Le chantage presse-édition s’exerce chez lui comme partout dans le milieu. Dans Splendeurs et misères des courtisanes, il se décide à mettre en vente le manuscrit de Lucien les Marguerites qu’il gardait sous le coude, parce que désormais, l’auteur a acquis dans la presse et dans les salons la notoriété qui convient. Le livre est vendu en quelques jours. Il y a aussi les libraires-requins comme Barbet, à la fois escompteur et usurier.

Les journalistes[modifier | modifier le code]

Caricature de Louis-Philippe Ier dans le Charivari.

Arrivistes et peu scrupuleux, ils ont compris qu’ils détiennent avec la presse un pouvoir énorme sur le monde du spectacle, de la littérature, et sur la politique. Les directeurs de théâtre les redoutent, ils les achètent en leur distribuant des places gratuites qu’ils peuvent ensuite revendre. Les libraires (qui sont aussi éditeurs) dépendent d’une bonne ou d’une mauvaise critique que les journalistes sont capables de leur vendre contre un certain nombre d’exemplaires gratuits dont ils feront commerce. Lucien de Rubempré dans Illusions perdues découvre avec un mélange d’effroi et de ravissement ce pouvoir-là qu’il peut exercer à sa guise : son manuscrit refusé est finalement publié lorsqu’il se fait critique littéraire. Émile Blondet fait partie de ce cercle là. Fils illégitime d’un préfet, mais officiellement fils d’un juge honnête, il acquiert à Paris un pouvoir qui dépasse l’imagination du père Blondet resté en province dans le Cabinet des Antiques. Il est le mentor de Lucien de Rubempré dans Illusions perdues.

Les directeurs de journaux[modifier | modifier le code]

Andoche Finot, entrepreneur en journalisme, que l'on voit apparaître dans César Birotteau alors qu'il écrit un prospectus pour Anselme Popinot. On le voit réapparaître de nombreuses fois dans la Comédie humaine, dans La Rabouilleuse ou Illusions perdues, où il emploie de nombreux autres personnages.

Les femmes de lettres[modifier | modifier le code]

Félicité des Touches dans Béatrix et dans Autre étude de Femme est un hommage assez appuyé à George Sand dont Balzac était un admirateur sincère.

Balzac renforce cet hommage avec le personnage de Dinah de La Baudraye, dans La Muse du département, qu'il montre comme étant une pâle copie de la femme de lettres, mélangeant adultère et littérature.

Les femmes d’âge mûr[modifier | modifier le code]

Portrait de femme (1837) de Victor Mottez illustrant la couverture de la Femme de trente ans.

Par « âge mûr », on entendait à l’époque : femme de trente ans environ, c’est-à-dire des femmes ayant déjà « une expérience de la vie » . C’est l’âge des déceptions amoureuses, (la Femme abandonnée), de la désaffection conjugale (la Femme de trente ans)[22], des amours extra-conjugales malheureuses (Honorine), des tentatives d’autonomie ratées (la Muse du département, fausse femme de lettres). Mais aussi celui d’une deuxième vie avec un homme plus jeune : Madame de Bargeton dans Illusions perdues, la princesse de Cadignan dans les Secrets de la princesse de Cadignan. Balzac a déjà mis à jour le bovarysme, la perversité née de l’ennui (Lady Dudley dans le Lys dans la vallée), ainsi que l’ennui né d’une rigidité de mœurs (Étude de femme) et la vertu admirable de Blanche de Mortsauf dans le Lys dans la vallée, dont le modèle lui a été fourni par Laure de Berny. Il est donc entré dans la peau des femmes comme il l’a fait pour les artistes, en vivant lui-même leurs émois. Il faut dire qu’il les étudiait de très près, ayant eu un nombre incalculable de liaisons avec des femmes pratiquement toujours plus âgées que lui, seule la comtesse Hanska n’ayant que deux ans de moins[23]. On a dit qu'il avait inventé le bovarysme[24].

Les régisseurs de domaine[modifier | modifier le code]

Monsieur Moreau, régisseur de monsieur de Sérisy dans Un début dans la vie. Personnage roué qui espère tirer profit de la propriété de Sérisy en montant une affaire embrouillée par notaire interposé. Mais il sera surpris par une visite inattendue du propriétaire qui vient lui couper l’herbe sous le pied.

Michu, régisseur du domaine de Gondreville dans Une ténébreuse affaire. Fidèle jusqu’à la mort à ses anciens maîtres, lui, le jacobin marié à la fille d’un Montagnard, il se sacrifie pour les familles de Simeuse et de Hauteserre et finit sur l’échafaud.

Les concierges[modifier | modifier le code]

Elles(Ils) peuvent être redoutables : (Madame Cibot dans Le Cousin Pons), serviles et aux ordres devant les puissants : Ferragus, rarement désintéressées ou bienveillantes. Il faut dire qu’elles (ils) vivent dans des conditions peu reluisantes, souvent dans des immeubles sordides.

Les femmes ambitieuses[modifier | modifier le code]

Les plus représentatives sont les filles du Père Goriot, d'origine roturière, elles ont l'ambition de parvenir dans les salons les plus fermés : Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen. Ces deux personnages antipathiques réussissent au prix du sacrifice de leur pauvre père.

Dans une moindre mesure Madame de Bargeton, provinciale de petite noblesse, compte sur Lucien de Rubempré pour briller dans le grand monde. Sa déception est vive lorsque sa parente, la Marquise d'Espard, très lancée, lui ouvre les yeux sur la voie à suivre. Madame de Bargeton abandonne sur l'heure Lucien et se raccroche à Monsieur du Châtelet pour entrer dans le monde. Sa réussite est toutefois en dessous de ses ambitions car elle n'a pas la hargne des filles du Père Goriot.(Illusions perdues, Splendeurs et misères des courtisanes.

Les dandies arrivistes[modifier | modifier le code]

Eugène de Rastignac (dans presque tous les romans). il est devenu un nom courant du vocabulaire pour désigner les ambitieux. Sa formule, prononcée du haut de la colline du cimetière du Père-Lachaise est une des répliques les plus connues de la Comédie humaine. On la trouve sous différentes versions : « à nous deux Paris »,« à nous deux maintenant ». C'est « le cri de ralliement » des provinciaux venus à Paris pour faire carrière. Son acolyte le plus proche est le comte Henri de Marsay (Autre étude de Femme, Le Père Goriot). Rastignac réussit tout : son mariage, sa fortune, sa carrière politique, on précise déjà « qu'il a un visage d'ange » dans Étude de femme, où il séduit involontairement une femme vertueuse.

Henri de Marsay est la deuxième figure, après Rastignac, des « dandys-lions »[25] qui se partagent le pouvoir dans la haute société parisienne de la Comédie humaine.Après avoir ruiné Delphine de Nucingen (Le Père Goriot), malmené la Diane de Maufrigneuse, tenté d'arracher La Fille aux yeux d'or à la marquise de San-Réal, contribué au coup de force du général de Montriveau contre Antoinette de Langeais, il devient respectable ministre et excellent politique, utilisant Maxime de Trailles (criminel celui-là), avec lequel il a en commun l'appartenance au clan des Treize dans Le Député d'Arcis, pour des tâches d'espionnage. On découvre le cruel de Marsay, fils illégitime de Lord Dudley, dans le rôle attendrissant du premier amoureux déçu et marqué à vie par la trahison d'une femme :Autre étude de femme. Malade et proche de la mort dans Une ténébreuse affaire, on ne connaîtra jamais la fin exacte de son parcours. Il aura donné de bons conseils à Paul de Manerville dans Le Contrat de mariage et se sera acharné sur le naïf Victurnien d’Esgrignon dans Le Cabinet des Antiques.

Beaux, ambitieux, séduisants, ces hommes acquièrent par les femmes l’argent et le pouvoir politique. Ils sont souvent entretenus par des actrices ou des danseuses (les lorettes) qui extorquent pour eux l'argent de leurs protecteurs financiers : Esther entretient Lucien de Rubempré avec l'argent du baron Nucingen dans Splendeurs et misères des courtisanes. Ou par des femmes de haut rang qui se ruinent pour eux.

Servantes et valets[modifier | modifier le code]

Servante, 1903, Vilhelm Hammershoi .

Redoutables comme Europe et Asie qui tiennent littéralement Esther en cage, aux ordres de Vautrin dans Splendeurs et misères des courtisanes, elles peuvent être compatissantes comme la servante de Coralie dans Illusions perdues. Les maîtres d’hôtel et valets hautains chargés de mépriser les gens importuns, deviennent flagorneurs dès qu’ils ont affaire à un personnage important (femme ou homme). Ceci dans presque toutes les œuvres de La Comédie humaine. Il y a des exceptions, servantes ou serviteurs délicats comme le maître d’hôtel de la Femme abandonnée qui devine à un mouvement, un simple regard, les désirs de cette femme délicate. Il y a aussi, dans cette catégorie que Félicien Marceau nomme « le peuple » la grande Nanon du père Grandet[26]. Ce sont eux, les servantes, les valets, qui représentent les prolétaires dont il ne donne qu'occasionnellement une description dans le Paris-enfer de La Fille aux yeux d'or[26], avec un chiffre de population des ouvriers (trois cent mille individus) confirmé par André Wurmser dans La Comédie inhumaine[26].

Les militaires[modifier | modifier le code]

Bataille d’Eylau (détail), 1808.

Le général de Montriveau dans Autre étude de femme retrace un épisode horrible de la retraite de Russie. C’est ce même général qui poursuit la Duchesse de Langeais jusque dans un monastère espagnol, après l’avoir menacée de la marquer au fer rouge.

Plus représentatif des gloires et défaites de Napoléon : Hyacinthe Chabert dans le Colonel Chabert, vieux grognard laissé pour mort sur le champ de bataille d'Eylau. Il tente de retrouver sa place dans le monde parisien sans y parvenir et finit dans un hospice sous un numéro anonyme. Tous ont un rapport avec la retraite de Russie, la Bérésina et Napoléon.

On retrouve aussi des militaires de ce type dans : Adieu, récit qui décrit encore la campagne de Russie et la folie d’une femme de militaire sauvée de justesse au passage de la Bérésina[27],[28].

Les employés de bureau[modifier | modifier le code]

La Cousine Bette, les Employés ou La Femme supérieure

Les usuriers[modifier | modifier le code]

Jean-Esther van Gobseck dans Gobseck et dans Le Père Goriot

Les paysans[modifier | modifier le code]

dans les Paysans et les Chouans

Les associations secrètes[modifier | modifier le code]

L’association de Treize dans Histoire des Treize, redoutable, destinée à servir les ambitions de jeunes loups, l’association secrète de Madame de la Chanterie dans l'Envers de l'histoire contemporaine, qui, au contraire, vient en aide aux démunis selon des rites et des méthodes voisines de la secte.

La police, ses espions, et ses « indics »[modifier | modifier le code]

Joseph Fouché

Joseph Fouché a pour principal émissaire Corentin et l'espionne de celui-ci : Marie de Verneuil dans Les Chouans. On retrouve encore Corentin et Fouché complotant contre Napoléon, pourchassant les émigrés (les sang-bleu) dans Une ténébreuse affaire. Le sommet de l'excellence dans la description du fonctionnement de la police est atteint dans Splendeurs et misères des courtisanes. On y voit agir non seulement Corentin (sous le nom de Monsieur de Saint-Germain), bras droit de Fouché, mais aussi son armée de sbires parmi lesquels le père Peyrade déguisé en vieillard inoffensif. Peyrade payera très cher sa collaboration puisqu'on enlève sa fille pour la violer et la lui rendre à demi folle. Dans les sbires les plus actifs de Corentin qui apparaît encore dans Splendeurs et misères des courtisanes, Bibi-Lupin est seul capable de reconnaître Vautrin, formidablement défiguré à l'acide, sous les oripeaux de l'abbé Carlos Herrera. Le même Vautrin deviendra l’adjoint de Bibi-Lupin (peut-être pour assouvir sa vengeance contre Corentin) à la fin de ce roman. Dans les espions de Corentin, il faut compter également Contenson, chargé de surveiller les faits et geste du baron de Nucingen dans Splendeurs et misères des courtisanes. Le nom du chef de la sûreté venu arrêter Trompe-la-mort alias Jacques Collin, alias Vautrin, alias Carlos Herrera à la fin du Père Goriot est précisément Bibi-Lupin[29].

Bibliographie générale[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Georges Castex, Roland Chollet, Madeleine Ambrière-Fargeaud et Pierre Barbéris, Honoré de Balzac : La Comédie humaine, t. XII, Paris, Gallimard, coll. « Pléiade » (no 292),‎ 1981, 2000 p. (ISBN 2070106640, résumé)
  • Pierre-Georges Castex, Roland Chollet, René Guise et Nicole Mozet, Honoré de Balzac : Œuvres diverses, t. 1, Paris, Gallimard, coll. « Pléiade » (no 364),‎ 1990, 1904 p. (ISBN 2070106640, résumé)
  • Pierre-Georges Castex, Roland Chollet, René Guise et Christian Guise, Honoré de Balzac : Œuvres diverses, t. 2, Paris, Gallimard, coll. « Pléiade » (no 424),‎ 1996, 1852 p. (ISBN 2070114511, résumé)
  • Castex et al, La Comédie humaine, t. VIII, Paris, Gallimard, coll. « Pléiade » (no 39),‎ 1978, 1872 p. (ISBN 9782070108664)
  • Honoré de Balzac (préf. André Lorant), Premiers romans, 1822-1825, Paris, Robert Laffont,‎ 1999 (ISBN 2221090454, résumé)
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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. chiffre donné par Judith Meyer-Petit, Généalogie des personnages de la Comédie humaine, édition de la Maison de Balzac, Paris Musées, 1994, p. 2 (ISBN 2-87900-194-3)
  2. Voir : Honoré de Balzac
  3. Louis Chevallier, Préface des Paysans, Gallimard, Folio classique, 2006, p. 9-23.
  4. Nicole Mozet 1982, p. 164.
  5. Castex et al 1978, p. 503.
  6. Hans Bäckvall (« Le charabia "tudesque" dans l'œuvre de Balzac », Moderna Språk, 1970, p. 392) a souligné les similitudes entre le baron de Nucingen et ce ministre des Finances : tous deux originaires d'Alsace, ils partagent également une même condition de parvenu trop vite enrichi sous l'Empire, de financier implacable élevé à la pairie sous le règne de Louis-Philippe.
  7. Préface à La Maison Nucingen, Folio classique, Paris, 1989, section origine et fortune de Fould, p. 41-49, notes p. 59-60 (ISBN 2070380521)
  8. Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnes réelles dans la Comédie humaine, t. XII, La Pléiade, p. 1726 et 1816. Gallimard, 1991.
  9. Paul Louis, Les Types sociaux chez Balzac et Zola, Éditions du monde moderne, 1925.
  10. Restaurant qui subsiste encore à Paris, rue Montorgueil.
  11. Maurice Samuels, Metaphors of Modernity : Prostitutes, Bankers, and Other Jews in Balzac’s Splendeurs et misères des courtisanes, Romantic Review, mars 2006, no 97 (2), p. 169-84.
  12. Nadine Satiat, introduction au Cabinet des Antiques, Gallimard, Folio classique, Paris, 2002, p. 24-25.(ISBN 2070402800)
  13. Jean Forest, L'aristocratie balzacienne, Paris, José Corti, 1973. p. 27
  14. Madeleine Fargeaud, introduction à Béatrix, « Folio-classique », 1999, p. 10-11 (ISBN 2070371239)
  15. Sybille Tucker, Introduction à Eugénie Grandet, « Nathan-poche », Paris, 1986, p.  19-20.
  16. Préface d'André Wurmser, Gallimard, « Folio classique », Paris, 2006, (ISBN 2070367037)
  17. que Minoret combattra avant de lui rendre hommage.Ursule Mirouët, Gallimard « Folio classique », 1981, p. 95-96.
  18. Introduction à Louis Lambert, p. 8, Gallimard, Paris, « Folio classique », 1980, (ISBN 2070371611)
  19. Hachette, « Le Livre de poche classique », Paris, 1963, p. 16-17-18.
  20. Préface de Raymond Abellio, Gallimard, « Folio classique », Paris, 2006, p. 8-14(ISBN 2070367398)
  21. Docteur Flavien Bonnet-Roy, Balzac, les médecins, la médecine et la science, Les Horizons de France, 1944.
  22. Kristina Wingard, Les problèmes des couples mariés dans la Comédie humaine, Uppsala, Almqvist, 1978, p. 131
  23. Ceci avait créé des hésitations et des difficultés au moment où celle-ci dut se faire établir un passeport pour venir épouser Balzac à Paris. Elle s’était toujours rajeunie de quelques années. André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, op. cit.
  24. Pierre Barbéris, Introduction à la Femme de trente ans, Folio Classique, p. 14.
  25. classification de Félicien Marceau dans Balzac et son monde, Gallimard, « collection TEL », 1970, éd.revue et augmentée en 1986, p.  71
  26. a, b et c Balzac et son Monde, Gallimard TEL, 1986, p. 578-79
  27. Saint-Paulien (écrivain), Napoléon-Balzac et l'empire de La Comédie humaine, Albin-Michel, 1979, p. 312
  28. Michel Arrous, Paul Noirot, Dominique Feinterie, « Les batailles Napoléoniennes de Balzac dans : Napoléon, de l'histoire à la légende », Maisonneuve et Larose, 2000, p. 100, 101, 102 (ISBN 2706814381)
  29. On trouvera tous ces détails dans : l'index des personnages fictifs, t. XII de La Pléiade, 1981. Personnages par ordre alphabétiques p. 1243-1588, passim


Articles connexes[modifier | modifier le code]