Pen Duick
| Pen Duick | |
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Pen Duick à l'Herbaudière en 2003
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| Gréement | Cotre franc aurique |
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| Longueur hors-tout | 15,10 m (longueur de la coque) |
| Maître-bau | 2,93 m |
| Tirant d'eau | 2,20 m |
| Voilure | 160 m² au près |
| Déplacement | 11 t |
| Architecte | William Fife III |
| Chantier | Messers. Cummins & Sons' Gridiron & Marine Motor Works à Carrigaloe (près de Cork) |
| Armateur | Association Éric Tabarly |
| Port d’attache | Lorient |
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Pen Duick est le nom du premier bateau d'Éric Tabarly, un voilier de type ancien qui appartenait auparavant à son père. Ce fut également le nom de ses différents voiliers, de Pen Duick II à Pen Duick VI, avant l'avènement du sponsoring. Ce nom signifie en breton (la graphie est francisée, l'orthographe correcte étant Penn Duig) « petite tête noire » (pen : tête, du : noir, et ick est la marque du diminutif). C'est ainsi que l'on désigne les mésanges noires.
Sommaire |
Pen Duick [modifier]
Histoire [modifier]
Le premier Pen Duick (qui ne porte pas de numéro) est un voilier réalisé d'après les plans d'un architecte écossais de grande renommée, William Fife III, en 1898, sous le nom de Yum[1].
Acquis par son père Guy Tabarly, en 1938, c'est à son bord qu'Éric a appris à naviguer. Sa coque a pourri dans les vasières après la Seconde Guerre mondiale, le rendant dangereux à la navigation. Faute de pouvoir payer les travaux, son père le met en vente. Comme il ne trouvait pas d'acheteur, Éric persuade son père de le lui donner, car il en est tombé amoureux depuis le premier jour.
Quelques années plus tard, quand Éric peut s'occuper de son bateau, il constate que la coque de son voilier est pourrie. Ne pouvant financer les travaux par un chantier, Éric décide de sauver lui même son bateau : il refait une coque neuve en appliquant des couches successives de tissus de verre et de résine polyester sur l'ancienne coque utilisée comme un moule mâle. La construction en polyester était à ses débuts, jamais on n'avait construit de voilier aussi grand et lourd. C'était la plus grande[2] coque de ce type à cette époque.
Alors qu'Éric est à l'École navale de Brest, il s'entraîne à naviguer pour participer aux régates du sud de l'Angleterre…
Le bateau a subi une rénovation à l'ancienne dans les chantiers de Raymond Labbé en 1983[3] à Saint-Malo, et a fêté son centenaire en mai 1998.
Éric Tabarly s'est toujours opposé à l'inscription de « son » bateau au titre des Monuments historiques.
C'est pendant un convoyage du Pen Duick que, dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, Éric Tabarly perd la vie en tombant à la mer[4], lors d'une traversée vers l'Irlande.
Aujourd'hui [modifier]
Pen Duick appartient maintenant à Marie et Jacqueline Tabarly qui ont confié son entretien et sa gestion à l'association Éric Tabarly. Il participe aux régates de voiliers classiques en Atlantique et aux rassemblements des Pen Duick. Il est mené par un marin professionnel et embarque chaque saison un équipage de marins bénévoles en formation.
Galerie [modifier]
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Pen Duick dans le vieux port de Cannes, avec Jacqueline Tabarly, lors des régates royales de septembre 2009.
Notes et références [modifier]
- Association Éric Tabarly, Pen Duick lire en ligne (consulté le 28 septembre 2010).
- Cité de la voile Éric Tabarly, Pen Duick lire en ligne (consulté le 28 septembre 2010).
- Site Pen Duick.com, la saga des Pen Duick lire en ligne (consulté le 28 septembre 2010).
- École Navale, Tabarly Éric lire en ligne (consulté le 28 septembre 2010).
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Éric Tabarly, De « Pen Duick » en « Pen Duick », Arthaud, 1974 (ISBN 2-7003-1146-9)
- Éric Tabarly, Daniel Gilles et Jacqueline Tabarly, Pen Duick, Chêne, 1er juillet 2009, 94 p. (ISBN 978-2812300745)