Penthaz

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Penthaz
Blason de Penthaz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Penthalaz, Daillens, Bournens, Sullens, Vufflens-la-Ville, Gollion
Syndic Philippe Besson
Code postal 1303
N° OFS 5496
Démographie
Population 1 654 hab. (31 décembre 2013)
Densité 432 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 00″ N 6° 32′ 00″ E / 46.6, 6.5333333333346° 36′ 00″ Nord 6° 32′ 00″ Est / 46.6, 6.53333333333  
Altitude 487 m
Superficie 383 ha = 3,83 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.penthaz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Penthaz est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1011, la commune fait partie du district de Cossonay entre 1798 et 2007. Elle est peuplée de 1654 habitants en 2013. Son territoire, d'une surface de 383 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud, au bord de la Venoge.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Penthaz fait figurer sur ses armoiries une borne milliaire, en souvenir de la pierre marquant la route romaine menant de Vidy à Orbe, retrouvée lors de fouilles menées dans le village et dont les restes se trouvent de nos jours sous le porche de l'église Saint-Maurice[3].

Au Moyen Âge, le village est érigé en seigneurie et appartient à la famille de Cossonay ainsi qu'au prieuré de Romainmôtier. Propriété de la famille de Charrière de 1589 à 1798, Penthaz fait partie du bailliage de Morges après l'invasion bernoise de 1536, puis du district de Cossonay après la révolution vaudoise en 1798[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Penthaz représente 386 hectares qui se décomposent en : 67 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 257 ha de surfaces agricoles, 52 ha de surfaces boisées et enfin 10 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 1,55 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 8,81 %, les routes et infrastructures de transport 5,44 %, les zones agricoles 60,62 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district de Cossonay. Depuis le 1er septembre 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Penthalaz, Daillens, Bournens, Sullens, Vufflens-la-Ville et Gollion.

Le territoire communal, situé sur le plateau suisse, dans la région du Gros-de-Vaud, s'étend des plaines inondables de la Venoge à l'est en pente via le village de Penthaz jusqu'au haut plateau qui atteint au Montilier une altitude maximale de 526 mètres. L'autoroute A1 marque la frontière orientale de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Penthaz compte 1654 habitants en 2013[1]. Sa densité de population atteint 431,9 hab./km2.

En 2000, la population de Penthaz est composée de 634 hommes (49 %) et 659 femmes (51 %). Il y a 1 061 personnes suisses (82,1 %) et 232 personnes étrangères (17,9 %). La langue la plus parlée est le français, avec 1 158 personnes (89,6 %). La deuxième langue est l'allemand (47 ou 3,6 %). Il y a aussi 32 personnes parlant l'italien (2,5 %) et 26 personnes parlant le portugais (2 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 639 personnes (49,4 %), suivie des catholiques (406 ou 31,4 %). 165 personnes (12.8 %) n'ont aucune appartenance religieuse[5].

La population de Penthaz est de 288 personnes en 1850. Elle reste stable jusqu'en 1960. Le nombre d'habitants augmente ensuite fortement, puisqu'il est presque multipliée par six en cinquante ans pour atteindre 1 590 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Penthaz entre 1850 et 2010[6] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 27,11 % pour le Parti socialiste suisse. Les deux partis suivants furent l'Union démocratique du centre avec 21,28 % des suffrages et le Parti libéral avec 15,78 %[7].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 24,63 %, le Parti socialiste à 24,30 %, l'Union démocratique du centre à 23,70 %, les Verts à 17 % et l'Alliance du centre à 10,37 %[8].

Sur le plan communal, Penthaz est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 45 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire, pour le législatif[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale était dominée par l'agriculture et l'arboriculture fruitière qui n'ont, de nos jours, plus qu'un rôle mineur dans l'emploi local. Une gravière située au sud de la commune et surtout deux zones industrielles créées dans les années 1960 ont considérablement modifié le tissu économique. Enfin, ces dernières décennies ont vu la construction de plusieurs zones résidentielles occupées par des personnes travaillant dans les villes voisines de Cossonay et de Penthalaz, ainsi que de la région lausannoise. La commune compte enfin sur son sol un supermarché, ainsi qu'un café-restaurant[10].

Monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Penthaz accueille depuis 1992 le centre d'archivage de la cinémathèque suisse, inscrite comme bien culturel d'importance nationale[11] ; depuis 2011, des nouveaux locaux sont en construction afin de réunir l'ensemble des films et des collections iconographiques sur le site de Penthaz qui doit être terminé en 2015[12]

En outre, le château datant de la fin du XVIIIe siècle[13] (classé monument historique en 1965[14]) ainsi que le temple et sa cure sont inscrits comme biens culturels d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[15].

Temple réformé. Ancienne église Saint-Maurice, attestée en 1228. Agrandissement de l'arc triomphal en 1676. Un clocher-porche massif est relié en 1816 au reste de l'édifice par un corps de bâtiment intégré à la nef en 1973[16]. Classé monument historique en 1900[17].

Ecole (1833-1838) (rue du Vieux-Collège[18]) avec double entrée, pour filles et garçons, par l'architecte lausannois Henri Perregaux[19].


Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Vincent Pérez, auteur, acteur et réalisateur. Il grandit à Penthaz durant une bonne partie de son enfance, il était également inscrit au Football Club Penthaz.

Transports[modifier | modifier le code]

Penthaz fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus CarPostal reliant Cossonay-Gare à Cheseaux-sur-Lausanne[20] s'arrête dans la commune. Elle est également desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[21].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune de Penthaz compte plusieurs associations, parmi lesquels un chœur mixte, une Jeunesse, ainsi que des clubs de pétanque, football, tir sportif et gymnastique[22].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Statistique annuelle de la population vaudoise au 31.12.2013 », sur Statistiques Vaud (consulté le 28 juillet 2014)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. « Historique », sur penthaz.ch (consulté le 15 octobre 2012)
  4. François Béboux, « Penthaz » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 6 janvier 2011.
  5. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 8 octobre 2012)
  6. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  7. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Penthaz », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Commerçants », sur penthaz.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  11. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud
  12. « Cinémathèque en chantier : Introduction », sur cinematheque.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  13. « Château de Penthaz », sur swisscastles.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  14. « Fiche de recensement 5 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  15. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  16. Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse,‎ 2011 (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 322
  17. « Fiche de recensement 12 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  18. « Fiche de recensement 18 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  19. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 337 et suiv.
  20. « Cossonay-Gare-Cheseaux », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  21. « PubliCar Cossonay (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  22. « Sociétés localues », sur penthaz.ch (consulté le 5 octobre 2012)