Pedro José Ramírez

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Pedro J. Ramírez

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Pedro J. Ramírez en 2011.

Nom de naissance Pedro José Ramírez Codina
Naissance 26 mars 1952 (62 ans)
Nationalité espagnol
Profession

Pedro José Ramírez Codina, plus connu sous le nom de Pedro J. Ramírez (prononcé en espagnol Pedro Jota Ramírez), né à Logroño le 26 mars 1952, est un journaliste espagnol. Il est l'un des fondateurs du quotidien de centre-droit El Mundo qu'il a dirigé pendant 25 ans (depuis sa fondation le 23 octobre 1989 jusqu'au 2 février 2014[1]) et à la tête duquel il a acquis une grande notoriété au début des années 1990, en dénonçant les liens du gouvernement de Felipe González avec les Groupes antiterroristes de libération et certaines affaires de corruption.

Il est divorcé et vit avec la couturière Ágatha Ruiz de la Prada.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

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Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Il a fait son primaire et son collège à l'école des frères Maristas de Logroño pendant 13 ans. Il a fait une première année de droit tout en étudiant le journalisme a l'université de Navarra. En 1973, il déménage au États-Unis pour exercer pendant l'année 73-74 le métier de professeur de littérature espagnol contemporaine à Lebanon Valley College (Pennsylvanie) qui l'a nommé docteur "honoris causa" en 1996.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Entre 1975 et 1980, il a travaillé au journal ABC et le 17 juin 1980, à 28 ans, il fut nommé directeur du périodique Diario 16 qui connaissait à ce moment là de sérieuses difficultés. Sous sa direction, il n'évita pas seulement la fermeture, mais il en fit un des trois principaux journaux espagnols.

En 1986, il fut nommé directeur des publications du Grupo 16. Il fut élu président de l'institut international de presse espagnol et en septembre 1988, il fut nommé membre du comité exécutif de celui-ci. Le 8 mars 1989, il arrêta sa fonction de directeur de Diario 16.

Son parcours à la tête de Diario 16 s'est vu noircit par de nombreux procès pour injures, mensonges et calomnies. Le plus grave lui valut une condamnation par le tribunal suprême le 4 octobre 1993 à une peine de privation des libertés et une interdiction d'exercer la profession de journaliste.

El Mundo[modifier | modifier le code]

Le 23 octobre 1989, 7 mois après avoir été destitué de Diario 16, il fonda avec Alfonso de Salas, Balbino Fraga et Juan Gonzalez le journal El Mundo del siglo XXI, qui se définit comme étant de tendance libérale et qui une décennie plus tard devint un des journaux les plus tirés d'Espagne.

Durant les années 1990, El Mundo fut remarqué par ses reportages sur les scandales de corruption des gouvernements socialistes successifs et surtout pour ses révélations exclusives sur les groupes anti terroristes de libération. La cour a reconnu que des fonctionnaires du gouvernement espagnol avait commandité l'assassinat de plusieurs membres de l'ETA.

Le 20 juin 2002, les principaux syndicats provoquèrent une grève générale qui fut appuyé par une bonne partie du personnel du El Mundo à Torrejon de Ardoz (Madrid) empêchant la distribution des journaux. La distribution des journaux a pu se faire grâce à la police qui a transporter les journaux dans un lieu sécurisé. Cet événement donna lieu à une dénonciation par Francisco Frechoso, un des rédacteurs qui soutenaient la manifestation et qui participa le 21 juin à une réunion de discussion, durant laquelle il a affirmé que le journal avait caché des informations sur l'incidence de la grève au sein de la rédaction, et a critiqué l'implication de la police dans la grève.

La sentence émise le 26 mai 2003, fut contraire à Francisco Frechoso qui fit appel et perdit à nouveau le 28 décembre 2004. Finalement le 21 mai 2007, le tribunal constitutionnel rendit son jugement en faveur de Frechoso lui reconnaissant son droit à la liberté d'expression.

En juillet 2005, s'ouvrit une affaire contre lui pour avoir refusé de livrer au juge Juan del Olmo la copie de l'instruction à propos des attentats du 11 mars 2004 qu'il avait en sa possession. Le 13 septembre de la même année, l'affaire fut clause grâce à l'article 20 de la constitution qui établit le droit à informer librement protégeant l'attitude du journaliste.

A partir de septembre 2010, il commence à présenter le programme de télévision La vuelta al mundo sur la chaîne VEO7.

En temps que directeur, il a lancé une plate forme digital payante, Orbyt, et un journal en ligne, El Mundo de la Tarde. Il a également continué à enquêter sur les cas de corruption tel que le financement illégal du parti populaire espagnol (PP) où le cas Noos, qui a concerné l'Infante Cristina.

Publications[modifier | modifier le code]

en espagnol[modifier | modifier le code]

en français[modifier | modifier le code]

  • Le coup d'état : Robespierre, Danton et Marat contre la démocratie [« El primer naufragio:El golpe de estado de Robespierre, Danton y Marat contra el primer parlamento elegido por sufragio universal masculino »], Éditions Vendémiaire,‎ 2014, 608 p. (ISBN 978-2363581433)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Casimiro García-Abadillo sustituye a Pedro J. Ramírez como director de EL MUNDO », sur El Mundo,‎ 30/01/2014 (consulté le 09/10/2014)