Penmarch

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Penmarc'h)
Aller à : Navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Penmarc'h redirige ici.
Penmarch
Penmarc'h
Pointe de Penmarch
Pointe de Penmarch
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Guilvinec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Jacqueline Lazard
2008-2014
Code postal 29760
Code commune 29158
Démographie
Gentilé Penmarchais
Population
municipale
5 796 hab. (2010)
Densité 354 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 46″ N 4° 20′ 12″ W / 47.8127777778, -4.3366666666747° 48′ 46″ Nord
       4° 20′ 12″ Ouest
/ 47.8127777778, -4.33666666667
  
Altitude Min. -1 m — Max. 23 m
Superficie 16,39 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Penmarch
Penmarc'h

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Penmarch
Penmarc'h

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Penmarch
Penmarc'h

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Penmarch
Penmarc'h
Liens
Site web penmarch.fr

Penmarch [pɛ̃max] (nommée également Penmarc'h non officiellement, et anciennement Tréoultré) est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ne pas confondre avec la seigneurie de Penmarc'h en Léon, située sur le territoire de Kersaint-Plabennec, qui a joué un rôle important dans l'histoire locale, ni avec les seigneurs de Penmarc'h qui habitaient le manoir de Penmarc'h en Saint-Frégant.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Penmarc'h, commune la plus au sud-ouest du Pays Bigouden, à l'extrémité sud de la Baie d'Audierne (Bretagne) est la plus peuplée du canton du Guilvinec, avec une population de 5 889 habitants en 1999, (21 813 pour l'ensemble du canton).

Communes limitrophes [modifier]

Géologie et relief [modifier]

La presqu'île de Conq.

Le territoire de la commune est particulièrement plat et d'une très faible altitude. On y trouve de nombreux marais lagunaires (loch) dont certains ont été drainés et comblés, en particulier à Saint-Guénolé, afin de gagner de l'espace pour l'habitat ou l'installation de locaux artisanaux.

De nombreux îlots ou écueils de dimensions très variables ponctuent toute la côte de Penmarch : les plus importants sont les Etocs au sud de Kérity, l'île Saint-Nonna à l'ouest de Saint-Pierre.

Le port de Saint-Guénolé qui présente une passe ouverte plein ouest réputée dangereuse par gros temps, est protégé par deux presqu'îles granitiques : Krugen au sud, Conq au nord-ouest. Krugen est reliée à la côte par un isthme sableux. Conq est reliée à la côte par une digue artificielle, elle-même protégée par des blocs de béton qui permettent de mieux briser le déferlement de la houle.

La côte rocheuse granitique, (dite « côte sauvage » à Saint-Guénolé), est entrecoupée de plusieurs plages :

  • au nord, la plage de Pors-Carn qui se prolonge jusqu'à la pointe de la Torche (commune de Plomeur) ;
  • à l'ouest, la plage de La Joie ;
  • au sud, la plage du Steir qui commence à Kerity et se prolonge jusqu'au Guilvinec.

En raison de la configuration du territoire et des vents forts qui y soufflent tout au long de l'année, la végétation est rase sur la commune ; les arbres de quelque importance qui y grandissent adoptent souvent une forme « en drapeau » avant d'être un jour ou l'autre abattus par une tempête.

Hydrographie [modifier]

Climat [modifier]

Voies de communication et transports [modifier]

Urbanisme [modifier]

Morphologie urbaine [modifier]

La commune est composée de quatre villages :

  • Penmarch-Bourg, connu autrefois sous le nom de Tréoultré ;
  • Saint-Guénolé (port de pêche principal) ;
  • Kerity (port de pêche secondaire s'orientant vers l'accueil de la plaisance) ;
  • Saint Pierre (port pour les très petites unités).

Logement [modifier]

Projets d'aménagements [modifier]

Toponymie [modifier]

Penmarc'h est un composé du breton penn, tête et marc'h, cheval, d'où sa signification de « tête de cheval »[1]. Ce nom pourrait faire référence à la forme de sa côte. Autrefois, l'ensemble du pays Bigouden était nommé Cap Caval[réf. nécessaire] ou Tête de Cheval, cap étant issu du provençal cap, tête lui même issu du latin caput. Cet usage est attesté pour la première fois en français en 1529, chez Jean Parmentier dans son Journal du voyage. De 1793 à 1801, le nom officiel de la commune s'est orthographié Peunmarch[2].

Histoire [modifier]

Préhistoire [modifier]

Penmarch abrite le Musée de la Préhistoire finistérienne.

Antiquité [modifier]

Moyen Âge [modifier]

Caravelle en bas-relief (église Saint-Nonna)

Penmarc'h était aux XIVe et XVe siècles une des villes les plus prospères de Bretagne et sa population avoisinait alors les 10 000 âmes. C'est qu'à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Penmarc'h, on trouvait à une certaine époque de l'année un banc considérable de morues dont la pêche était fort lucrative. Par ailleurs la ville faisait commerce de chanvre, de toile, de bestiaux et de grains avec les ports espagnols de la Galice et des Asturies. La ville était tellement tournée vers le commerce maritime que les terres environnantes étaient laissées en friche et que l'autorité dut intervenir pour en exiger la culture[3]. La prospérité de la ville commença à décliner vers 1500 avec la découverte d'importants bancs de morues au large de Terre-Neuve qui profitèrent surtout aux ports de la Manche : Saint-Malo, Granville, Binic. Cependant la ville continua à exporter vers l'Espagne des farines et des poissons secs.

De plus Penmarc'h fut la cible d'attaques répétées de la part de la marine anglaise. Ils pillèrent la cité portuaire à deux reprises : une première fois en l'an 1403 et une seconde fois le siècle suivant en l'an 1514. Lors de l'attaque de 1403, la flotte anglaise était conduite par Guillaume de Wilford qui avait 6 000 hommes sous ses ordres.

Époque moderne [modifier]

Mais le coup de grâce fut porté à la cité en 1595 par le célèbre brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui avait fait de l'îlot fortifié de l'Île Tristan situé en baie de Douarnenez son repaire. Il s'empara de la ville sans trop de difficulté, celle-ci ne possédant pas d'enceinte fortifiée, mais étant uniquement défendu par deux forts environnés de palissades et de retranchements: le fort de Kérity et l'église fortifiée de Tréoultré. Cependant il eut recours à la ruse. En effet, il se permit de rendre une visite de courtoisie aux habitants de Penmarc'h, n'étant accompagné que d'une vingtaine d'hommes non armés, et joua même aux quilles avec les Penmarchais. Il gagna ainsi toute leur confiance et eut tout loisir d'inspecter leurs défenses. Pourtant les habitants auraient dû se méfier de lui en raison des nombreux méfaits et crimes qu'il avait déjà commis par le passé. Il revint quelques mois plus tard mais cette fois-ci accompagné d'une troupe bien plus nombreuse et mieux armée constituée de soldats. Après s'être emparé du fort de Kerity et de l'église fortifiée de Tréoultré, il massacra les habitants qui s'y étaient retranché avec leurs biens, s'y croyant en sûreté. « Ce fut près du grand autel qu'ils firent une horrible boucherie des habitants qui s'étaient presque tous réfugiés autour de la nef où ils avaient dressé leurs lits »[4]. Ceux qui échappèrent à la tuerie furent fait prisonnier. Il fit un riche butin, les habitants les plus fortunés ayant daigné trouver refuge à Brest, qu'il fit charger dans des navires qui prirent la direction du fort de Douarnenez[5]. Le siècle suivant fut entièrement consacré à la reconstruction de Penmarc'h.

Révolution française [modifier]

Le XIXe siècle [modifier]

La petite cité de Penmarc'h renoue avec la prospérité au cours de la seconde moitié du XIXe siècle après deux siècles de marasme économique. Elle le doit au développement de l'industrie de la conserve et à l'essor de la pêche de la sardine. De ce fait, en l'espace d'un demi-siècle, la population triple, et passe de 2 029 habitants en 1861 à 6 051 habitants en 1911. La fin du XIXe siècle est marqué par l'édification du phare d'Eckmühl, haut de 60 mètres et dont l'éclairage porte en moyenne à 100 km.

Guy de Maupassant a écrit en 1883, faisant allusion à la réputation de naufrageurs que possédaient les Bigoudens, à l'instar des habitants du du Pays pagan :

« La plage de Penmarch fait peur. C'est bien ici que les naufrageurs devaient attirer les vaisseaux perdus, en attachant aux cornes d'une vache, dont la patte était entravée pour qu'elle boitât, la lanterne trompeuse qui simulait un autre navire[6]. »

Le XXe siècle [modifier]

Le 21 mai 1922, le patron de la station de sauvetage de Penmarch, Kerloch, reçut la légion d'honneur dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne[7].

Dans un article paru le 20 janvier 1933 et intitulé La grande misère des pêcheurs des côtes bretonnes, le journal Ouest-Éclair décrit la grande misère des pêcheurs du Guilvinec et de Penmarch contraints d'émigrer ou de s'engager dans la Marine nationale et ajoute : « Il faut ajouter aux deux ports précédemment cités ceux de Lesconil, l'Île-Tudy et Sainte-Marine, qui ne sont pas mieux partagés tant s'en faut ».

« Comment avec des gains aussi insuffisants un pêcheur peut-il réussir à nourrir sa nichée, à la vêtir ? On nous a cité des cas navrants parmi beaucoup d'autres. Voici un père de famille de quatre enfants qui a gagné en tout et pour tout dans son année 1 500 francs, 300 francs à la pêche au maquereau (1 200 francs à celle à la sardine). Depuis longtemps, il n'y a plus un sou à la maison. Que fait-il ? Car on ne peut tout de même pas se laisser mourir de faim. Il va chez le commerçant et prend à crédit ce dont il a besoin, c'est-à-dire le strict minimum, on peut le croire. L'un de ces commerçants nous a confié qu'à lui seul, il comptait quarante familles auxquelles il devait, dans ces conditions, fournir denrées alimentaires et vêtements. (...) Et quand le commerçant sera-t-il payé ? À la prochaine campagne de pêche, si celle-ci est un tant soi peu fructueuse. Mais que l'année qui vient présente une situation semblable à celle de 1932, ce sera la famine chez les marins car les commerçants ne pourront tenir le coup. (...) Nous pourrions multiplier les exemples de détresse, des gains infimes en cette pointe tragique de Penmarch. Nous avons vu les hommes du Labrador gagner de 30 à 40 francs par semaine, d'autres encore moins, tel ce Jacques B., père de quatre enfants, qui a tiré de son année de pêche 1 000 francs. (...) Aucune économie bien entendu. Deux usines seulement travaillent le sprat. Peu de femmes y sont employées. Il fut un temps où, grâce au "picot", cette dentelle élémentaire implantée dans le pays par des âmes charitables lors de la crise de 1903, les familles parvenaient à trouver quelque subsistance, de quoi mettre un peu de beurre sur le pain de temps à autre. Non seulement les femmes, mais les enfants, les hommes s'y mettaient. Dorénavant, on ne fait plus guère de "picot" parce qu'il n'y a plus d'acheteur. (...) Il en est beaucoup, parmi ceux qui sont chargés de famille, qui, découragés par leur triste sort, essaient de se faire réadmettre dans les cadres de la Marine nationale. (...) C'est qu'au Guilvinec comme à Penmarch la misère est profonde : 90 bateaux sardiniers, 45 langoustiers, cela représente un nombre considérable de familles. On dira que les pêcheurs du Guilvinec qui émigrent, soit à Quiberon, soit au Croisic, ont gagné un peu plus que leurs camarades de Penmarch. (...) Le plus grand nombre s'est contenté de 1 500 francs à 2 000 francs[8]. »

En 1937, le nombre des estivants à Penmarch, séjournant tant à l'hôtel que chez l'habitant, est estimé à 500 personnes[9].

Politique et administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Corentin Cadiou PS  
mars 2001 2008 Jacqueline Lazard PS Députée de 1997 à 2002
mars 2008 2014 Jacqueline Lazard PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Politique environnementale [modifier]

Jumelages [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, la commune comptait 5 796 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 166 885 1 462 1 727 1 781 1 783 1 867 1 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 987 2 029 2 227 2 431 2 641 2 871 3 238 3 600 4 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 068 5 702 6 051 6 735 6 877 7 037 6 956 7 077 7 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7 652 7 320 6 921 6 463 6 272 5 889 5 691 5 662 5 633
2009 2010 - - - - - - -
5 749 5 796 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[10] puis Insee à partir de 1968[11].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 29,9 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 10 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 42,1 %).
Pyramide des âges à Penmarch en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,6 
9,0 
75 à 89 ans
18,8 
20,7 
60 à 74 ans
21,7 
24,6 
45 à 59 ans
20,9 
16,4 
30 à 44 ans
15,2 
13,9 
15 à 29 ans
10,0 
15,3 
0 à 14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement [modifier]

Penmarch est située dans l'académie de Rennes.

La municipalité administre 2 écoles maternelles et 2 écoles élémentaires communales. Saint-Guénolé compte une école maternelle et une école élémentaire, tandis que le bourg compte une école maternelle et une école élémentaire publiques, ainsi qu'un groupe scolaire privé.

La commune de Penmarch ne compte ni collège, ni lycée, les plus proches étant situés respectivement au Guilvinec et à Pont-l'Abbé.

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

Santé [modifier]

Penmarch possède un certain nombre de professionnels de santé : médecins généralistes, dentistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, ...

L'hôpital le plus proche se situe à Pont-l'Abbé, qui assure tous les actes courants et les urgences. Néanmoins, s'agissant d'un hôpital de proximité, les patients doivent parfois se rendre à Quimper voire au CHU de Brest.

La commune compte également un EHPAD.

Sports [modifier]

  • Club de football : les Cormorans de Penmarc'h
  • Club de voile(pyramide du steir)
  • Club de judo : Judo Club de Penmarc'h
  • Club de tennis
  • Club de cyclotourisme
  • Ecole de surf de Pors Carn
  • Club de tennis de table

Économie [modifier]

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

Emploi [modifier]

Le taux de chômage à Penmarc'h était en 2009 de 9,0 %, soit un chiffre comparable à la moyenne nationale.

La pêche est le principal secteur d'emploi à Penmarc'h. Le port de Saint-Guénolé est en effet le quatrième port de pêche français en tonnage, et fait vivre bon nombre de personnes : pêcheurs, employés du port, ouvriers des conserveries, notamment et offre également de nombreux emplois saisonniers.

Les services à la personne sont développés à Penmarch, principalement du fait de la population assez âgée. En saison, le tourisme est également vecteur d'emploi.

Entreprises et commerces [modifier]

Historiquement l'économie de Penmarc'h s'est construite autour de la pêche, l'agriculture et le commerce portuaire (cabotage important au XVe siècle à Kérity entre les ports de la côte atlantique et les Pays nordiques).

Dès le début du XXe siècle, de nombreuses conserveries de poissons (sardines, sprats, thons germons, maquereaux) et accessoirement de légumes (petits-pois, haricots verts, artichauts plus tard) participèrent sans conteste au développement de la richesse de la commune.

Actuellement, la pêche est le principal moteur de l'économie locale (en 2005, Saint-Guénolé est le cinquième port de pêche français en valeur) bien que le tourisme joue également un rôle non négligeable dans ce domaine. Le port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

  • Pêche côtière : chalutiers, sardiniers, fileyeurs, caseyeurs.
  • Pêche hauturière : chalutiers (Manche, mer du Nord et mer d'Irlande), thoniers (thons germons dans le golfe de Gascogne) ;
  • viviers ;
  • criée ;
  • mareyage ;
  • chantier naval (chalutiers, caseyeurs, fileyeurs, bolincheurs, voiliers traditionnels…) ;
  • coopérative maritime ;
  • récolte des algues (laminaires et chondrus crispus dit « teil picot ») ;
  • Agriculture (secteur en voie de disparition ; un seul agriculteur déclaré en 2006) ;
  • artisanat local ;
  • dentelle artisanale (le « picot »). Cette pratique, devenue partie intégrante de la culture populaire locale, fut importée d'Irlande par des religieuses au début du XXe siècle alors que la contrée vivait dans la disette. Autrefois tout le monde s'y adonnait, hommes, femmes et enfants. Actuellement cette dentelle aux motifs celtiques n'est plus produite que de façon confidentielle avec pour principal objet d'alimenter les boutiques de souvenirs.
  • Tourisme : hôtels, restaurants, campings municipaux ou privés, gîtes, centres de vacances.

Penmarc'h reçoit trois câbles intercontinentaux de télécommunications, ACE (vers l'Afrique de l'ouest) et SEA-ME-WE3 segment 9 (vers Australie/Japon) sur la plage de Pors Carn, SEA-ME-WE3 segment 10 (vers Allemagne) sur la plage de Tronoen.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Rochers de Saint-Guénolé [modifier]

Croix du Poulguen [modifier]

Le quartier du Poulguen comporte trois croix :

  • la croix de fer : elle est située près de la fontaine de la rue Traon ar poul. Elle est plantée dans un bloc de granite rectangulaire qui porte sur sa face côté mer une inscription en breton ;
  • les deux croix de la route de Kerigou ont une embase circulaire en forme de meule. Plusieurs sites d'extractions de pierres de ce type existent dans le voisinage. Elles sont référencées dans l'Atlas des croix et calvaires de l'Abbé Castel sous les numéros 1392 et 1393 :
    • 1392 : Kerradénec E + Croas-Riou, limite de paroisses, g. 3 m. Socle rond. Croix monolithe, branches échancrées ;
    • 1393. Kerradénec E, g. 3 m. Haut Moyen Âge. Socle rond. Croix monolithe à bras courts. Cette croix était placée autrefois sur le tumulus du Poulguen et servait d'amer pour la navigation. Elle y est encore signalée en 1880. Elle fut ensuite mise au bord de la route de Kerigou

Phares [modifier]

Article détaillé : Phare d'Eckmühl.

Pointe de Saint-Pierre [modifier]

L'ancien phare de Penmarc'h fonctionnait à partir 1831 avec de l'huile végétale, puis à partir de 1875 avec de l'huile minérale[14]. Depuis 1995 il accueille le « centre de Découverte Maritime », qui reçoit trois à quatre expositions temporaires par an. On trouve aussi une boutique, regroupant de nombreux livres sur les phares[15].

Un bâtiment situé entre le phare actuel et l'ancien accueille un ancien canot de sauvetage de la SNSM, datant de 1901, le Papa Poydenot. C'est le dernier canot de sauvetage à voiles et à avirons navigable, restauré par l'association du même nom[15].

Patrimoine culturel [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Héraldique, logotype et devise [modifier]

Pour approfondir [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Serge Duigou, Les Mystères de Penmarc'h, Editions Ressac, Quimper, 1994.
    Comment au XVIe siècle, Penmarc'h fut le premier port d'armement européen
  • Serge Duigou, Penmarc'h, Le Télégramme, 2002.
  • Serge Duigou, Quand nous prenions le train birinik, Editions Ressac, 1983.
    Historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Penmarc'h de 1907 à 1946
  • Serge Duigou, La Révolte des pêcheurs bigoudens sous Louis XIV, Ressac
    Comment, dans leur contestation du système féodal, les marins de Penmarc'h ont tenu tête cinquante ans durant au baron de Pont-l'Abbé
  • Paul Cornec, Pilleurs du Cap ! Le pillage d'épaves dans les paroisses du Cap-Sizun au XVIIIe siècle, éditions du Cap-Sizun, 2001.
  • Auguste Dupouy, Souvenirs d'un pêcheur en eau salée, Slatkine, 1981.
  • Lucien Jégou, Le Bénitier du diable, Seghers, 1982.
  • Rémy Monfort, Penmarc'h à travers ses historiens, Penmarc'h, 1985.
  • François Quiniou, Penmarc'h, son histoire, ses monuments, Ar Vorenn, 1984.
  • Jean-René Couliou, La Pêche bretonne, Presses Universitaires de Rennes, 1997, 446 p.
  • Foyer de l’enseignement, Grandeurs... au pays de Penmarc'h : terre et mer, Les Amitiés de Lorraine et d'Alsace, 1950, 58 p.
  • Yves Le Gallo (directeur), Le Finistère de la Préhistoire à nos jours, Ed. Bordessoules, 1991.
  • Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle, Société archéologique du Finistère, 2001.
  • Xavier Dubois, « La Crise sardinière et les Mutations de la conserverie », in M. Humbert. La Bretagne à l'heure de la mondialisation, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2002, p. 27-33.
  • Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Pierre-Jean Berrou, Annick Fleitou, Histoire du Pays bigouden, Ed. Palantines, 2003.
  • Francis Dreyer et Jean-Christophe Fichou, L'histoire de tous les phares de France, Ouest-France, 2005, 316 p. (ISBN 2-7373-3704-6).
    voir pages 179 à 182
     
  • Bernard Berrou, Un Passager dans la baie, éditions La Part Commune, 2005

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. p. 524.
  2. Fiche communale sur la base Cassini de l'Ehess. Consulté le 27/01/2010.
  3. V.A Malte-Brun, Le Finistère au XIXe siècle, Douarnenez, Editions Jean-Paul Gisserot, 1993.
  4. Louis Moreau, "Le brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", A. de Vresse, 1860, tome 1, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57151248/f218.image.pagination.r=Ch%C3%A2teauneuf-du-Faou.langFR
  5. Jean Moreau (chanoine) , Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la ligue et particulièrement dans le diocèse de Cornouaille, chapitre XXXV, imprimerie librairie de L Prud'homme, 1857.
  6. Guy de Maupassant, En Bretagne, article publié dans la "Nouvelle Revue" du 1er janvier 1884
  7. Les braves gens, "Almanach de la femme et de l'enfant pour... Chroniques, nouvelles, récits. L'art et la science au foyer", 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55320472/f191.image.r=Molene.langFR
  8. Journal Ouest-Éclair n° 13224 du 20 janvier 1933, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4994996/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  9. Contre un millier à Pont-l'Abbé, 5 à 6 000 à Loctudy, autant à Lesconil, 500 à Penmarch, autant à l'Île-Tudy, 200 à Sainte-Marine, 100 au Guilvinec, selon le journal Ouest-Éclair n° 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5012018/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  12. Évolution et structure de la population à Penmarch en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
  13. Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
  14. Dreyer et Fichou 2005, p. 179 à 182
  15. a et b brochure publicitaire 2007 distribuée à l'entrée du phare d'Eckmühl