Perruel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Perruel
École-mairie de Perruel
École-mairie de Perruel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement des Andelys
Canton Canton de Fleury-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes de l'Andelle
Maire
Mandat
René Rouffiac
2014-2020
Code postal 27910
Code commune 27454
Démographie
Gentilé Perrueliens, Perrueliennes
Population
municipale
468 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 45″ N 1° 22′ 33″ E / 49.4291666667, 1.3758333333349° 25′ 45″ Nord 1° 22′ 33″ Est / 49.4291666667, 1.37583333333  
Altitude Min. 46 m – Max. 143 m
Superficie 5,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte administrative de l'Eure
City locator 14.svg
Perruel

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Perruel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Perruel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Perruel
Liens
Site web http://www.perruel.fr

Perruel est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie, les habitants de Perruel se nomment des Perruelien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Perruel depuis la lisière de la forêt, près du cimetière.

Cette commune de la vallée de l'Andelle est située entre Vascoeuil et Perriers-sur-Andelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Perrol 1216, Perruel dès 1249, et latinisées Perrolium, Petrolium au XIIIe siècle[1].

Ce nom est à mettre en relation avec Perriers (Perarios vers 1025)[2], toponyme d'un type très commun en Normandie, généralement latinisé en Piri ou Perarii et qui signifie « poiriers » dans les parlers de l'ouest, dont le normand.

Perruel en est vraisemblablement dérivé avec le suffixe -ol « lieu »[3] (< gallo-roman *-EOLU) qui a donné également Roncherolles par exemple. Il est souvent devenu -uel, -ueil ou -euil comme dans les Pommereuil (Eure, Pomerolium vers 1210)[4], Le Pommereuil (Nord).

François de Beaurepaire[5] précise que le poirier était très répandu en Normandie avant l'essor de la culture du pommier.

Xavier Delamarre[6] se base sur la forme isolée Petrolium XIIIe siècle, pour proposer le gaulois *petru-ialon : mot-à-mot « les quatre clairières », déjà évoqué par Joseph Vendryes[7] au sens de « champ carré » qui serait comparable aux différents Pérolet (Pedrolio, etc.), Preuil. Cependant, cette forme est récente et difficilement compatible avec les autres et ignore la relation (commune en toponymie) avec le nom de lieu voisin Perriers-sur-Andelle. Il s'agit plutôt d'une latinisation d'après le mot « pierre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église du village était la propriété des seigneurs du village, puis de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, quand Michel de Perruel lui vend en 1299 le fief de Perruel. Il dépendait de la baronnie de Perriers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1912   Prosper Joseph Josse Républicain Conseiller-général de Fleury-sur-Andelle (1913-1922)
député (1913-1922), sénateur (1924-1929)
colonel de réserve
mars 2001 en cours Claude Philippe DVD[8] retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 468 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335 215 292 272 295 315 327 405 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
378 406 380 347 440 416 410 430 416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
373 370 330 318 351 360 340 330 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
354 310 333 372 355 401 431 439 466
2011 - - - - - - - -
468 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Geneviève
L'ancienne abbaye de l'Isle-Dieu
  • Église Sainte-Geneviève du XVIe siècle, détruite à la Révolution et reconstruite sur les fondations d'origine en 1860, en brique, grès et silex.
  • Ancienne abbaye de L'Isle-Dieu.
  • Château du Mesnil-Perruel du XVIIIe siècle.
  • Château des Cables, du XVIIIe siècle.
  • Château de la filature dite « la Rouge », vers 1850.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Librairie Picard 1981. p. 157.
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles anglo-normandes, Bonneton, Paris, 1999, p. 106
  4. François de Beaurepaire, Op. cité. p. 159.
  5. Op. cité. p. 156.
  6. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 249.
  7. La religion des Celtes, p. 39.
  8. Annuaire des mairies de l'Eure
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :