Pedro Calungsod

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Pedro Calungsod
Image illustrative de l'article Pedro Calungsod
Saint, catéchiste et martyr
Naissance 1654
Ginatilan Drapeau des Philippines Philippines
Décès 2 avril 1672  (18 ans)
Guam (Drapeau des États-Unis États-Unis aujourd'hui)
Nationalité « Philippine »
Vénéré à Philippines
Béatification 5 mars 2000
par Jean-Paul II
Canonisation 21 octobre 2012, au Vatican par le Pape Benoît XVI
Fête 2 avril
Attributs Palme du martyre

Pedro Calungsod (né vers 1654[1] à Ginatilan, Cebu (Philippines), et mort (assassiné) le 2 avril 1672 à Guam) est un jeune catéchiste philippin, missionnaire dans les iles Mariannes.

Mort pour la foi il a été déclaré martyr par l'Église catholique et canonisé le 21 octobre 2012. Liturgiquement il est commémoré (avec les autres martyrs des îles Mariannes), le 2 avril.

Biographie[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses de la vie de Pedro avant son travail comme jeune catéchiste. Il a fait ses études dans une école jésuite, peut-être à Tanay (dans le Negros oriental). La formation de catéchiste comprenait l'étude de la langue espagnole, du Chamorro, et l'acquisition de compétence telles que le dessin, le chant, la menuiserie et tout ce qui était nécessaire au travail de missionnaire itinérant.

À partir de 1668 il accompagne et devient le fidèle assistant du père Diego de San Vitores envoyé évangéliser l'archipel des Mariannes, une œuvre financée par la régente espagnole Marie Anna d'Autriche.

En 1672, Pedro et ses compagnons sont tués par un chef des Chamorros sur l'île de Guam, pour avoir baptisé sa fille contre sa volonté[2]. Pedro aurait pu échapper à la mort mais il préféra rester aux côtés du père de San Vitores et de ses compagnons. Après l'assassinat, son corps est jeté à la mer.

Le pape Jean-Paul II l'a déclaré bienheureux le 5 mars 2000 et le pape Benoît XVI l'a canonisé le 21 octobre 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Blessed Pedro Calungsod By Emy Loriega / The Pacific Voice
  2. Un charlatan, jaloux de l'influence des missionnaires avait répandu le bruit que l'eau du baptême empoisonnait ceux qui la recevaient. Comme plusieurs bébé baptisés in articulo mortis, étaient décédés, la rumeur gagna en crédit, au point que le baptême était vu par certains comme un 'mauvais sort' jeté par le missionnaire sur une personne.