Perce, mon ami, perce !

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Perce, mon ami, perce !
Image illustrative de l'article Perce, mon ami, perce !
Publication
Auteur Mark Twain
Titre d'origine The Celebrated Jumping Frog of Calaveras County
Langue Anglais américain
Parution 1876 dans le The Atlantic Monthly
Repris en volume chez Slote, Woodman and Co. en 1878
Recueil Punch, Brothers, Punch! and other Sketches

Perce, mon ami, perce ! (Punch, Brothers, Punch!) est une nouvelle de Mark Twain, publiée en février 1876 dans l'Atlantic Monthly, sous le titre A Literary Nightmare (Un cauchemar littéraire).

Historique du texte[modifier | modifier le code]

Le texte est inspiré d'un poème écrit par Noah Brooks et Isaac Bromley, publié en septembre 1875 dans le New York Tribune, et qui devint très populaire.

Dans Qu'est-ce que l'homme ?, l'impossibilité de se sortir une musique de l'esprit est utilisée par Twain pour prouver que l'homme n'est pas à l'origine de ses pensées. Il avait utilisé comme exemple Perce, mon ami, perce !, avant de le remplacer par un autre pour pouvoir publier son essai de manière anonyme.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le narrateur, nommé Mark, lit des vers dans un journal, et ne parvient plus à les sortir de son esprit.

Le texte de la ritournelle (ou jingle) en anglais :

Conductor, when you receive a fare,
Punch in the presence of the passenjare!
A blue trip slip for an eight-cent fare,
A buff trip slip for a six-cent fare,
A pink trip slip for a three-cent fare,
Punch in the presence of the passenjare!
CHORUS
Punch, brothers! punch with care!
Punch in the presence of the passenjare!

Traduction de Gabriel de Lautrec

Conducteur, quand tu reçois l'argent,
Perce, en présence du voyageur,
Un ticket bleu de dix cents,
Un ticket brun de huit cents,
Un ticket rose de quatre cents,
Perce en présence du voyageur !
En chœur :
Perce, mon ami, perce avec soin,
Perce en présence du voyage !

Obsédé par ces vers, le narrateur perd toute concentration et devient incapable de travailler et d'écrire. C'est dans cet état d'incapacité mentale qu'il rencontre deux jours plus son tard son ami le révérend M. avec qui il fait une marche. Celui-ci remarque l'état du narrateur ;

— Mark, êtes-vous souffrant ? Vous me paraissez aujourd'hui terriblement abattu, hagard et distrait. Voyons, qu'avez-vous ? »
D'un air lugubre, sans enthousiasme, je lui répondis : « Perce, mon ami, perce avec soin, perce en présence du voyageur. »

En apprenant le poème au révérend, le narrateur se débarrasse de son obsession, se sent soulagé et retourne à une vie normale, mais il a transmis la même obsession à son ami.

Édition[modifier | modifier le code]

  • Punch, Brothers, Punch! and other Sketches, Slote, Woodman and Co., New-York, 1878

Traduction en français[modifier | modifier le code]

  • Perce, mon ami, perce !, in Contes choisis, traduits par Gabriel de Lautrec, Société du Mercure de France, 1900

Lien externe[modifier | modifier le code]