Periklís Ioannídis

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Periklís Ioannídis (en grec moderne : Περικλής Ιωαννίδης) est né le à Sikionion, près de Corinthe, et décédé le à Athènes. Deuxième époux de la princesse Marie de Grèce, c'est un amiral de la marine grecque et le premier gouverneur du Dodécanèse après son annexion par le royaume de Grèce en 1947.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fervent monarchiste, Periklís Ioannídis reçoit le grade d'amiral de la marine hellénique en mars 1917, alors que la Grèce est profondément divisée par le Schisme national[1]. Cependant, quand Elefthérios Venizélos parvient à prendre le pouvoir en juin, l'homme de mer est arrêté et emprisonné durant trois ans[2].

Libéré après le retour au pouvoir de Constantin Ier, Ioannídis est nommé commandant du destroyer Ierax. Peu de temps après, en 1920, il rencontre la princesse Marie de Grèce, qui fait le voyage depuis Brindisi pour rentrer dans son pays. Veuve du grand-duc Georges Mikhaïlovitch de Russie, la jeune femme s'est jurée d'épouser un « Grec de sang » et c'est sur lui qu'elle jette son dévolu. Une idylle se développe et le couple finit par s'unir à Wiesbaden, en Allemagne, en 1922[2].

Installé à Athènes, le couple quitte la Grèce peu après la proclamation de la Deuxième République hellénique, en 1924. Commencent alors de nombreuses années d'exil, d'abord au Royaume-Uni (jusqu'en 1925) puis en Italie (jusqu'en 1934). Le couple mène une vie discrète et Ioannídis gère les finances du foyer. Malgré tout, les relations des deux époux ne sont pas toujours faciles : la princesse est passionnée par le backgammon et Ioannídis aime les jolies femmes, à qui il n'hésite pas à offrir des bijoux appartenant à son épouse[1].

À Rome, Ioannídis et sa femme entretiennent des relations cordiales avec la famille royale italienne. Il n'en va pas de même avec Benito Mussolini, que la princesse Marie n'hésite pas à critiquer en public. Après un séjour en Allemagne en 1934, le couple se voit donc interdire l'entrée sur le territoire italien[3].

La restauration de la monarchie en Grèce en 1935 permet toutefois à Ioannídis et à sa femme de rentrer dans leur patrie. Cinq ans plus tard, la princesse Marie s'éteint das la résidence du diadoque Paul tandis que le pays plonge dans la Seconde Guerre mondiale et que la famille royale est une nouvelle fois contrainte à l'exil (1941)[4].

Une fois la Grèce libérée et Georges II définitivement restauré sur le trône, Ioannídis rentre en Grèce. En 1947, le roi le nomme gouverneur du Dodécanèse, après la restitution du territoire par l'Italie. Ioannídis reste à la tête de l'archipel jusqu'en 1951 puis se retire à Athènes, où il meurt en 1965[4].

Il est enterré dans son village natal de Sikionion[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]