Pelomedusa subrufa

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Pelomedusa subrufa

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Pelomedusa subrufa

Classification selon TFTSG
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Chelonii
Ordre Testudines
Sous-ordre Pleurodira
Famille Pelomedusidae

Genre

Pelomedusa
Wagler, 1830

Synonymes

  • Pentonyx Duméril & Bibron, 1835

Nom binominal

Pelomedusa subrufa
(Bonnaterre, 1789)

Synonymes

  • Testudo subrufa Bonnaterre, 1789
  • Testudo rubra Mayer, 1790
  • Testudo galeata Schoepff, 1792
  • Testudo badia Donndorf, 1798
  • Testudo rubicunda Suckow, 1798
  • Emys olivacea Schweigger, 1812
  • Pentonyx capensis Duméril & Bibron, 1835
  • Pentonyx gehafie Rüppell,1835
  • Pentonix americana Cornalia 1849
  • Pelomedusa nigra Gray,1863
  • Pelomedusa gasconi Rochebrune, 1884
  • Pelomedusa galeata disjuncta Vaillant & Grandidier, 1910
  • Pelomedusa galeata orangensis Hewit,1935
  • Pelomedusa galeata devilliersi Hewit, 1935
  • Pelomedusa galeata damarensis Hewit, 1935
  • Pelomedusa subrufa wettsteini Mertens, 1937

Pelomedusa subrufa, unique représentant du genre Pelomedusa, est une espèce de tortue de la famille des Pelomedusidae[1].

Description[modifier | modifier le code]

Pelomedusa subrufa

La carapace de Pelomedusa subrufa mesure environ 20 cm, le record étant de 32,5 cm.

Leurs plastrons n'ont pas de charnière mobile, contrairement à la Pelusios castaneus, peuvent être complètement uniformes, sans reflets, allant de la couleur ocre. Cependant quelques spécimens présentent des colorations très sombres et uniformes.

La dossière est de forme ovale avec des couleurs, marron au vert olive.

Le dimorphisme sexuel est exclusivement visible en observant la queue qui est, chez les mâles, longue et large à sa base, avec un cloaque proche de l'extrémité de la queue. Celle des femelles est courte et fine avec un cloaque proche de sa base.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Elle se nourrit volontiers de tout ce qui peut lui passer sous les yeux mais surtout d'insectes, mollusques, crustacés, vers de vase, petits mammifères, poissons et d'algues

Reproduction[modifier | modifier le code]

La durée de l’incubation peut varier entre 80 à 90 jours.

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en Afrique subsaharienne y compris à Madagascar, au Yémen et en Arabie saoudite[1].

Habitat[modifier | modifier le code]

Elles occupent principalement des petits bassins et mares stagnantes occasionnellement remplis mais qui ne tardent pas à s'assécher, compte tenu des fortes températures. Dans son biotope pendant les jours d'été à forte chaleur, la température ambiante atteint en moyenne 30 °C.

Pelomedusa subrufa

Alimentation[modifier | modifier le code]

Pelomedusa subrufa est une espèce omnivore. Ses apports nutritifs sont principalement issus d'aliments protéiniques ; pour ces mêmes raisons il est nécessaire de lui fournir une alimentation très variée et équilibrée.

Les jeunes spécimens nécessitent une alimentation quotidienne avec un jour de jeûne par semaine, les adultes peuvent être alimentés tous les trois jours vu leur temps de digestion beaucoup plus lent que les juvéniles et subadultes.

Son alimentation en captivité peut être composée d'insectes : grillons, vers de terre, vers de vase, vers de farine et autres larves. Poissons d'eau douce (capitains, tilapias, etc.) oisillons, souriceaux morts ou vivants, en morceaux ou entiers (selon la taille de la tortue). À cela il est conseillé de compléter avec d’autres aliments : petits invertébrés (escargots avec coquille très riche en calcium), mollusques, crevettes d'eau douce. On conseille également de fournir des viandes blanches, mais il ne faut en aucun cas leur donner des viandes rouges pouvant causer des problèmes aux tortues (comme par exemple la déformation de la carapace).

Reproduction[modifier | modifier le code]

Pelomedusa subrufa juvénile

En captivité la maturité sexuelle est plus vite atteinte par les mâles, selon les conditions d'élevage. Pour la ponte il est nécessaire d’aménager une zone de ponte placée à une hauteur d’environ 20 cm et assez large. Dans ces conditions elle y déposera 42 œufs selon les conditions de l'animal, de son âge, etc. en une seule ponte.

Pour un taux de naissances optimal il est préférable d’enlever les œufs du nid et de les mettre en incubateur, en utilisant de la vermiculite de 5-8 mm d épaisseur humidifiée. Il est conseillé de maintenir une humidité autour du 70 % et des températures comprises entre 27 et 32 °C. Il est également important de rappeler que les œufs ne doivent pas être renversés pour éviter de tuer l'embryon.

Les sujets à peine nés, mesurant à peine 30 mm, sont très délicats et demandent plus d'attention et de soins.

Publications originales[modifier | modifier le code]

  • Bonnaterre, 1789 : Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la nature, Erpétologie. Panckoucke, Paris, p. 1-71.
  • Wagler, 1830 : Naturliches System der Amphibien, mit vorangehender Classification der Saugethiere und Vogel. Ein Beitrag zur vergleichenden Zoologie. München.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]