Paulhac-en-Margeride

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paulhac.
Paulhac-en-Margeride
Blason de Paulhac-en-Margeride
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Le Malzieu-Ville
Intercommunalité Communauté de communes des Terres d'Apcher
Maire
Mandat
Edmond Martin[1]
2008-2014
Code postal 48140
Code commune 48110
Démographie
Population
municipale
104 hab. (2011)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 52″ N 3° 22′ 53″ E / 44.94778, 3.38139 ()44° 56′ 52″ Nord 3° 22′ 53″ Est / 44.94778, 3.38139 ()  
Altitude Min. 1 056 m – Max. 1 496 m
Superficie 15,79 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Paulhac-en-Margeride

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Paulhac-en-Margeride

Paulhac-en-Margeride est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Paulhacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la commune la plus au nord du département de la Lozère et de la région Languedoc-Roussillon. La plus au sud étant Lamanère dans les Pyrénées-Orientales, située à 389 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est marqué par deux événements majeurs :

  • entre 1764 et 1767, il est une des victimes de la célèbre Bête du Gévaudan.
  • en juin 1944, peu après le Débarquement en Normandie, il subit un massacre presque complet, comparable (en plus petites proportions) à ce que connaît au même moment Oradour-sur-Glane. Une plaque à l'entrée de la commune commémore l'événement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Paulhac-en-Margeride

Le blasonnement de Paulhac-en-Margeride est : d'argent aux deux bêtes du Gévaudan affrontées de sable, allumées et armées de gueules, sur un mont de sinople, surmontées d'une croisette de Malte aussi de gueules.

Cette création de Jean-Claude Molinier a été adoptée par la commune en 2001.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Paulhac-en-Margeride
Période Identité Étiquette Qualité
  1813 Joseph Chabanel    
1813 1824 Jean Barlier    
1824 1833 Guillaume Cellier    
1833 1835 Laurent Lèbre    
1835 1848 Joseph Vissac    
1848 1856 Pierre-Félix Privat    
1857 1868 Jean-Pierre Pascal    
1867 1870 Jean-Baptiste Vissac    
1870 1878 Pierre-Félix Privat    
1878 1900 Jean-Baptiste Lèbre    
1900 après 1902 Férréol Privat    
    ... ...    
1995   Edmond Martin DVD Aubergiste

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320 204 315 215 274 302 282 311 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 329 340 328 325 350 336 327 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338 349 326 244 268 217 241 200 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
211 192 178 154 127 120 110 108 104
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie-Jeanne Valet, servante du curé Bertrand-Louis Dumont de Paulhac : âgée de 20 ans, elle fut attaquée avec sa sœur cadette Thérèse Valet et combattit le 11 août 1765 la Bête du Gévaudan, ce qui lui valut le surnom de « pucelle du Gévaudan » par Antoine de Beauterne.

Son combat est représenté par la statue d'Auvers en Haute-Loire.

  • Alfred Coutarel alias « Commandant Bartho » (1907-1962), s'engage dans la Résistance et devient le responsable des moyens logistiques du maquis du mont Mouchet commandé par le colonel Coulaudon. Ses exploits lui valent de voir sa tête mise à prix par l'occupant et plusieurs décorations. Après la guerre, il participe à la vie des associations lozériennes et devient le vice-président de la Ligue Auvergnate. Ses amis reconnaissants, lui ont élevé une stèle à l'entrée du cimetière de Paulhac[4].

Langue[modifier | modifier le code]

Le dialecte encore parlé dans le village est auvergnat, comme celui des communes qui le jouxtent au sud.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du conseil général de la Lozère
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Lou Païs, n° 397

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :