Perim

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Perim
بريم (ar)
Image satellite de Perim dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Image satellite de Perim dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Géographie
Pays Yémen Yémen
Localisation Océan Indien
Coordonnées 12° 39′ 24″ N 43° 24′ 54″ E / 12.656667, 43.415 ()12° 39′ 24″ N 43° 24′ 54″ E / 12.656667, 43.415 ()  
Superficie 13 km2
Point culminant 65 m
Géologie
Géologie Île volcanique
Type Volcan rouge
Activité Inconnue
Dernière éruption Inconnue
Code Aucun
Observatoire Aucun
Administration
Démographie
Population 300 hab.
Densité 23,08 hab./km2
Plus grande ville Mayyun
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+03:00

Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient

(Voir situation sur carte : Moyen-Orient)
Perim
Perim

Géolocalisation sur la carte : Yémen (relief)

(Voir situation sur carte : Yémen (relief))
Perim
Perim
Îles du Yémen

Perim, également appelée Mayyun, en arabe بريم Barīm, en portugais Meyo, est une île du Yémen faisant face aux côtes de Djibouti et baignée par les eaux du détroit de Bab-el-Mandeb reliant la mer Rouge au nord-nord-ouest au golfe d'Aden au sud-est[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'île de Perim se situe dans l'océan Indien, dans le détroit de Bab-el-Mandeb qui relie la mer Rouge située au nord-nord-ouest au golfe d'Aden situé au sud-est[1]. L'île est considérée comme asiatique en raison de son appartenance au Yémen et de la plus grande proximité des côtes asiatiques qu'africaines[1]. En effet, le bras de mer séparant l'île du Yémen, le détroit d'Alexandre ou Bab Iskender, est large de 3.2 kilomètres tandis que celui la séparant de l'Afrique, le Dact-el-Mayun, est large de 25.6 kilomètres[2].

L'île est située dans le prolongement d'une péninsule située dans l'extrême sud-ouest du Yémen et de la péninsule arabique, entourée au sud-ouest par les côtes djiboutiennes formées par le bloc Danakil, en face de la petite ville côtière de Moulhoule[1].

Topographie[modifier | modifier le code]

Perim est une île en forme de croissant très refermé sur lui-même, délimitant ainsi une baie et plusieurs criques formant un port naturel. Culminant à 65 mètres d'altitude, l'île est constituée de lave et de débris calcaire.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'île de Perim constitue la partie émergée d'un volcan né de l'ouverture de la vallée du grand rift et de la mer Rouge. Émettant des laves basaltiques fluides au cours d'éruptions relativement peu explosives, il est classé comme volcan rouge.

Climat[modifier | modifier le code]

Perim est soumise à un climat désertique qui entraîne un manque important de précipitations.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

En raison de l'aridité de l'île induite par l'absence de cours d'eau et la faiblesse des précipitations, la végétation de Perim est sporadique.

Constructions[modifier | modifier le code]

Le phare de Perim est utilisé comme aide à la navigation navigation maritime dans le détroit de Bab-el-Mandeb. Constitué notamment d'une tour de 81 mètres de hauteur, il est construit en 1912 en remplacement d'un précédent phare[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Perim était connue du temps des de la Grèce et de la Rome antique, citée et connue sous le nom de Diodore, en grec Διόδωρος, Diódôros, par Pline l'Ancien dans Le Périple de la mer Érythrée, 25, et Ptolémée, IV, 7, 2, et 3[4].

Premières occupations[modifier | modifier le code]

Les Portugais tentent de s'établir sur Perim en 1513 mais ils sont repoussés par les Ottomans. Elle est occupée par la France en 1738 de même que d' à 1801 par la Compagnie anglaise des Indes orientales[5] en préparation de la Campagne d'Égypte.

Période britannique[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni reconquiert Perim en 1857[6] et l'intègre à Aden, ville qu'il occupe depuis 1839[5]. La puissance occupante y construit un phare quatre ans plus tard[3]. Colons britanniques et Cipayes hindous y côtoient les Somalis et Juifs locaux[7]. Tout comme l'île de Kamaran, elle intègre la colonie d'Aden, lorsque celle-ci est fondée en 1937, après avoir été rattaché à la ville qui dépendait de la Présidence de Bombay (Raj britannique).

L'île tire ensuite profit de sa situation stratégique sur la route des Indes en servant de lieu de ravitaillement[8], notamment en charbon, pour les navires empruntant le canal de Suez. À partir de 1915, des timbres du Raj britannique sont utilisés sur Perim[9]. Les Britanniques repoussent avec succès le une offensive de l'Empire ottoman qui cherche alors à reconquérir l'île[10].

Par l'article 16 du Traité de Lausanne (1923), la Turquie renonce à tous ses droits sur l'île[11].

République démocratique populaire du Yémen[modifier | modifier le code]

En 1967, la Fédération d'Arabie du Sud et le Protectorat d'Arabie du Sud deviennent indépendants et fusionnent sous le nom de République démocratique populaire du Yémen, récupérant l'île de Perim qui fera l'objet d'un contentieux territorial avec la République arabe du Yémen[5].

République du Yémen[modifier | modifier le code]

Avec la réunification de la République démocratique populaire du Yémen et de la République arabe du Yémen qui forment la République du Yémen, le contentieux de l'île de Perim prend fin[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Perim » (voir la liste des auteurs)

  1. a, b, c et d (en) University of Texas Libraries - Carte politique du Yémen
  2. (en) « Encyclopedia of Earth - Bab el-Mandeb »
  3. a et b (en) « Lighthouse Depot - Perim Island High Light »
  4. (fr) Jehan Desanges, « Le Littoral africain du Bab el-Mandeb d'après les sources grecques et latines », Annales d'Éthiopie, vol. 11, no 11,‎ 1978, p. 83-101 (lire en ligne)
  5. a, b, c et d (en) « World Statesmen - Yemen »
  6. Denis de Rivoyre, « Mascate », Plon,‎ 1898 (consulté le 13 novembre 2011)
  7. (fr) Andrieu Pruner-Bey, « Instructions anthropologiques pour le littoral de la mer Rouge », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, I° Série, t. 5,‎ 1864, p. 153-187 (lire en ligne)
  8. (fr) Blandine Destremau, « Le Yémen du Nord. Évolution économique récente  », Tiers-Monde, Technologie et développement, t. 31, no 122,‎ 1990, p. 461-474 (lire en ligne)
  9. (en) « Sandafayre - Carte philatélique de la péninsule arabique en 1944 »
  10. (fr) Martin Motte, « La seconde Iliade : blocus et contre-blocus au Moyen-Orient, 1914-1918 », Guerres mondiales et conflits contemporains 2/2004, P.U.F., no 214,‎ 2004, p. 39-53 (lire en ligne)
  11. Ali A. Hakim, « The Middle Eastern States and the law of the sea », Manchester University Press,‎ 1979 (consulté le 13 novembre 2011)

Article connexe[modifier | modifier le code]