Pauline Lafont

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Pauline Lafont

Nom de naissance Pauline Aïda Simone Medveczky
Naissance
Nîmes, France
Nationalité France Française
Décès (à 25 ans)
Gabriac, France
Profession actrice

Pauline Lafont, née Pauline Aïda Simone Medveczky le à Nîmes et morte le à Gabriac en Lozère, est une actrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille cadette de la comédienne Bernadette Lafont et du sculpteur hongrois Diourka Medveczky.

Pauline Lafont est connue pour sa plastique généreuse[1].

Son rôle majeur est celui de Lila dans le film L'Été en pente douce de Gérard Krawczyk en 1987.

Elle meurt accidentellement au cours d'une randonnée solitaire, après avoir chuté d'un pic d'une dizaine de mètres au lieu-dit L'Adrech sur la commune de Gabriac dans les Cévennes[2]. Elle passait alors des vacances chez son frère dans la maison familiale de La Serre du Pomaret de la commune de Saint-André-de-Valborgne. Partie seule pour une randonnée pédestre, sa famille a pensé qu'elle reviendrait pour le festival de Suisse où elle devait recevoir un prix[3]. Son corps quasiment à l'état de squelette a été retrouvé par un berger, au fond du ravin le , soit plus de 3 mois après sa disparition et malgré de nombreuses recherches effectuées par son frère, l'armée et la police qui entend une centaine de personnes après une plainte contre X déposée par le frère de Pauline pour « arrestation arbitraire et séquestration ». Elle est alors identifiée par sa bague et sa denture. L'autopsie a démontré qu'elle avait été tuée sur le coup[4].

Entre le moment de sa disparition et la découverte de son corps, de nombreuses rumeurs ont circulé (retraite en couvent, fugue en Chine, suicide consécutif à une dépression à la suite d'une rupture amoureuse et d'une cure d'amaigrissement) et des témoins ont affirmé l'avoir vue[5]. Mi-novembre 1988, Guillaume Durand affirmera même en direct lors du journal de 20 h de la chaîne La Cinq qu'il a « des assurances selon lesquelles Pauline Lafont est vivante », après avoir reçu des informations d'un interlocuteur anonyme selon lesquelles « Pauline désirait prendre du recul. Elle sortira de sa cachette dans quelques semaines »[6], déclaration dont il s'excusera à plusieurs reprises auprès de sa mère (Bernadette Lafont)[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • M'oublie pas - 1986 - Auteurs compositeurs : Elli Medeiros / Jacno - L.J. Records
  • Privée d'épices - 1988

Remarques[modifier | modifier le code]

  1. Ses mensurations (95-55-93) sont mentionnées dans le périodique Lui en 1983. Elle pose nue dès l'âge de 16 ans dans le numéro 191 du magazine Lui (décembre 1980) en compagnie de sa mère et de sa sœur.
  2. Le soir, dépêche Associated Press, 22/12/1988
  3. Sabrina Champenois, « Bernadette Lafont, sans vague à l’âme », sur Libération,‎ 14 janvier 2013
  4. Sabine Cayrol, « Novembre 1988. Pauline Lafont, l'espoir perdu de Bernadette », Paris Match, no 2053,‎ 30 novembre 1988 (lire en ligne)
  5. « Il y a 25 ans, l’affaire Pauline Lafont », sur Le Dauphiné,‎ 25juillet 2013
  6. Les médias, une éthique, une transgression, Jérôme Bourdon, Réseaux n° 78 CNET, 1996, p.
  7. Aude Dassonville, « Durand purge le passé », Libération,‎ 14 novembre 1997 (consulté le 26 juillet 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]