Peine de mort en Arabie saoudite

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L'Arabie saoudite est un pays pratiquant la peine de mort.

Selon le site Death Penalty Worldwide, il y a eu en Arabie Saoudite 26 ou 27 exécutions en 2010, au moins 82 en 2011, au moins 76 au 2012, et au moins déjà 17 exécutions depuis le début de l'année 2013 (mise jour le 1 avril 2013)[1].

L’homicide, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue, la sorcellerie, l’adultère, la sodomie, l’homosexualité, le sabotage, et l’apostasie (renoncement à l'islam) y sont punis de mort (deux d'entre eux seulement sont cités par les sources islamiques : le meurtre et le viol).

Les exécutés sont très généralement décapités au sabre, ou lapidés pour l'adultère, rarement par d'autres méthodes comme la crucifixion ou l'arme à feu[1].

L’assistance d'un avocat avant le procès et la représentation légale en salle est régulièrement déniée aux prévenus[2].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Nombre d'exécutions par an :

  • 2012 : au moins 76
  • 2011 : au moins 82
  • 2010 : 26 ou 27
  • 2009 : au moins 69[1]

Quelques exemples en 2011[modifier | modifier le code]

En 2011, l'ambassade d'Indonésie a apporté son soutien à ses 15 ressortissants condamnés à mort. 9 ont été graciés (certains acquittés et libérés), les procédures judiciaires sont en cours pour les 6 autres[3].

En décembre 2011, le procureur général d'Arabie saoudite a requis la peine de mort contre des accusés dans l'attentat qui avait coûté la vie à quatre Français en février 2007[4].

En décembre 2011 également, un Mauritanien, Mohamed El Mamy Baba Ould Baba, a été exécuté à Médine pour le viol de trois femmes[5].

Quelques exemples en 2012[modifier | modifier le code]

En 2012, Mustafa al-Zine et Anas al-D'him ont été décapités le 2 janvier pour trafic de drogue[6].

En janvier 2012, le travailleur immigré népalais Umesh Yadav échappe à la décapitation pour le meurtre de son collègue Muhammed Wazir. Le soutien de l'ambassadeur et une certaine somme d'argent versée (plus de 30 000 Riyal, la première offre) par le Népal ont permis d'obtenir le pardon de la famille de la victime[7],[8].

Le 4 janvier 2012, Sami al-Mekhlafi, condamné à mort pour avoir agressé sexuellement et tué une petite fille, a été décapité au sabre à Médine[9].

Le 8 janvier 2012, Jahaz al-Baqmi est exécuté à Taif pour avoir poignardé un homme[10].

Le 2 février 2012 à Al-Baha, Abulrahman Al-Qarni a été décapité pour meurtre[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.deathpenaltyworldwide.org/country-search-post.cfm?country=Saudi+Arabia
  2. http://www.abolition.fr/ecpm/french/fiche-pays.php?pays=SAU
  3. http://deathpenaltynews.blogspot.com/2012/01/indonesia-gets-reprieve-for-9-death-row.html
  4. http://www.liberation.fr/depeches/01012380344-attentat-anti-francais-en-arabie-peine-de-mort-requise-contre-des-accuses
  5. http://www.pointschauds.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=7219
  6. http://deathpenaltynews.blogspot.com/2012/01/saudi-arabia-executes-2-for-drug.html
  7. http://www.myrepublica.com/portal/index.php?action=news_details&news_id=39978
  8. http://deathpenaltynews.blogspot.com/2012/01/saudi-arabia-nepalese-on-death-row.html
  9. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/04/97001-20120104FILWWW00362-arabie-un-pedophile-meurtrier-decapite.php
  10. http://deathpenaltynews.blogspot.com/2012/01/saudi-beheads-man-as-un-cries-foul.html
  11. http://deathpenaltynews.blogspot.com/2012/02/saudi-beheads-man-convicted-of-murder.html