Pedra da Gávea

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Pedra da Gavea
Vue du Pedra da Gavea.
Vue du Pedra da Gavea.
Géographie
Altitude 842 m
Coordonnées 22° 59′ 53″ S 43° 17′ 04″ O / -22.99806, -43.28444 ()22° 59′ 53″ Sud 43° 17′ 04″ Ouest / -22.99806, -43.28444 ()  
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
État Rio de Janeiro
Géologie
Roches Granite, gneiss

Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
Pedra da Gavea

Pedra da Gavea est une montagne située près de Rio de Janeiro au Brésil.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Pedra da Gávea signifie en portugais « pierre du hunier ». Vu de la mer, son sommet rectangulaire découpé à la base à la séparation entre gneiss et granite évoca, aux yeux des marins de l'expédition de Gaspar de Lemos, en 1501, une voile haute de gréement carré.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Pedra da Gavea depuis la côte.

La montagne de Pedra da Gavea, constituée de granite et de gneiss, culmine à près de 842 mètres d'altitude. Elle surplombe les longues plages de sable fin. On y accède après le Jardin botanique de Rio de Janeiro en pénétrant dans le parc national de Tijuca.

Si le sommet du monolithe est dénudé, sa partie basse est recouverte de végétation caractérisée comme forêt atlantique secondaire.

Croyances[modifier | modifier le code]

Une montagne vue comme une sculpture énigmatique[modifier | modifier le code]

Pedra da Gavea est célèbre pour la forme particulière de sa falaise dont la partie sommitale, côté terre, évoque une immense tête sculptée à même la roche. Ce visage qui aurait les traits caractéristiques d'un Européen barbu portant une coiffe, est visible à des dizaines de kilomètres à la ronde. Les Cariocas racontent des légendes amérindiennes sur cet ancêtre qui représenterait un dieu ou un roi[réf. nécessaire]. Au début du XIXe siècle, les autorités brésiliennes commencent à s'intéresser à ce qui serait une sculpture rupestre monumentale semblable à celle d'un sphinx. Des équipes scientifiques et archéologiques vont se succéder au cours des XIXe et XXe siècles[réf. nécessaire]. On a prétendu avoir découvert dans les années 1930 une oreille sculptée sur un des côtés de la falaise[réf. nécessaire].

Des inscriptions mystérieuses ?[modifier | modifier le code]

Interprétation de Bernardo de Azevedo da Silva Ramos.

Des inscriptions en caractères phéniciens gravées à l'à-pic de la falaise, face à la mer, indiqueraient la phrase suivante : « LAABHTEJBARRIZDABNAISINEOFRUZT ». Comme toutes les langues sémitiques, le phénicien s'écrit de droite à gauche. L'inscription devient alors : « TZUR FOENISIAN BADZIR RAB JETHBAAL ». La traduction en français donne : « Badezir phénicien de Tyr, fils aîné de JethBaal ». Un roi phénicien de Tyr portant ce nom Badezir ou Badezor ou encore Baal-Ezer II en phénicien, régna vers 850 av. J.-C.. Son père fut également roi de Tyr sous le nom de JethBaal ou EthBaal ou encore Ithobaal Ier. Cependant, le terme « phénicien » est grec et n'est pas utilisé par les Phéniciens eux-mêmes (ils utilisaient Kana`nim, c'est-à-dire « Canaanites »), ce qui pourrait indiquer une contrefaçon. Cette inscription semble n'être découverte qu'au début du XIXe siècle, à une période durant laquelle certains étudiants se passionnaient pour l'Antiquité. On sait en effet désormais que les prétendues preuves d'une présence phénicienne en Amérique sont des faux élaborés à la fin du XIXe siècle[1]. Néanmoins l'immense visage, que certains veulent voir et prétendent sculpté à même la falaise, de surcroît au sommet de l'à-pic, demeure pour eux une énigme historique. Il peut s'agir cependant d'une paréidolie. Aucune de ces prétendues découvertes, ni les inscriptions, ni le visage, n'a fait l'objet de publication scientifique reconnue.

Annexes[modifier | modifier le code]

Le « visage » de Pedra da Gavea.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maria Giulia Amadasi Guzzo, « Les Phéniciens en Amérique ? », in S. Moscati, Les Phéniciens, Stock, Paris, 1997, p. 657