Pauline Auzou

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Pauline Auzou (Paris 1775 - Paris 1835) est une peintre française. Elle est une élève de Jacques-Louis David et avait auparavant fréquenté l'atelier de Jean-Baptiste Regnault.

Pauline Auzou Autoportrait présumé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Jeanne-Marie-Catherine Desmarquets (parfois écrit Desmarquest), elle ajouta à son nom celui de La Chapelle, patronyme de la cousine qui l'avait adoptée, et utilisa le prénom de Pauline.

Élève de Regnault, elle acquit rapidement une grande notoriété. La plupart de sa production (peinture d'histoire, sujets mythologiques, scènes de genre, portraits, intérieurs) fut acquise par l'État, la Duchesse de Berry et la Société des Amis des Arts.

Elle participa à sa première exposition en 1793, peu avant son mariage.

Le 19 frimaire An II (9 décembre 1793) elle épouse Charles-Marie Auzou, papetier (auteur d'une lignée de papetiers parisiens). C'est à eux que Jacques Augustin Catherine Pajou et son épouse achèteront en 1820 une maison de campagne à Fontenay-aux-Roses.

Elle exposa une peinture de genre ou un portrait à chacune des expositions jusqu'en 1817. Il s'agissait de sujets pris dans l'histoire grecque, mais aussi de la peinture dite "d'histoire" : "Agnès de Méranie" en 1808, "Arrivée de l'archiduchesse Marie-Louise à Compiègne" en 1810, et "Adieux de l'archiduchesse à sa famille" en 1812. "Diane de France et Montmorency", en 1804, obtint les suffrages de la critique.

Elle réalisa trois cents dessins[1] qui furent reproduits dans le Journal des dames et des modes de La Mésangère.

Elle eut un atelier d'élèves à Paris pendant environ vingt ans.

Ses portraits, d'hommes comme de femmes, furent très appréciés : "Portrait de Volney", "Picard âgé", "Valayer, curé de Saint-Nicolas-des-Champs, 1816", etc.

Ses œuvres portent pour signature "Auzou" tout simplement.

Quelques-unes de ses œuvres sont conservées au Musée National de Versailles[2].

Pauline Auzou- Premier sentiment de coqueterie, 1804

Œuvres[modifier | modifier le code]

Envois aux Salons[modifier | modifier le code]

  • 1793, n° 777, Une Bacchante, n° 778, Une Étude de tête.
  • 1804, n° 8, Premier sentiment de coquetterie.

Œuvres conservées dans les Collections Publiques[modifier | modifier le code]

  • Portrait d'un musicien, Manchester, New Hampshire, États-Unis, Currier Gallery of Art.
  • Arrivée de l'archiduchesse Marie-Louise à Compiègne le 28 mars 1810. Musée national du château de Versailles et des Trianons.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Vivian Cameron « Portrait of a Musician by Pauline Auzou », Currier Galley of Art Bulletin, 1974, n° 2, 1-17.
  • Catalogue de l’exposition, Women Artists : 1550-1950, Los Angeles, New York, 1976, notice d’Ann Sutherland Harris et de Linda Nochlin, ISBN 0-87587-0732. Traduction française par Claude Bourguignon, Pascaline Germain, Julie Pavesi et Florence Verne, sous le titre, Femmes peintres, 1550-1950, Éditions des femmes, Paris, 1981, ISBN 2-7210-0208-2.
  • Dictionnaire Bénézit.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les planches gravées de ce périodique ne mentionnent pas son nom.
  2. données biographiques extraites de sa notice dans le Bénézit

Lien externe[modifier | modifier le code]

Quelques images google