Peinture animée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La peinture animée, est une technique du dessin animé. Les dessins animés peuvent être faits avec du pastel, de la gouache, de la peinture à l'huile ou de l'acrylique, et les supports sont généralement du papier, de la toile, du calque ou du verre. Ils sont souvent effectués avec moins d'images par seconde que le dessin animé classique.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette technique trouve son origine dans les premiers films d’Émile Reynaud qui peignait des images sur des plaques de verre reliées entre elles par du tissu. Cela formait une succession de dessins réalisant une animation qu'il projetait grâce à son invention le « théâtre optique » amélioration du « praxinoscope à projection » qu'il avait aussi inventé, sur un écran au musée Grévin.

Il s'agissait des tout premiers dessins animés avant même l'invention du cinéma désigné comme tel (sur pellicule) par les frères Lumière, on parle parfois de "pré-cinéma".

Des premiers films d’Émile Reynaud (appelés par lui « pantomines lumineuses ») les seuls qui aient été sauvés de la destruction sont "Pauvre Pierrot" (1891) et "autour d'une cabine" (1893).

"Autour d'une cabine", film d'Emile Reynaud de 1893

Les différentes techniques[modifier | modifier le code]

Plusieurs techniques sont possibles en plus des différents matériels cités plus haut. Ainsi, les animateurs peuvent travailler directement sur le support, comme ont pu le faire des réalisateurs comme le polonais Witold Giersz (Koń, Poźar), et donc peindre directement des images qui créent une animation lorsqu'on les visionne les unes à la suite des autres à une cadence définie (le nombre d'images par seconde) comme pour un film d'animation traditionnel.

La peinture sur verre[modifier | modifier le code]

Le réalisateur russe Alexandre Petrov travaille à la peinture sur verre. Il est l'auteur de chef d'œuvre du genre comme "L'homme ridicule" (1992), "La sirène" (1997), "Le vieil homme et la mer" (1999).

Cette technique est également utilisée par la française Florence Miailhe sur certains de ses films comme "Au premier dimanche d'Août" (2000) ou "Conte de quartier" (2006).

La rotoscopie[modifier | modifier le code]

D'autres travaillent sur le principe de la rotoscopie. Il s'agit alors de traiter avec la matière (peinture, pastel, etc.) un support sur lequel tout ou partie des images qui créeront l'animation sont déjà présente. Par exemple, Gianluigi Toccafondo dans ses films travaille des images imprimées, photocopiées et déformées, qu'il "repasse" à la peinture en vue de créer une nouvelle image. L'assemblage de toutes ces peintures crée de nouveau une animation.

Des réalisateurs comme Wendy Tilby (ONF) qui a réalisée When the day breaks travaillent de la même manière sans toutefois nécessairement faire des déformations d'images.

La rotoscopie, comme le dit Claude Cloutier dans un entretien sur son film La tranchée[1], permet de ne pas forcément se soucier du dessin d'animation (car le support peut par exemple être une image qui a été filmée) et donc de laisser une certaine liberté au niveau de l'image et de son expressivité.

La peinture sur pellicule[modifier | modifier le code]

Une autre technique consiste à peindre directement sur la pellicule.

Parmi les auteurs ayant utilisé cette technique on peut citer le Néo-Zélandais Len Lye et le canadien Norman Mc Larren.

Le premier film de Len Lye créé avec cette technique est "A Colour Box" en 1935.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphanie Varela, La peinture animée, Essai sur Emile Reynaud (1844 - 1918), Entre peinture et cinéma, éditions de L’Harmattan, collection "Champs visuels", décembre 2010.
  • Xavier Kawa-Topor, "Le Rêve étrange de la peinture animée", catalogue du Festival international du film de La Rochelle, 2013.

Artistes et réalisateurs contemporains[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]