Pectolite

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Pectolite[1]
Catégorie IX : silicates[2]
Pectolite - Poudrette, Mont Saint-Hilaire, Québec

Pectolite - Poudrette, Mont Saint-Hilaire, Québec
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute HCa2NaO9Si3Ca2Na[Si3O8OH]
Identification
Masse formulaire[3] 332,405 ± 0,012 uma
H 0,3 %, Ca 24,11 %, Na 6,92 %, O 43,32 %, Si 25,35 %,
Couleur incolore ; blanc ; blanc gris ; blanchâtre ; grisâtre ; gris ; rose ; vert ; rouge ; jaunâtre
Classe cristalline et groupe d'espace pinacoïdale - P 1
Système cristallin triclinique
Réseau de Bravais primitif P
Clivage parfait sur {001} et {100}
Cassure conchoïdale ; irrégulière.
Habitus agrégat ; radié ; massif ; sphéroïdal ; globulaire ; fibreux ; prismatique ; aciculaire ; tabulaire ; columnaire
Faciès aciculaire, prismatique
Échelle de Mohs de 4,50 à 5,00
Trait blanc
Éclat subvitreux ; soyeux ; nacré
Propriétés optiques
Indice de réfraction α=1,594-1,61, β=1,603-1,614, γ=1,631-1,642
Pléochroïsme x;y;z; incolore
Biréfringence Biaxial (+) ; δ = 0,0320-0,0370
Fluorescence ultraviolet possible
Transparence transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité de 2,84 à 2,90
Fusibilité fond à la bougie
Solubilité se gélifie avec l’acide chlorhydrique
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La pectolite est un minéral appartenant au groupe des silicates sous groupe des inosilicates de formule Ca2Na[Si3O8OH] avec des traces : K, Fe, Mg, Al et H2O. Les cristaux peuvent atteindre 15 cm[4].

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

La pectolite a été décrite par Franz Ritter von Kobell en 1828. Son nom vient du grec antique Pectos (« mettre bien ensemble »), en allusion aux groupements formés habituellement par ses cristaux.

Topotype[modifier | modifier le code]

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Jade d'Alaska[5] : cette appellation est interdite par le C.I.B.J.O (Word jewellery confederation).
  • Gonsogolite (Paul Heinrich von Groth, 1878)[6].
  • Stellite (T. Thomson, 1836) : décrit par Thomas Thomson à partir d'échanillons de Clyde Canal, près de Glasgow, la répartition « stellaire » des cristaux a inspiré le nom[7].

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Critères de détermination[modifier | modifier le code]

À l'acide 
La pectolite gélatinise avec l'acide chlorhydrique.
Par chauffage : lors d'un chauffage en éprouvette, émission de vapeur.

Variétés et mélanges[modifier | modifier le code]

  • larimar : nom commercial pour une pectolite bleutée massive exploités comme un matériau gemme. Originellement décrite à la mine de Larimar Philippines, Los Checheses, la Sierra de Baoruco, province de Barahona, en République dominicaine.
  • schizolite (Winther Chr., 1906) : variété riche en manganèse, de formule idéale Na(Ca,Mn)2[HSi3O9][8].

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

  • Elle forme une série avec la sérandite.
  • Elle fait partie d'un groupe de minéraux isostructuraux.
groupe de la wollastonite
  • Wollastonite-1A CaSiO3 P1 1
  • Wollastonite-2M CaSiO3 P 21 2
  • Wollastonite-3A-4A-5A-7A CaSiO3 P1 1
  • Bustamite (Mn,Ca)3Si3O9 P1 1
  • Ferrobustamite Ca(Fe,Ca,Mn)Si2O6 P1 1
  • Pectolite NaCa2Si3O8(OH) P1 1
  • Sérandite Na(Mn,Ca)2Si3O8(OH) P1 1
  • Cascandite Ca(Sc,Fe)Si3O8(OH) C1 1
  • Denisovite (K,Na)Ca2Si3O8(F,OH) Mono
  • Tanohataite! LiMn2Si3O8(OH) P1 1

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

Elle peut présenter les particularités de fluorescence, luminescence et triboluminescence.

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
minéral primaire des syénites à néphéline
minéral hydrothermal dans des cavités basaltiques et diabases
dans les serpentinites et péridotites
dans le métamorphisme des roches en haute teneur en calcium.
Minéraux associés 
zéolites, datolite, prehnite.

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

  • Canada
Poudrette, Mont Saint-Hilaire, Comté de Rouville, Québec[9]
  • France
Saint-Nabor, Obernai, Bas-Rhin, Alsace
  • Italie
Monte Monzoni, Val di Fassa, Trentin-Haut-Adige (topotype)
Sano, Mori, Monte Baldo, Trentin-Haut-Adige (topotype)[10]
Fittà, Soave, Province de Vérone, Vénétie (variété larimar)[11].
  • République Dominicaine
Mine Filipinas Larimar, Los Checheses, Sierra de Baoruco, Province de Barahona (variété larimar)[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Yoshikazu Ohashi et Larry W. Finger, « The role of octahedral cations in pyroxenoid crystal chemistry. I. Bustamite, wollastonite, and the pectolite-schizolite-serandite series », American Mineralogist, vol. 63, no 3-4,‎ mars-avril 1978, p. 274-288 (lire en ligne).
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh et Monte C. Nichols, The Handbook of Mineralogy : Silica, Silicates, vol. II, Mineral Data Publishing,‎ 1995.
  5. (en) Peter G. Read, Dictionary of Gemmology, Butterworth Scientific,‎ 1988, 2e éd., 266 p. (ISBN 978-0408029254), p. 5.
  6. (de) Paul Heinrich von Groth, Mineralogische Sammlung von Straßburg,‎ 1878, p. 258.
  7. (en) Thomas Thomson, Outlines of Mineralogy, Geology, and Mineral Analysis, Londres, Baldwin & Cradock,‎ 1836.
  8. (en) Waldemar T. Schaller, « The pectolite-schizolite-serandite series », American Mineralogist, vol. 40, no 11-12,‎ novembre-décembre 1955, p. 1022-1031 (lire en ligne).
  9. (en) László Horváth et Robert A. Gault, « The mineralogy of Mont Saint-Hilaire, Quebec », The Mineralogical Record, vol. 21, no 4,‎ juillet-août 1990, p. 281-359.
  10. (de) Franz von Kobell, « Ueber den Pektolith », Archiv für die gesammte Naturlehre, Karl Wilhelm Gottlob Kastner, vol. XIII,‎ 1828, p. 385-393 (lire en ligne).
  11. (it) Michele Mattioli, Marco Cenni et Giuliana Raffaelli, I minerali del veronese : Le mineralizzazioni secondarie delle rocce vulcaniche dei Monti Lessini, vol. 7, Museo di storia naturale, coll. « Memorie del Museo Civico di Storia Naturale di Verona / Sezione Scienze della Terra »,‎ 2008, 196 p. (ISBN 9788889230343), p. 147-153.
  12. (en) Robert Woodruff et Emmanuel Fritsch, « Blue pectolite from the Dominican Republic », Gems & Gemology,‎ 1989, p. 216-225 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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