Percée des Cammazes

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Percée des Cammazes
La Percée des Cammazes.JPG

L'intérieur de la percée

Présentation
Architecte
Date de construction
1686-1688
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Localisation
Coordonnées
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La percée des Cammazes, dite également voûte Vauban ou tunnel des Cammazes, est un tunnel voûté long de 122 mètres et large de 3 mètres, construit entre 1686 et 1688, qui permet aux eaux de la rigole de la montagne de rejoindre le réservoir de Saint-Ferréol. Partie constituante de l'immense édifice du canal du Midi, elle est à ce titre classée patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996 et inscrite au titre des monuments historiques en 1997[1]. Elle a été conçue par Vauban dans un mémoire du 5 mars 1686, pour faire passer les eaux de la rigole de la montagne Noire de la vallée du Sor vers la vallée du Laudot, sous « l'arreste de la montagne d'Escammase ». Pierre-Paul Riquet, qui avait un temps songé à ce projet, était mort en 1680.

Historique[modifier | modifier le code]

En décembre 1685, Vauban fut chargé d'une tournée d'inspection de l'œuvre de Riquet ; le Canal était alors en mauvais état[2], plusieurs ouvrages étant restés inachevés, de nombreuses rigoles ensablées. Pour relancer cet admirable projet, il mit au point un nouveau programme de grands travaux hydrauliques, parmi lesquels de nombreux ponts de contournement, le bassin du Lampy Vieux, l'augmentation de la capacité du réservoir de Saint-Ferréol notamment grâce à la prolongation de la rigole entre Le Conquet et Les Cammazes et le creusement du tunnel[3]. Le projet, confié à Antoine Niquet, commissaire régional aux fortifications du Royaume pour le Languedoc, la Provence et le Dauphiné, a été établi dès le 12 août 1686 (devis et profil). Des centaines d'ouvriers y furent employés ; un grave accident survint en avril 1687, causant 6 morts et trois blessés - déclarés. La voûte fut achevée en deux années.

Deux façades sculpturales, parfaitement symétriques, dédiaient dès sa création l'ouvrage au Roi Soleil (le panneau sculpté à l'effigie de Louis XIV fut détruit lors de la Révolution[4]).

Évolution[modifier | modifier le code]

En 1846, le sommet de la percée fut planté d'arbres, afin de l'intégrer à l'environnement. Une maison du Garde de la Voûte des Cammazes fut construite dès l'année suivante, à l'entrée du sentier de la Rigole[5]. Longtemps habitée par le Garde de la Rigole, elle est désaffectée depuis des années.

La départementale 629, reliant Revel à Carcassonne, franchit aujourd'hui cette prouesse d'art et d'histoire sans que l'attention ne soit vraiment retenue. Par ailleurs, les vicissitudes de la gestion du canal du Midi ont entraîné une série de dégradations de la rigole, de ses multiples ponts, et de cette voûte.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adeline Béa, Jérôme Bonhôte, Émilie Collet, Claire Fournier, Axelle Raynaud, Patrick Roques, Sonia Servant, Samuel Vannier, Aux sources du canal du Midi : Son système d'alimentation, Éditions Midi-Pyrénéennes, coll. « Patrimoine Midi-Pyrénées »,‎ 2011, 128 p. (ISBN 978-2-9535212-3-8)
  • André Maistre, Le Canal des Deux-Mers, canal royal du Languedoc 1666-1810, Éditions Privat, 1998, (ISBN 978-2708954045)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA81000003 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Adeline Béa et al., Aux sources du canal du Midi : Son système d'alimentation, Éditions Midi-Pyrénéennes, coll. « Patrimoine Midi-Pyrénées »,‎ 2011, 128 p. (ISBN 978-2-9535212-3-8), p. 44
  3. Ibid., p. 48-50
  4. Ibid., p. 53
  5. Ibid., p. 58