Peintures d'Adolf Hitler

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Adolf Hitler, après avoir échoué à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, qui lui aurait assuré un emploi, a malgré tout persévéré dans la peinture en vendant de ses tableaux entre 1909 et 1914 ; ses peintures sont longtemps restées cachées et furent tardivement rendues publiques.

Hitler peintre[modifier | modifier le code]

D'après l'aveu de Hitler lui-même dans Mon combat, il fut un élève aux résultats « irréguliers selon les matières » à la Realschule de Linz. Hitler refuse de suivre la voie paternelle. Il échoue aussi par deux fois à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907 et 1908 (la seconde fois, il ne lui est même pas permis de se présenter à l'examen)[1].

Une rumeur récurrente prétend qu'Adolf Hitler était seulement un peintre en bâtiment[2], par exemple tel qu'il est caricaturé par Sennep pour le journal Candide au lendemain de la Nuit des Longs Couteaux[3]. Hitler prétendait quant à lui avoir fait des études supérieures et n'avoir jamais été peintre en bâtiment[4]. Il mène à Vienne une petite entreprise avec son camarade Reinhold Hanisch : Hitler peint des cartes postales dans la journée, que Hanisch, « camouflé en aveugle ou en poitrinaire, allait vendre le soir dans les bistrots des faubourgs. Et l'on se partageait les recettes »[4]. Il fait aussi des aquarelles.

Dans Mein Kampf, il écrit :

« Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d'abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique. Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m'abandonna jamais, la compagne qui partagea tout avec moi. Chaque livre que j'achetai eut sa participation ; une représentation à l'Opéra me valait sa compagnie le jour suivant ; c'était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable. J'ai appris cependant alors comme jamais avant. Hors mon architecture, hors les rares visites à l'Opéra, fruit de mes jeûnes, je n'avais d'autre joie que des livres toujours plus nombreux. »

Cependant, dans les années 1970, divers auteurs[Qui ?] ont montré que cette période de misère n'avait duré au plus qu'un an et demi, Hitler ayant ensuite confortablement vécu grâce à des peintures alimentaires représentant des monuments[2].

Aquarelles aux enchères[modifier | modifier le code]

En 2006 et 2009, des aquarelles d'Adolf Hitler ont été vendues dans 4 ventes aux enchères. Ces ventes provoquent de vives polémiques médiatiques, mais aucune action en justice ne semble possible car les peintures représentent des paysages ou des fermes, sans symbole politique.

En 2006, une de ses œuvres de jeunesse avait été, par la maison allemande de vente aux enchères Weidler, vendue pour 11 000 euros. La même année, 21 autres de ses toiles avaient été achetées en Grande-Bretagne pour 118 000 livres.

En avril 2009, une série de 13 nouveaux tableaux ont trouvé acheteur pour 95 589 livres (107 645 euros) en Angleterre, et le 25 avril, à Nüremberg, haut-lieu des grands rassemblements nazis, la maison Weidler a vendu 2 aquarelles attribuées à Hitler pour respectivement 14 000 et 18 000 euros.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joachim Fest, Les Maîtres du IIIe Reich, Grasset, Collection Le Livre de Poche Référence, 1965 [rééd. 2011], page 26.
  2. a et b Le peintre, sur le site de François Delpla
  3. Dessin de Sennep intitulé Le peintre en bâtiment, Candide du 2 août 1934 ; on le trouvera en ligne ici
  4. a et b Joachim Fest, Les Maîtres du IIIe Reich, Grasset, Collection Le Livre de Poche Référence, 1965 [rééd. 2011], page 28.

Lien externe[modifier | modifier le code]