Pers-Jussy

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Pers-Jussy
Blason de Pers-Jussy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Reignier-Ésery
Intercommunalité Communauté de communes Arve et Salève
Maire
Mandat
Louis Favre
2014-2020
Code postal 74930
Code commune 74211
Démographie
Population
municipale
2 660 hab. (2011)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 28″ N 6° 16′ 05″ E / 46.1077777778, 6.2680555555646° 06′ 28″ Nord 6° 16′ 05″ Est / 46.1077777778, 6.26805555556  
Altitude Min. 480 m – Max. 931 m
Superficie 18,68 km2
Localisation

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Pers-Jussy est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pers-Jussy est située sur le rebord nord-est du plateau des Bornes (ne pas confondre avec le massif du même nom). Elle fait partie du canton de Reignier et est cernée par les communes de Reignier, Arbusigny, La Chapelle-Rambaud, Éteaux, Scientrier et Cornier.

Elle occupe une surface de 1800 hectares, ce qui la classe parmi les plus vastes du canton de Reignier.

Topographiquement, on peut distinguer deux secteurs.

  • À l’Est, se trouve la partie basse dont l’altitude croît faiblement d’Est en Ouest entre 480 et 600 mètres : on y trouve le Chef-lieu et les hameaux les plus peuplés (Jussy, Loisinges, Chevrier, Navilly).
  • À l’Ouest, une pente assez forte donne accès à un plateau vallonné qui culmine à 930 m dans le lieu-dit Combloux : ce sont les “hauts” de la commune, entaillés par un profond sillon où coule le Foron de Reignier.

D’autres cours d’eau irriguent la commune en dévalant la pente évoquée précédemment : les plus importants sont le Nant Guin, le Nant du Châble, le Nant de la femme et le Vuarapan.

Le recensement de 1999 a dénombré 2105 habitants. Pers-Jussy est donc une grosse commune, cependant la population est dispersée dans une dizaine de villages (ainsi appelle-t-on les hameaux en Savoie) dont certains peuvent rivaliser avec le chef-lieu (appelé autrefois Village du clocher ou Village de l’église). Cette configuration originale explique qu’aujourd’hui encore, malgré les bouleversements démographiques du XXe siècle, Pers-Jussy a gardé bien des caractères de petite commune rurale

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pers-Jussy

Les armes de Pers-Jussy se blasonnent ainsi : Taillé;au premier d'azur à une tour d'argent maçonnée se sable sur une terrasse de sinople, sénestrée d'un écusson d'or à quatre points equipolés d'azur;au second d'or a un pont d'argent aussi maçonné de sable, franchissant une rivière d'azur mouvant de la pointe et accompagné en chef d'un ecusson palé d'or et de gueules .

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Châtelard du Foug[modifier | modifier le code]

Du seul château-fort entièrement situé sur la commune de Pers-Jussy, le châtelard d'Arbusigny ou châtelard du Foug, une maison forte dont il ne reste pratiquement rien : quelques vestiges de soubassements de murailles qui disparaissent sous les ronces et les buissons sur la colline du Châtelard, près de la Charmille.

Son nom viendrait de "l'Eau de Fouz", terme par lequel on désignait le Foron qui coule en contrebas. On pense qu'il a été construit à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe, il est donc approximativement contemporain de la tour de La Roche. Son rôle était de surveiller "le grand chemin de Reignier à La Roche".

Il appartint successivement à plusieurs familles seigneuriales dont l'histoire est assez complexe mais toutes étaient vassales des comtes de Genève : historiquement, la seigneurie dépendant de ce château faisait donc partie du Genevois.

Le bâtiment avait la forme d'un polygone irrégulier, tout en longueur, qui s'étirait sur environ 80 m à la crête de la colline . "Par une première porte on entrait dans une cour basse et de là, par un long couloir entre deux murs, on montait à l'enclos supérieur du château. Une seconde porte donnait accès à la cour supérieure du Châtelard, défendue […] par une tour carrée de 7,3 m à 7,5 m de côté" (T) dont les murs avaient plus d'un mètre d'épaisseur. "Les logements étaient appuyés contre l'enceinte au nord et au couchant […] une tour carrée légèrement en saillie, occupait l'angle septentrional des logis, probablement le donjon".

Dès la fin du XVIe siècle, il était déjà en ruines, celles-ci demeurèrent imposantes jusqu'à une période assez récente mais les pierres furent peu à peu enlevées pour faire des constructions dans les environs immédiats. Les batisses anciennes de la Charmille ont été en grande partie édifiées à l'aide de ces matériaux. Ref : Blondel

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Louis Favre ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Les maires de Pers-Jussy au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dix maires se sont succédé à Pers-Jussy :

  • 1879 - 1900 :
  • 1900 - 1919 : Louis Péguet, dit La Morille, natif d’Épineuse
  • 1919 - 1925 : Léon Mugnier, dit La bellette, natif de Chevrier.
  • 1925 - 1935 : Joseph Constantin, dit au Levraut, natif d’Ornex.
  • 1935 - 1944 : Pierre-Éloi Dompmartin, natif du Chef-lieu.
  • 1944 - 1945 : Olivier Sonnerat, natif d’Ornex.
  • 1945 - 1947 : Armand Navillet. natif de Chevrier,
  • 1947 - 1959 : Francis Maréchal, natif du Chef-lieu, conseiller général du canton de Reignier de 1949 à 1959.
  • 1959 - 1965 : Gustave Montessuit, natif de Loisinges.
  • 1965 - 1977 : Marcel Chambet, dit à Rénon, natif de Jussy.
  • 1977 - 2001 : Maurice Sonnerat, natif d’Ornex, conseiller général du canton de Reignier depuis 1985.
  • 2001 - Louis Favre

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 660 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866 1872
824 1 035 1 400 1 694 1 953 1 767 1 793 1 875 1 819
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 755 1 845 1 731 1 706 1 647 1 545 1 579 1 529 1 326
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 273 1 233 1 126 1 079 1 084 1 071 1 056 1 114 1 435
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
1 800 2 105 2 426 2 519 2 660 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Paul Rémi Jacquet (1883-1968), peintre et potier[3],[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. Les Arts Décoratifs, « Jacquet ».
  4. Anne Buttin et Sylvain Jacqueline, Les peintres de la Savoie : 1860-1960, Éditions de l'Amateur,‎ 1997, 254 p. (ISBN 978-2-8591-7241-1), p. 245.
  5. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue,‎ 2007, 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 320.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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