Pauline Lafont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lafont.

Pauline Lafont

Nom de naissance Pauline Aïda Simone Medveczky
Naissance 6 avril 1963
Nîmes, France
Nationalité France Française
Décès 11 août 1988 (à 25 ans)
Gabriac, France
Profession actrice

Pauline Lafont, née Pauline Aïda Simone Medveczky le 6 avril 1963 à Nîmes et morte le 11 août 1988 à Gabriac en Lozère, est une actrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille cadette de la comédienne Bernadette Lafont et du sculpteur hongrois Diourka Medveczky.

Elle pose à moitié nue dès l'âge de 16 ans dans le numéro 191 du magazine Lui (décembre 1979) en compagnie de sa mère et de sa sœur Élisabeth Lafont. D'après le magazine Lui en 1983, ses mensurations sont 95-55-93 à cette date.

Son rôle majeur est celui de Lila dans le film L'Été en pente douce de Gérard Krawczyk en 1987.

Elle meurt accidentellement au cours d'une randonnée solitaire, après avoir chuté d'un pic d'une dizaine de mètres au lieu-dit L'Adrech sur la commune de Gabriac dans les Cévennes[1]. Elle passait alors des vacances chez son frère dans la maison familiale de La Serre du Pomaret de la commune de Saint-André-de-Valborgne. Partie seule pour une randonnée pédestre, sa famille a pensé qu'elle reviendrait pour le festival de Suisse où elle devait recevoir un prix[2]. Son corps quasiment à l'état de squelette a été retrouvé par un berger, au fond du ravin le 21 novembre 1988, soit plus de 3 mois après sa disparition et malgré de nombreuses recherches effectuées par son frère, l'armée et la police qui entend une centaine de personnes après une plainte contre X déposée par le frère de Pauline pour « arrestation arbitraire et séquestration ». Elle est alors identifiée par sa bague et sa denture. L'autopsie a démontré qu'elle avait été tuée sur le coup[3].

Entre le moment de sa disparition et la découverte de son corps, de nombreuses rumeurs ont circulé (retraite en couvent, fugue en Chine, suicide consécutif à une dépression à la suite d'une rupture amoureuse et d'une cure d'amaigrissement) et des témoins ont affirmé l'avoir vue[4]. Mi-novembre 1988, Guillaume Durand affirmera même en direct lors du journal de 20 h de la chaîne La Cinq qu'il a « des assurances selon lesquelles Pauline Lafont est vivante », après avoir reçu des informations d'un interlocuteur anonyme selon lesquelles « Pauline désirait prendre du recul. Elle sortira de sa cachette dans quelques semaines »[5], déclaration dont il s'excusera à plusieurs reprises auprès de sa mère Bernadette Lafont[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • M'oublie pas - 1986 - Auteurs compositeurs : Elli Medeiros / Jacno - L.J. Records
  • Privée d'épices - 1988

Remarques[modifier | modifier le code]

  1. Le soir, dépêche Associated Press, 22/12/1988
  2. Sabrina Champenois, « Bernadette Lafont, sans vague à l’âme », sur Libération,‎ 14 janvier 2013
  3. Sabine Cayrol, « Novembre 1988. Pauline Lafont, l'espoir perdu de Bernadette », Paris Match, no 2053,‎ 30 novembre 1988 (lire en ligne)
  4. « Il y a 25 ans, l’affaire Pauline Lafont », sur Le Dauphiné,‎ 25 juillet 2013
  5. Les médias, une éthique, une transgression, Jérôme Bourdon, Réseaux n° 78 CNET, 1996, p.
  6. Aude Dassonville, « Durand purge le passé », Libération,‎ 14 novembre 1997 (consulté le 26 juillet 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]