Paula Maxa

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Maxa, nom de scène de Marie-Thérèse Beau, (7 décembre 1898 - 23 septembre 1970) était une actrice de théâtre française, spécialisée dans les rôles de victimes dans les pièces du Grand Guignol, de 1917 à 1933.

Surnommée la "Sarah Bernhardt de l'impasse Chaptal" et "la femme la plus assassinée au monde" pour avoir été mise à mort 30 000 fois sur scène, son jeu scénique se caractérisait par l'outrance des gestes, les cris d'épouvante, les yeux exorbités, les larmes ou la simulation de crise de nerfs[1].

Selon ses souvenirs[2], elle aura en effet été "flagellée, martyrisée, coupée en tranches, recollée à la vapeur, passée au laminoir, écrasée, ébouillantée, saignée, vitriolée, empalée, désossée, pendue, enterrée vivante, bouillie au pot-au-feu, éventrée, écartelée, fusillée, hachée, lapidée, déchiquetée, asphyxiée, empoisonnée, brûlée vive, dévorée par un lion, crucifiée, scalpée, étranglée, égorgée, noyée, pulvérisée, poignardée, revolvérisée et violée".

Son principal partenaire de scène au Grand Guignol était Georges Paulais.

Il lui est arrivé de quitter ses rôles fétiches pour des productions moins sanglantes, des comédies de boulevard et quelques rôles au cinéma. En 1933, elle fut directrice d'un théâtre voisin de Pigalle, le Théâtre du Vice et de la Vertu, rue Fontaine.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Grand-Guignol, théâtre des peurs de la Belle Époque, collection Bouquins (Robert Laffont).
  2. Maxa, « Quinze ans au Grand-Guignol ou la poésie de la peur », Les Annales n° 182, 72e année, décembre 1965.