Krzysztof Penderecki
Krzysztof Penderecki
Krzyzstof Penderecki en 2008
| Naissance | 23 novembre 1933 Dębica, |
|---|---|
| Activité principale | Compositeur, chef d'orchestre |
| Style | Musique contemporaine |
Œuvres principales
- Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima (1960)
- Passion selon Saint-Luc (1965-1966)
- De natura sonoris no 1 & 2 (1966) et (1971)
- Le Rêve de Jacob (1974)
- Requiem polonais (1980-1993)
Krzysztof Penderecki, né à Dębica (près de Cracovie) le 23 novembre 1933, est un compositeur et chef d'orchestre polonais.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Il a étudié au conservatoire de Cracovie avant d'y enseigner, puis d'en devenir le recteur en 1972. Il remporte en 1959 le premier prix du concours de composition de Varsovie.
Il s'affirme d'emblée comme un grand compositeur de musique sérielle ainsi qu'en témoignent ses premières compositions (Strophes, Anaklasis). Il a toutefois évolué par la suite vers une certaine forme de classicisme, ce qui conduit à distinguer dans son œuvre au moins deux périodes. Dans les années 1960-1970, il utilise les instruments classiques comme des instruments à percussion sur un mode résolument atonal ou sériel, recourt en abondance aux glissandi ou aux clusters et travaille sur le chromatisme d'une manière audacieuse. Son œuvre est néanmoins empreinte, à partir de sa Passion selon Saint-Luc (1965-1966), d'une forte inspiration religieuse.
Dès la fin des années 1980, il donne à son travail une nouvelle orientation marquée tout à la fois par une simplification du langage musical et un retour à la tonalité classique ainsi qu'en témoigne son imposant Requiem polonais. Il s'inscrit même, à travers son œuvre symphonique, dans la tradition romantique ou post-romantique.
En plus de la musique, Penderecki est un passionné de botanique. Il a créé son propre arboretum en Pologne.
Sa musique a été utilisée au cinéma par des réalisateurs aussi différents que Stanley Kubrick (Shining), Andrzej Wajda (Katyń) ou Martin Scorsese (Shutter Island ).
Il a par ailleurs été une grande source d'inspiration pour le musicien de musique électronique SebastiAn, notamment pour son titre Threnody.
[modifier] Principales œuvres
- Strophes (1959)
- Anaklasis (1959)
- Emanationen (1959)
- Quatuor nº 1
- Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima (1960)
- Fluorescences (1961)
- Fonogrammi (1961)
- Polymorphia (1961)
- Drei Stücke im alten stil (1963)
- Capriccio pour hautbois
- Passion selon Saint-Luc (1965-1966), probablement son chef-d'œuvre
- De natura sonoris no 1 et 2 (1966) et (1971)
- Dies Irae, Oratorium ob memoriam in perniciei castris in oswiecim necatorum inexstinguibilem reddendam (musique en mémoire des victimes d'Auschwitz, 1967)
- Capriccio pour violon et orchestre (1967)
- Quatuor à cordes nº 2
- Les démons de Loudun, opéra créé à Hambourg en 1969
- Canticum canticorum salomonis (1970)
- Utrenja (1970-1971)
- Concerto pour violoncelle et orchestre no 1 & 2 (1967/1972 et 1962)
- Partita pour clavecin, guitare électrique, guitare basse, contrebasse et orchestre (1971, revision 1991)
- Le Rêve de Jacob (1974)
- Magnificat (1974)
- Paradis perdu opéra
- Requiem polonais (1980-1993)
- Concerto pour alto et orchestre de chambre (1983) (transcrit pour violoncelle et orchestre par Boris Pergamenchtchikov)
- Die Schwarze Maske (le Masque Noir), opéra créé à Salzbourg en 1986, repris à Paris (Orchestre National de France), en 1989.
- O Gloriosa Virginum (2009), Dedicate à maestro José Antonio Abreu
- Sept symphonies numérotées de 1 à 8, la sixième étant non écrite.
- Symphonie no 1 (1973) ;
- Symphonie no 2 « Noël » (1980) ;
- Symphonie no 3 (1988 - 1995) ;
- Symphonie no 4 « Adagio » (1989) ;
- Symphonie no 5 « coréenne » (1991 - 2) ;
- Symphonie no 7 « Les sept portes de Jérusalem » (1996) ;
- Symphonie no 8 « Lieder der Vergänglichkeit » (2004 - 05).
[modifier] Bibliographie
[modifier] Prix et distinctions
- Premier prix du concours de composition de Varsovie (1959)
- Membre de l'Académie des arts de Berlin (1975)[1]
- Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (Großes Verdienstkreuz) (1990)
- Docteur honoris causa de l'Université Jagellonne de Cracovie (1998)[2]
[modifier] Notes et références
- (de) Krzysztof Penderecki - Von 1975 bis 1979 Außerordentliches Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Musik. Von 1975 bis 1993 Korrespondierendes Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (Ost), Sektion Musik. Von 1979 bis 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Musik. Seit 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Musik sur le site de l'Akademie der Künste
- (pl) Doktorzy honoris causa
[modifier] Voir aussi
[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes
- Krzysztof Penderecki sur le site de l'Ircam
- Extraits d’archives sonores d’œuvres de Krzysztof Penderecki, sur ContemporaryMusicOnline (portail de la musique contemporaine).