Penne-d'Agenais

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Penne-d’Agenais
Une rue de la cité médiévale
Une rue de la cité médiévale
Blason de Penne-d’Agenais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Penne-d’Agenais
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Penne-d’Agenais
Maire
Mandat
Arnaud Devilliers
2014-2020
Code postal 47140
Code commune 47203
Démographie
Gentilé Pennois
Population
municipale
2 372 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 23″ N 0° 49′ 11″ E / 44.38973, 0.81972 ()44° 23′ 23″ Nord 0° 49′ 11″ Est / 44.38973, 0.81972 ()  
Altitude 210 m (min. : 52 m) (max. : 231 m)
Superficie 46,71 km2
Localisation

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Penne-d’Agenais
Liens
Site web Site officiel de Penne-d’Agenais.

Penne-d’Agenais est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Les habitants de Penne-d’Agenais sont appelés les Pennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur un éperon rocheux (le terme celte penn signifie crête de montagne), la cité médiévale domine la vallée du Lot de 120 m, à son pied, le Port de Penne au confluent du Lot et du Boudouyssou et de la Tancanne en face de Saint-Sylvestre-sur-Lot.

Accès par la SNCF Gare de Penne (Lot-et-Garonne)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Penne-d'Agenais
Saint-Sylvestre-sur-Lot Trentels
Trémons
Villeneuve-sur-Lot Penne-d'Agenais Dausse
Hautefage-la-Tour Auradou
Massoulès
Valeilles
(Tarn-et-Garonne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Penn est un mot celte qui signifie crête ou éperon, ce qui laisse à penser que le plateau fut occupé par les Gaulois. De plus, de nombreuses fouilles réalisées dans le village et aux alentours ont mis au jour les vestiges d’une occupation romaine.

Richard Cœur de Lion fait fortifier le château de Penne, qui deviendra ainsi une puissante place de guerre, la « clé du duché de Guyenne » selon certains textes du Moyen Âge.

Le Midi de la France connaît au début du XIIIe siècle un fort développement du mouvement religieux cathare. L’opposition du pouvoir des Francs sous couvert de défense des catholiques entraîne la région tout entière dans une guerre religieuse qui est en fait une guerre de conquête au terme de laquelle le pouvoir franc sortira vainqueur, de nombreux biens et châteaux seront confisqués et les Cathares, totalement anéantis, tomberont dans les oubliettes de l’Histoire. Durant la guerre albigeoise, le comte de Toulouse avait confié à Hugue d’Alfaro la lourde tâche de repousser les Croisés hors de la place forte de Penne. Mais, au début du mois d’août 1212, après cinquante jours de siège, Penne capitula.

Au lendemain de la guerre albigeoise, Penne connut un fort repeuplement. Son importance lui permit alors de réclamer l’établissement d’une administration municipale et d’une charte des coutumes. Il semble que cette dernière fut établie en premier lieu dès 1243 avant d’être remaniée et étoffée en 1270. À la fin de la guerre de Cent Ans, le roi Charles VIII accorda aux habitants le renouvellement de leur charte disparue dans l’incendie qui avait ravagé la ville en 1373.

En 1154, l’accession au trône d’Henri Plantagenet, second époux d’Aliénor d’Aquitaine, fit passer toute la province sous domination anglaise. Pendant toute la guerre de Cent Ans, Penne sera tantôt française, tantôt anglaise. En 1373, les Anglais incendièrent la ville avant de l’abandonner à Duguesclin qui l’assiégeait depuis trois mois.

Érigée en place protestante au milieu du XVIe siècle, Penne fut le théâtre d’affrontements entre Catholiques et Protestants. Le plus sanglant eut lieu en 1562. Après 99 jours de siège, le chef de l’armée catholique(Blaise de Montluc) s’empara de la place occupée par les Protestants. Les défenseurs furent égorgés et jetés dans les puits du château.

C’est au XVIe et XVIIe siècle que la peste sévit dans la région de Penne. En 1653, afin d’obtenir l’enraillement de l’épidémie, les habitants de Penne s’engagèrent à reconstruire l’église de Notre-Dame de Peyragude et à s’y rendre en procession le 15 août de chaque année.

À Penne, la Révolution permet une évolution économique et sociale tout à la faveur du peuple et de la bourgeoisie. À l’aube du XIXe siècle, la commune de Penne compte environ 4 000 âmes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Penne-d'Agenais Blason D'azur aux trois coquilles rangées en pointe, surmontées à dextre de deux clefs passées en sautoir et à senestre d'un château de trois tours, le tout d'or[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1867 1870 Louis de Neymet    
juin 1995 mars 2008 Patrick Fabre PRG  
mars 2008 en cours Arnaud Devilliers    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 372 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 164 5 054 6 239 6 172 6 005 6 125 4 605 4 555 4 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 986 3 008 2 838 2 732 2 520 2 655 2 631 2 517 2 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 532 2 547 2 413 2 065 2 038 1 971 2 014 2 088 2 030
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 001 2 099 1 957 2 167 2 394 2 330 2 415 2 372 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


  • Le recensement de 1826, qui ne serait qu’une réactualisation de celui de 1821, n’a pas été retenu.
  • Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l’année 1872.
  • Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n’a donné lieu à aucune publication officielle.

Le maximum démographique a été atteint en 1793 avec 7 164 habitants. Le minimum fut atteint en 1975 avec 1 957 habitants. En 2006, la population était de 2 415 habitants.[réf. souhaitée]

Économie[modifier | modifier le code]

Principales activités économiques : pruneaux, tourisme, artisanat d’art.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial de France
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011