Paul Splingaerd

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Le général Paul Splingaerd (林辅臣 - Lin Fuchen), vêtu en mandarin. On distingue sur sa poitrine le « carré mandarin » orné de l'envol de grue qui est le signe de son rang (1906)

Paul Splingaerd, né à Bruxelles le 12 avril 1842 et décédé à Xi'an, Shaanxi (Chine) le 26 septembre 1906, est un mandarin chinois de haut rang, d’origine belge, de la fin de la dynastie Qing.

Il part en Chine à l'âge de 23 ans, et y accompagne tout d'abord une mission en Mongolie de la nouvelle Congrégation du Cœur Immaculé de Marie[N 1] [CICM] ; puis il se lance dans le commerce des fourrures et du poil de chameau, avant d'entrer au service de Li Hongzhang - un homme d'État de tout premier plan à la fin de la dynastie des Qing - pour le compte duquel il s'occupe des douanes dans le Gansu. En remerciement de ses services, Li Hongzhang le nomme mandarin à « bouton rouge », au sommet de la hiérarchie des hauts fonctionnaires de l'Empire chinois. Il termine sa carrière en Chine comme agent de Léopold II et conseiller du gouvernement du Gansu.

Son nom officiel en Chine est Lin Fuchen[1] (林辅臣) mais il est connu sous d’autres noms dont 斯普林格尔德[2] qui est la translittération en chinois de son nom belge[3]. On trouve par ailleurs de nombreuses références à lui sous le nom de « Splingaert »[4] et de « Ling Darin 林大人»[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les premières années[modifier | modifier le code]

Enfant déposé dans un tour d'abandon de Bruxelles[N 2], il est élevé dans un village du Brabant flamand, Ottenburg, successivement dans les familles Depré et Vandeput. Élevé à la ferme, il est infra-scolarisé et ne bénéficie d'aucune culture générale. Il restera quasi illettré[6] toute sa vie[7]. C'est lors de son service militaire à Bruxelles qu'il rencontre l'aumônier général[8] Théophile Verbist qui veut former un ordre missionnaire. À la fin de son service, Paul trouve un emploi de domestique [9], mais il est vite récupéré par Verbist au même titre[10]. Paul Splingaerd restera dans les premiers locaux de la nouvelle congrégation à Scheut (Anderlecht - Bruxelles) pendant deux ans.

Départ pour la Chine[modifier | modifier le code]

Théophile Verbist (1823-1868), provicaire apostolique de Mongolie ici à Siwanzé (Mongolie intérieure) en 1866, créateur de la congrégation des Missionnaires de Scheut (CICM) qui fut le patron de Paul Splingaerd pendant 6 ans

En 1865, Verbist lui propose de l'accompagner en Mongolie[11] comme aide-laïc[12]. Sans attache familiale, Paul Splingaerd accepte et change ainsi sa destinée. C'est ainsi qu'il se joint à la première mission en Mongolie des prêtres de la nouvelle Congrégation du Cœur Immaculé de Marie[13] – les 'Scheutistes'. Bien qu'il n'y ait eu que quatre prêtres et lui, cet évènement est rapporté dans des dizaines de livres écrits sur cette époque[14]. Sur leur route vers la Chine, ils passèrent par Rome et furent reçus en audience privée par le pape Pie IX qui conversa avec le jeune Paul[15].

Il apprend à parler chinois[N 3] avec une rapidité étonnante, sans livre et simplement par l'écoute. Après la mort du fondateur, Théophile Verbist, (en 1868)[N 4] il part de Xiwanzi[16] (西彎子 Mongolie-intérieure, actuellement dans la province du Hebei), où la mission était établie et quitte les prêtres pour la délégation prussienne de Pékin (北京) où il joue les transporteurs de fonds[17] . C'est à l'occasion d'un de ses voyages vers Tientsin qu'il est amené à tuer un commerçant russe du nom de Tchernaief[18] qui lui cherchait noise alors qu'il transportait de l'argent et ceci pour se défendre[N 5]. Cette affaire fit grand bruit à l'époque dans les milieux diplomatiques[19], car Paul Splingaerd n'était pas couvert par un passeport personnel[20] et risquait la décollation. Il est cependant acquitté par la justice[21].

C’est à cette époque qu’il entre en rapport avec le célèbre géologue allemand, Ferdinand von Richthofen qui cherche un guide-interprète et qui est mandaté par la Chambre de Commerce de Shanghai et sponsorisé par l'American mining Compagnies pour une tournée de prospection au travers la Chine. Splingaerd accepte de l'accompagner, sans doute un peu pour se faire oublier. Les deux hommes parcourent en sept voyages la plus grande partie de la Chine[N 6] pendant 42 mois pour y relever les sites de houille, de minéraux, de flore, etc. (1868-1872). Splingaerd guide le savant et le protège, cherchant les échantillons et les classant. Il s'initie ainsi à la minéralogie et à la géomorphologie. Cette connaissance lui sera précieuse tout au long de sa carrière. Dans ses cahiers de voyage, von Richthofen ne tarit pas d'éloge pour son compagnon[22], insistant sur son courage et ses facultés de communication avec les autochtones[23].

À la fin de son contrat avec le baron (1872), il devient commerçant et trafique des fourrures, de la laine et du poil de chameau qu’il va chercher en Mongolie en ramenant des biens de la côte. Il crée la firme Splingaerd-Graesel[24], soutenu financièrement par Jardine Matheson & Co. Il s’établit à Kalgan (Zhangjiakou 張家口 - Hebei) puis à Guihuacheng (Huhehote - 呼和浩特 - La Ville Bleue), au-delà de la Grande Muraille. Mais c'est un commerce saisonnier, qui nécessite de longs voyages. Paul Splingaerd se montre trop généreux avec les personnes qu'il côtoie, et se fait voler par ses employés et sous-traitants pendant les transports[25], ce qui ajoute au risque représenté par les brigands ; il ne semble donc pas exceller en tant que commerçant. Il cherche un emploi plus stable, d'autant qu'il a maintenant charge de famille[N 7].

Au service de Li Hongzhang[modifier | modifier le code]

Li Hongzhang (李鴻章) (5 février 1823 - 7 novembre 1901), qui fonde l'Armée de Beiyang, après avoir lutté contre les Taiping.

Paul Splingaerd était entré en relation avec le vice-roi du Petcheli (北直隶), le grand Li Hongzhang (李鴻章), dès l'époque de Richthofen, et est donc connu de lui. Le ministre le nomme officier des douanes grâce à l’appui de l’allemand Gustav Detring, commissaire des douanes maritimes chinoises, et Paul Splingaerd entame ainsi sa carrière de mandarin (1881). Il est en poste dans la ville de Suzhou[26] (dans le Gansu, et non dans le Jiangsu), aujourd’hui connue en tant que Sùzhōu Qū, à trois mois de caravane de la côte[27], pour percevoir l’impôt et les taxes[28]. Cette fonction de douane découlait des accords sino-russes dits de St-Petersbourg (24 février 1881 julien) qui imposaient aux Chinois d'établir un poste frontière sur cette branche de la Route de la soie. Il y restera 14 ans avec sa femme Catherine Li-Tchao qu’il épouse en 1873 et qui lui donne 13 enfants ; il pratique bénévolement la médecine et la chirurgie[N 8] et introduit le vaccin contre la variole, qui tue les enfants et défigure les jeunes femmes qui en échappent. Disposant d'un palais de fonction[29] (yamen), d'un secrétariat et de serviteurs, sa position est proche d'une sinécure. C'est la raison pour laquelle Li Hongzang l'envoie régulièrement à l'ouest (dans le Xinjiang), vers Urumqi, en mission de prospection ou même dans le Gansu. A Suzhou, Paul reçoit généreusement tous les Européens de passage et contrôle les caravanes de marchandises[30]. C'est ainsi qu'il se débrouille en russe et en turc[N 9], outre le mongol.

En 1896, il quitte cette fonction[31] pour pourvoir à l’éducation de ses enfants qu'il place à Shanghai chez les Sœurs Auxiliatrices et les Frères Maristes afin de les européaniser[32], leur langue maternelle étant le chinois, et devient inspecteur aux mines[33] de Kaiping (1896), non loin de Tientsin (Tianjin 天津 ) qui est a quelques jours de navigation de Shanghai où il a laissé ses enfants aînés. Doté d’une remarquable capacité pour apprendre rapidement les langues, d’un sens de la communication et de la négociation avec les Chinois hors du commun, il finit par être utilisé par le roi de Belgique Léopold II pour aider les différentes missions que celui-ci envoie en Chine dans le cadre de son ambition de trouver des débouchés pour l’industrie belge (voire de coloniser le Gansu)[34]. Splingaerd se voit nommé chevalier de l’Ordre de la Couronne (Belgique-1898)[35] et devient Commissaire de l’État indépendant du Congo (1900), tandis que Li Hongzhang (李鴻章) le porte au sommet du mandarinat en lui accordant le bouton rouge[N 10] et la plume de paon[36].

Au Gansu[modifier | modifier le code]

Paysage du désert de Gobi, en Mongolie.

Survient la révolte des Boxers en 1900 alors qu’il était en mission[37] dans le Gansu avec le colonel belge Fivé[38] ; jugeant trop dangereux de se diriger vers Xi'an pour atteindre Shanghai Splingaerd conduit les membres de la mission vers le transsibérien, traversant le désert de Gobi. Bien qu'aidé par la chrétienté locale[39] et par le prince Alashan Wang[40] (le frère du roi de Mongolie), son ami depuis plus de vingt ans[41], ce périple au travers du désert le plus aride et le plus froid du monde affecte sa santé. Les officiers belges continuent seuls vers Irkoutsk (Иркутск)[42]. Après avoir attendu de nouvelles instructions à Ourga (Oulan Bator - Улаанбаатар), capitale de la Mongolie extérieure pendant de nombreux mois[N 11], revenu à Pékin, il reçoit une nouvelle mission qui consiste à parcourir de nombreuses provinces en qualité de juge itinérant et de général de brigade[43] afin d’établir un rapport sur les dommages de la guerre civile qui ont affecté particulièrement les missions et de récupérer les jeunes filles chinoises chrétiennes qui avaient été vendues aux musulmans, tout en poursuivant et jugeant les brigands et les chrétiens revanchards[44]. Ultérieurement, il effectuera des missions diverses pour le compte de l'EIC ou pour Li Hongzhang mais il ne renouvelle pas son contrat avec l'EIC. Après cette période (printemps 1905), le général Paul Splingaerd sans emploi se retrouve à Lanzhou (兰州), capitale provinciale du Gansu où il devient conseiller du vice-roi Peng[45]. Avec lui il échafaude une série de projets en mettant en avant les possibilités offertes par la Belgique pour le développement du Gansu[46]. Le vice-roi l’envoie donc en Belgique (fin 1905)[47] pour recruter les techniciens et ingénieurs capables de construire un pont, rechercher les minéraux, diriger des usines, etc. Après plusieurs mois, le général Splingaerd revient en Chine avec trois ingénieurs[N 12] mais sans solution pour le pont (qui sera construit par les Allemands)[N 13].

En cours de route, partant de Pékin pour se rendre à Lanzhou, il doit s'aliter alors qu'il arrive à Xi'an - 西安 (Shaanxi - 陕西), et meurt le 26 septembre 1906[48] après avoir confié ses projets à son fils aîné, Alphonse Bernard Splingaerd (Lin Ah De - 林阿德) qui conduira les techniciens belges pour les présenter au vice-roi Peng Yingjia et qui s'efforcera plus tard de poursuivre l’œuvre de son père. Paul Splingaerd était resté 41 ans en Chine. Il est inhumé au cimetière chrétien de Chala[49], au centre de Pékin, aux côtés de Ferdinand Verbiest et de Matteo Ricci, dont les monuments sont aujourd'hui disparus.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sa personnalité[modifier | modifier le code]

La personnalité de Paul Splingaerd est controversée. Ceux qui l’ont connu, parfois pendant plus de trente ans, ont tendance à le porter au pinacle[50], ne parlant que de sa bonté, de son courage, de l’aide apportée par lui, de ses nombreux enfants[51] et de son bénévolat[N 14]. D’autres auteurs, qui ne l’ont pas connu et qui l’ont étudié au travers des archives – parfois de première main - en recherchant plutôt ce qu’il avait fait pendant une partie de sa vie, ont une vision plus critique[52] voire assez négative[53]. Nonobstant ces considérations, les auteurs ne peuvent s’empêcher de reconnaître ses qualités. Avec les années, Lin Fuchen a gardé son sentiment patriotique à l’égard de la Belgique et il est demeuré le même que durant sa jeunesse. Mais son point de vue pro-chinois s’accommode mal des ambitions hégémoniques de Léopold II et de ses agents, ce qui amène des frictions[54]. Paul Splingaerd n'a pas l’esprit « colonialiste » et est devenu au fil du temps plus chinois que les Chinois.

Sa femme Catherine[modifier | modifier le code]

Catherine Li, la femme de Paul Splingaerd - Shanghai 1896
« Carré mandarin » de Catherine Li, la femme de Paul Splingaerd, sur son kimono conservé en collection privée

Catherine, la femme de Paul Splingaerd, d’origine mandchoue[55] est une chrétienne[N 15], qui faisait ses études d’institutrice à Eul-Shey-San-Hao (Mongolie intérieure). Elle se destine à la vie religieuse. Sa mère s’était remariée à un Tchao, chrétien connu pour son honorabilité. Le mariage de Paul en 1873 est organisé à la chinoise, avec un prêtre et une religieuse en lieu et place des parents[56]. Il faut de longues années à Paul Splingaerd pour faire reconnaître ce mariage par le consulat belge[N 16], le mariage de nature religieuse antérieur au mariage civil étant interdit en Belgique. Les enfants acquièrent ainsi la citoyenneté belge, conservée par succession jusqu’à certains arrière-petits-enfants. Catherine a fort à faire pour élever ses nombreux enfants, d’autant que Paul s’éloigne souvent pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et que son revenu n’est pas élevé[N 17]. Elle décède en 1918 et est inhumée aux côtés du général au cimetière de Chala-Eul à Pékin[57].

Descendance[modifier | modifier le code]

Ses filles[modifier | modifier le code]

Rosa Splingaerd, en religion Mère Clara, en habit des Dames Auxiliatrices des Ames du Purgatoire - Shanghai vers 1900

Quatre filles du mandarin deviennent religieuses[58] dans la congrégation française des Dames Auxiliatrices des Âmes du Purgatoire et sont enseignantes[59] sur le complexe de Sen-Mou-Yeu à Zikawei (Xujiahui - Shanghai). L’aînée, Marie (1874-1933), en religion Mère Saint Jérôme, meurt à Shanghai ; la première des jumelles, Clara (1875-1951), en religion Mère Sainte Rosa, décède à San Francisco, Californie ; la seconde jumelle, Rosa (1875-1968), en religion Mère Sainte Clara décède à Épinay-sur-Seine – Essonne – France ; la quatrième, la plus jeune, Anna Splingaerd (1881-1971), en religion Mère Sainte Dosithée, meurt également dans l’Essonne. Ces deux dernières avaient été expulsées de Chine en 1951.
Les quatre plus jeunes filles épousent quatre Belges, ingénieur ou personnel de cadre. Trois décèdent en Belgique et une en Italie[N 18]

Ses fils[modifier | modifier le code]

Alphonse Splingaerd (林阿德), fils ainé de Lin Fuchen, dont une des filles épousa un des fils de Liang Ruhao 梁如浩 - Lanzhou 1908

Ils épousent tous trois des chinoises de Lanzhou, de la même famille (les Tchang-Zhang 张). Alphonse Bernard Splingaerd (1877-1943) (Lin Ah-De 林阿德 ) est à l’origine interprète à la légation belge de Pékin[60], avant qu’il ne parte au Gansu comme conseiller (林參贊) du vice-roi Peng[61]. Plus tard, il établit une ligne de navigation sur le fleuve Jaune (Huang He) avec du matériel américain, après avoir fait construire un premier bateau à aubes[62] à Hoboken (Anvers). Il meurt quasi ruiné par les Japonais en 1943. Il avait deux garçons et trois filles. Son courage pendant les 55 jours de Pékin[63]. lui vaut quatre décorations[64] dont une de Commandeur et une autre de Grand-Croix.

Remy François Xavier Splingaerd (1879-1931), lui, fait carrière comme agent commercial et personnel de cadre aux Mines de Kaiping. Il a huit filles et un garçon. Remy meurt jeune en 1931.

Jean-Baptiste Splingaerd (1888-1948), enfin, fait une carrière intéressante aux chemins de fer chinois[65] avant de devenir un personnage important de la CTET[N 19]. Son nom chinois est Lin Zi-Xiang (林子香). Il n'a aucun enfant de ses deux épouses[66].

Bilan[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Paul Splingaerd (林辅臣 - Lin Fuchen) vers 1898

Elle se distingue par son éclectisme mais reste focalisée par la personnalité du sujet. Si l’on fait abstraction des Scheutistes et de Li Hongzhang, les individus qui ont le plus infléchi sa carrière sont allemands : le jeune Allemand Laurent Franzenbach qui l'entraîne à Péking et lui procure son emploi au consulat prussien[67], Von Richthofen qui poursuit son instruction et l’oblige à s’initier aux différents idiomes locaux et le présente à Li, l’Allemand Graesel qui monte avec lui un commerce[68], l’Allemand Gustav Detring[69] qui le fait nommer fonctionnaire des douanes aussitôt expédié à l’extrémité Ouest de la Grande Muraille, de nouveau Detring quinze ans plus tard qui lui procure un emploi comme agent aux Mines de Kaiping[70]. C’est également von Richthofen qui attire l’attention du roi Léopold II sur Splingaerd dès que celui-ci eut lu ses ouvrages.

Paul Splingaerd dispose d’un entregent remarquable ; il a beaucoup d’amis et ne les néglige pas. Le meilleur exemple fut Detring (1842-1913), alors un personnage influent et riche, considéré de facto comme le maire non officiel de la ville de Tianjin. Les cinq dernières années de sa vie sont en quelque sorte le bénéfice des trente-cinq années précédentes. Il va alors cumuler plusieurs activités dont celle d’être agent de Léopold II, de fonctionnaire militaire chinois, et de conseiller du vice-roi malgré une santé déclinante. On ignore s’il était toujours agent des Mines de Kaiping après le décès de Li Hong Zhang, survenu le 7 novembre 1901 après la signature du désastreux Protocole de paix Boxer (7 septembre 1901). Son contrat comme Commissaire de l’État indépendant du Congo est prorogé de nouveau pour cinq ans mais il ne l'accepte pas[71]. Ce contrat prévoit qu’il reçoit désormais ses instructions via les CICM[72]. Paul Splingaerd travaille jusqu’au bout de ses forces pour sa famille, pour sa patrie et pour la Chine et il est mort en fonction à l'âge de soixante-quatre ans et sept mois.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Défense des intérêts belges[modifier | modifier le code]

Il faut mettre à l’actif de Paul Splingaerd l’implantation de la colonie belge de Lanzhou (1906-1911)[73] qui participe à l’industrialisation primitive de la ville, ainsi que l’idée de faire construire un pont métallique sur le Fleuve Jaune par les Occidentaux avec des capitaux chinois.

Il rend d’inestimables services aux Scheutistes et à la chrétienté chinoise en général et favorise les relations sino-belges pour des projets de concessions. Ainsi, l'une de ses plus célèbres interventions est le rôle qu'il joue pour introduire le comte Charles d'Ursel[74] (intervenant après l'échec de la mission Dufourny-Walin[75]) auprès de Li Hongzhang et pour mettre en avant la compétence des Belges pour la construction du chemin de fer de Pékin à Hankou (réalisé en fin de compte sous la direction de l'ingénieur Jean Jadot), malgré la vive compétition avec la France, la Russie et la Grande-Bretagne[76].

Divers[modifier | modifier le code]

Aventurier d'exception, doué d'une résistance physique exceptionnelle dans sa jeunesse, autodidacte doué et polyglotte[N 20], Paul Splingaerd est cité dans de nombreuses publications et livres comme étant un homme courageux et altruiste qui était incontournable pour tout Européen voyageant en Chine à son époque. Paul Splingaerd est le premier étranger à posséder des manuscrits (un cadeau du gouverneur Ting-Dong)[77] découverts par Wang Yuanlu dans les grottes de Mogao à Dunhuang. Mais il les offre alors en cadeau au général Geng[44] qui les donne lui-même à Aurel Stein. Ce dernier s'empresse d'aller aux grottes pour emporter une grande partie de ce qu'elles contiennent (1907)[78].

Lors de son retour en Europe, en 1906, il est reçu plusieurs fois par la famille d’Ursel. Ils ne sont pas du même monde, lui étant un ancien domestique et eux d’une famille de noblesse séculaire, mais ils reconnaissent ainsi en lui les qualités intrinsèques de l’homme qui avait offert le Pékin-Hankou à la Belgique grâce à ses qualités de négociateur et son you ming[N 21]. Sa sphère d’influence dans le nord du Gansu est si importante que d’aucuns disent que son courage, son autorité et sa renommée auprès des mandarins locaux ont tempéré les exactions des Boxers et qu’il aurait de ce fait épargné de nombreuses vies[79].

Revers[modifier | modifier le code]

Le pont de Lanzhou sur le Fleuve Jaune dans sa forme primitive - 1909.

La réalisation du pont semblait réservée à Paul Splingaerd[80]. Mais si en Chine, il est connu de tous à 1000 km à la ronde, s’il y est nanti de fonctions civiles et militaires importantes, rendant la basse-justice et estimé de tous[81], il n’en est pas de même lorsqu’il débarque au printemps 1906 en Belgique où il est inconnu. Le roi doit le recevoir, ce qui semble normal en sa qualité de Commissaire du Congo[N 22],[82]. Mais Splingaerd ne se présente pas en Belgique à ce titre, mais comme un officiel de la Cour Impériale de l'Empire du Milieu en mission commerciale. Le roi ne le reçoit pas[83]. Or Splingaerd aurait grandement tiré profit de cet honneur car il ne possède pas les relations nécessaires dans les milieux militaires, financiers et industriels auxquels il doit s’adresser. Si son voyage en Belgique ne peut être considéré comme un échec - car il revient avec des ingénieurs d’autres suivront après son décès - ce n’est pas lui qui réalise finalement le pont. Il est revenu sans proposition. Cette situation est connue rapidement à Lanzhou et 21 jours après son décès, le contrat de réalisation du « Premier pont métallique sur le fleuve Jaune » est signé par les autorités chinoises compétentes avec la firme Telge et Schroeter de Tianjin[N 23].

Commémorations[modifier | modifier le code]

L'église d'Ottenbourg, avec la statue du mandarin Paul Splingaerd, par René Hallet.

Très fière de son illustre enfant, la commune de Huldenberg-Ottenbourg, où il avait passé sa jeunesse, s’est dotée en 2006 d’un monument à l’effigie du mandarin, à l’initiative de la société historique locale. Une statue a également été érigée en 2008 à Jiuquan (Gansu) en l’honneur de Lin Fuchen, au titre de bienfaiteur historique de la ville. Ses descendants actuels en vie au nombre connu d’environ 310 sont dispersés dans une vingtaine de pays dans le monde mais il en reste peu en Chine continentale ou à Taïwan. Huit d’entre eux ont été honorés par la ville de Lanzhou, en 2009, comme citoyens d’honneur à l’occasion du centième anniversaire du pont Zhongshan (Sun Yat-sen)[84], le premier pont métallique sur le Fleuve Jaune construit en 1909 dont avait rêvé Paul Splingaerd, en reconnaissance de la participation de leur ancêtre à la modernisation de leur cité. Paul Splingaerd a aussi servi d’inspiration pour un personnage dans au moins deux romans : The Gift, roman de Vladimir Nabokov publié en anglais en 1963[85], et le personnage de Mo-sieu dans celui de Jean Blaise, Maator le Mongol[86] . En outre, une comédie musicale signée par l'artiste belgeTone Brulin De staart van de mandarijn (1988) s'inspire également du mandarin[87]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. CICM: Congregatio Immaculati Cordis Mariae
  2. Il est le fils de Pauline Splingart (sic), né de père inconnu, et abandonné, « vêtu de deux bonnets, d'une chemise, d'une camisole de coton et d'un encullot de toile », selon le site www.goens-pourbaix.be. et Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 14; voir également acte de naissance de la Ville de Bruxelles en Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 16. La famille Splingart ou Splengart est originaire du Hainaut depuis le dix-septième siècle
  3. Il faut entendre ici qu'il s'agit du chinois mandarin parlé dans le nord mais probablement mâtiné d'un chinois plus vernaculaire
  4. Le père fondateur est décédé du typhus exanthématique contracté en soignant un chrétien mourant - Van Segvelt était déjà mort du même mal l'année précédente. Les conditions sanitaires dans lesquelles les nouveau arrivants, originaires d'un milieu urbain européen, étaient effroyables. Splingaerd y résista toute sa vie
  5. En fait, les chroniqueurs de l'époque ne sont pas d'accord sur la question de l'arme utilisée: soit le couteau, soit le pistolet, soit le sabre - voir Spae à partir de la page 47
  6. Ils parcourent ainsi onze des dix-huit provinces. Paradoxalement, Splingaerd et Richthofen n'ont pas été dans le Gansu ni vers le nord du Tamalkan, alors que c'est le baron qui possède la paternité du terme Route de la soie
  7. En fait, on ignore la raison exacte de son abandon des affaires car d'autres y ont fait fortune
  8. Cette faculté de Paul Splingaerd, due à son habilité native, serait qualifiée aujourd’hui de « pratique illégale de la médecine ». Il avait aménagé une partie de son palais à cet effet, sa femme et ses filles aînées servant d’infirmières. Ce bénévolat inattendu de la part d’un fonctionnaire s’est imprimé dans l’esprit de la collectivité de Jiuquan au point qu’après plus de cent ans, une statue lui fut érigée.
  9. Il faut entendre par turc, la langue pratiquée dans le Xinjiang nord et sud et dans le désert du Taklamakan, c'est-à-dire le ouïghour
  10. Le ding ou ding zi est un insigne extérieur du niveau du fonctionnaire chinois. Porté sur la coiffe d’hiver ou de cérémonie, il est de corail ou rubis selon la matière utilisée pour le plus haut niveau. La broderie portée sur la poitrine est également le signe extérieur du niveau. L’envol de grue étant le plus haut niveau civil tel qu’il se trouve sur la poitrine de Lin Fuchen.
  11. Paul était dans cette ville avec son fils Remy François Xavier, qui y poursuivait sa scolarité ; sa femme Catherine était restée au yamen du vice-roi de Lanzhou
  12. Jean-Jacques Muller (穆赉 Mu Lai)- (1878-1918) est ingénieur textile originaire de Verviers. On ne connait pas exactement les qualifications d'Émile Thybaert (戴世拨 Dai shi bo), sans doute ingénieur mécanicien responsable des puits de pétrole ; Robert Geerts (贺尔慈 = He Erci) est engagé au titre de chimiste mais est également géologue. Ce dernier parle couramment chinois et compte dix années d'expérience en Chine et connaissait préalablement Splingaerd car il aurait travaillé avec lui aux Mines de Kaiping d'après un document sans signature que l'on trouve au Kadoc sous référence A IV b 2 4 2
  13. Telge & Schroeter de Tianjin - L'architecte était un ingénieur civil américain sorti du Cornell University qui se nommait Robert Coltman
  14. La stèle gravée qui accompagne la statue de Paul Splingaerd à Jiuquan dans le Gansu insiste sur cette notion.
  15. En qualité de mandchoue, Catherine n'avait pas les pieds bandés, ce qui ne sera pas le cas de ses trois belles-filles.
  16. Il n'y avait pas de représentation consulaire de la Belgique à l'époque; voir original in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.b.3.1 de la lettre de la légation de Belgique N° 542 datée de Pékin du 9 septembre 1899 qui est la reconnaissance de la validité du mariage
  17. Le fonctionnaire chinois est mal rémunéré par le gouvernement ce qui engendre la corruption. Il tire le principal de ses revenus de ses rapports avec la population – conseils, litiges, conciliations, arbitrages, etc.
  18. Lucie épouse Albert Paternoster, de Gand, Catherine épouse Louis Castaigne, de Heist ; Pauline, Jean-Jacques Muller, de Verviers ; Thérèse, Robert Vahrenkampf, de Verviers également.
  19. Compagnie internationale de Tramways et d’Éclairage de Tientsin
  20. Outre qu’il émaille ses lettres d’expressions latines toutes faites apprises des prêtres, Paul Splingaerd parle flamand, français, anglais et allemand. C’est sans compter sa connaissance du chinois mandarin et de nombreux idiomes locaux, ainsi que celle du mongol, du turc et du russe. Un journal évoque qu’il connaissait l’hébreu, sans doute appris de ses rapports avec les commerçants juifs de Kalgan où ils étaient nombreux.
  21. Littéralement cela signifie « avoir un nom », « avoir de la notoriété »
  22. Il n'est cependant pas établi qu'il faille encore considérer Paul Splingaerd comme étant un agent de Léopold II au printemps 1906, car son contrat date du début 1900 et ne devait durer que cinq ans. Début 1906, il était révolu
  23. Ces contrats existent toujours et se trouvent exposés dans les locaux des Archives Locales de Lanzhou ; on y voit le cachet de l'Empereur

Références[modifier | modifier le code]

  1. C'est le nom qui lui avait été donné pour le passeport collectif des missionnaires lors de son entrée en Chine: Lin Fuchen, sur goens-pourbaix.be (consulté le 27 juillet 2011); voir également Spae page 36; le passeport original daté du 23 novembre 1865 est conservé in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A II a.2.1.12
  2. Littéralement, en translittération pinyin : sī pǔ lín gé ěr dé. Voir aussi 斯普林格尔德, translittération en chinois du nom Splingaerd, sur qkzz.net (consulté le 28 janvier 2010)
  3. On retrouve son nom chinois sur l'inscription de la statue de Lin Fuchen à Suzhou et également sur la pierre tombale de son fils Jean-Baptiste Splingaerd au cimetière chrétien de Chala à Pékin. Ce cimetière fut saccagé à l'époque de la Révolution culturelle et cette tombe (ainsi que celle de Paul Splingaerd) n'existe plus. Voir une photographie sur site privé Tombe de Jean-Baptiste Splingaerd visité le 28 février 2010
  4. Recherche sur Splingaert. Exemple : From Pekin to Sikkim: Through the Ordos, the Gobi Desert and Tibet par Jacques De Lesdain, page 135 de 308, Kessinger Publishing 2007 ISBN 0-548-21971-0 9780548219713
  5. Ling Darin : il semble que Lin ait été volontiers nommé Ling dans le nord du Gansu et dans les provinces de l'ouest, le long de la route de la soie. Darin 大人 ou Taren 太人 ou Ta-jen est un prédicat signifiant Grand homme ou Excellence auquel avait droit un personnage de son rang (dà rén, en pinyin). Voir Across Asia on a Bicycle - The Journey of two American students from Constantinople to Peking de Thomas Gaskell Allen, jr. and William Lewis Sachtleben 2003 167 pages ISBN 1-58742-020-1
  6. Lederer 1977, p. 350 cite le baron de Vinck des deux Orp qui écrivait en janvier 1899 que « il était presque illettré »
  7. Ce terme est tout à fait exagéré si l'on considère les très nombreuses lettres qu'il a écrites en flamand, actuellement conservée au Kadoc à Leuven (consulté le 25 juillet 2011) ainsi que Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 185. Il n’est pas certain que Paul Splingaerd écrivait facilement en français. Voir une lettre de celui-ci vers le Commandant Wittamer datée du 5 février 1905 qui aurait été écrite et traduite par le Père Leo Van Dijck (1878-1951) en français, Paul se contentant de signer. Voir original in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en DII.f.Zenkel spt...
  8. Ferdinand Verbist était aumônier de l’École de Guerre de Bruxelles. Voir La Flandre et la Chine aux temps modernes, page 38 in Septentrion, 1/83, Rekkem, 1983
  9. Verhelst et Daniël 1986, p. 3 où l'on peut lire « Le 18 août 1863, il rentre en service chez Mr Pierre Delabel, mais déjà le premier novembre 1863, Th. Verbist l'engage comme domestique »
  10. Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 16 Une copie de son livret de domestique émis par la Ville de Bruxelles. Voir original in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.b.1
  11. voir Robert Van Daele, Plaatsingslijst van het archief Robert Van Daele, Kadoc, Leuven, page 3
  12. Les prêtres pensaient que Paul Splingaerd deviendrait frère en religion. Par exemple, en parlant du passeport, Vranckx disait « notre frère Paul répond dorénavant au nom de Ling », page 26 de Les missionnaires belges en Mongolie: récit de leur voyage et de leur arrivée, François Vranckx, Victor Devaux et C°, Bruxelles, 1866 qui décrit très bien le périple des missionnaires à destination de la Mongolie et aussi Verhelst et Daniël 1986, p. 6. On peut y lire « Le titre de frère-cathéchiste que les papiers officiels lui attribuaient n'était que fiction et plûtot d'un espoir de vocation »
  13. Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, sur religieux.be (consulté le 28 janvier 2010)
  14. Les quatre pionniers étaient Théophile Verbist (1823-1868), Ferdinand Hamer (1840-1900), Frans Vranckx (1830-1911) et Aloïs Van Segvelt (1826-1867). Voir également Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 23
  15. La correspondance de Théophile Verbist et ses compagnons 1865-1866, Théophile Verbist et Daniel Verhelst, Leuven University Press, 2003, page 37 ISBN 9058672646 et aussi Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 37
  16. Splingaerd qui avait la main à tout, y fabriqua de la bière "meilleure que celle de Louvain". Voir Han Geybels: Een apostel voor Mongolïe, het leven van Mrg. Jacques Bax, CICM (1824-1895), Laakdal, 1994, 167 pages
  17. Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 46 une lettre de Mgr Mouly 23 octobre 1869
  18. Voir Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 47. Une lettre du comte de Rochechouart vers Mgr Mouly comprend en effet les informations suivantes (traduction) :

    « Permettez-moi de vous communiquer un fait dont la gravité ne vous échappera pas. […] Mais dès que Verbist fut mort, Paul Splinger a quitté Siwandze pour entrer en fonction au Ministère Prussien. Ce dernier a envoyé immédiatement ce nouvel employé vers Tientsin pour retirer ses commissions. Paul Splinger a soutenu en cours de route une contestation avec un marchand russe, appelé Tchernaief. Des mots, il en est arrivé aux actes et Paul Splinger a tué son opposant en lançant un couteau sur lui. »

  19. voir La politique française en Chine depuis les traités de 1858 et 1890 de Prosper Giquel, page 62 – Elibron Classics 2005 Adamant Media Corporation ISBN 1-4212-3026-7
  20. Un résumé des compilations de Spae dans les archives des CICM concernant cette affaire est visible sur site privé goens-pourbaix.be consulté le 28 mars 2010
  21. voir Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 59. Le cas de Paul Splingaerd devient une sorte de cas d’école où toute la complexité juridique de l’extraterritorialité est mise en évidence
  22. Un excellent portrait de Paul Splingaerd de cette époque dans Portrait de Paul Splingaert consulté 6 mars 2010
  23. Ferdinand von Richthofen 1907
  24. Patrick Taveirne, Han-Mongol encounters and missionary endeavors: a history of Scheut in Ordos, Leuven University Press, 2004 (ISBN 9789058673657), p. 227
  25. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 86
  26. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 87 Marco Polo, au treizième siècle appelait déjà cette ville Succiu, ce qui est très proche de la prononciation actuelle; dans la littérature les auteurs nomment cette ville Souchow ou Soutchéou
  27. Voir l’article The Foreign Customs Official of Suzhou in the Late Qing Dynasty – Splingaerd ( 斯普林格尔德 ) in A Chapter from a textbook on the History of Jiuquan sent from the Jiuquan People’s Consultative Council on 8/26/05
  28. Ces documents chinois et traduits peuvent être vus sur site privé [1] consulté le 3 mars 2010.
  29. Vladimir A. Obruchev Влади́мир Афана́сьевич О́бручев, en visite à Suzhou en 1893 fut reçu pendant trois semaines par Paul Splingaerd et sa famille. Le géologue décrit très bien les installations, la clinique, la chapelle, etc. Voir infra V. A. Obruchev 1956 et également Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 59
  30. Lederer 1984, p. 9. Splingaerd chef du comptoir des impôts
  31. De Deken 1910, p. 4. Pour 1896, De Deken écrit que Paul Splingaerd quitta Sou-tcheou après la suppression de ce poste de douane. Voir également J.-M. Frochisse, S.J. 1937, p. 222
  32. Jan-Baptiste Steenackers, CICM 1907, p. 4 du tiré-à-part
  33. Mines de Kaiping, sur britannica.com (consulté le 14 février 2010)
  34. J.-M. Frochisse, S.J. 1937, p. 222 « Le jour où l’Europe en serait à découper la Chine pour en faire des colonies, le roi des Belges n’aurait pas manqué de faire valoir ses droits sur le Kan-sou ». Le Roi faisait acheter d'immenses terrains par les CICM par l'intermédiaire de Splingaerd. Voir un contrat pour quatre mille king's (25 km carrés) pour la somme de 300.000 taëls in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en E.I.a.2.2.2.2
  35. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 128. Archives de famille: le diplôme signé du roi, accordé par lui-même et par l'État Indépendant du Congo est daté du 20 octobre 1898
  36. Albert Raskin, CICM 1982, p. 67." À titre militaire, il était d'autre part honoré de la queue de renard réservée aux militaires". Il faut considérer cette remarque pour la période se situant après 1900 lorsqu'il devint général
  37. Sur les raisons de la présence de l’officier Fivé dans le Gansu, accompagné de Ledent, Henrard, Splingaerd et son fils, voir E. D. Morel contre Léopold II; l’histoire du Congo, 1900-1910, volume 2 de Jules Marchal et A. M . Delathy, page 137 – L’Harmattan, 1996, ISBN 2-7384-2856-8
  38. Fivé Gustave, officier belge au service du roi Léopold II de Belgique au Congo et en Chine ; était colonel au début du XXe siècle. Chef de corps du Premier Régiment de Lanciers (08/06/1901 – 21/12/1905 ; chef de corps du 2ème Guide 31/10/1901 – 26/06/1906 (L’Illustration belge N° 14 du 9 juillet 1905 – Manifestation coloniale de Tervuren – photo).
  39. Le départ eut lieu le sept septembre 1900 et ils arrivèrent à Ourga le 12 novembre 1900. Voir De Ridder 2000, p. 130. Voir l'original d'une lettre de Splingaerd datée de Ourga du 28 novembre 1900 in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.1.6.
  40. Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 136
  41. Cette relation datait de l’époque où il était commerçant. Le principal témoignage se trouve dans un livret non publié intitulé Chine-Mongolie 1879, extrait des carnets de voyage de Alfred Blondel, jeune ingénieur faisant le tour du monde et qui voyagea trois semaines avec Paul Splingaerd ; voir également Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 85. Concernant le livret non publié, il est possible d'en voir une extrait sur site privé http://www.goens-pourbaix.be/multima-pourbaix/Mandarijn/Documents/Blondel1/extracts.htm
  42. Le massacre de la mission Fivé avait été annoncée par erreur à Bruxelles - voir Le Soir du 25 mars 1900. L'article présente l'histoire de Splingaerd sur deux colonnes et trois lignes sur Fivé
  43. voir une photo du général sur site privé Paul Splingaerd en officier chinois, consulté le 5 mars 2010
  44. a et b Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 151
  45. Clarence Dalrymphe Bruce, In the footsteps of Marco Polo: being the account of a journey overland, Asian Educ ISBN 81-206-1358-9, p. 267
  46. Il est certain qu’à l’heure actuelle, les historiens chinois en connaissent davantage que les Occidentaux sur ces projets élaborés dans le Gansu par le vice-roi, le gouverneur et les fonctionnaires, dont Lin Fuchen. L’accès à leur documentation est cependant difficile pour un Européen. Voir l’article de He Duan Zhong en version chinoise (avec traduction anglaise) sur site privé goens-pourbaix.be consulté le 24 juillet 2011.
  47. Voir dans Le Soir du 20 janvier 1906 un compte-rendu de son arrivée en Belgique
  48. Son décès est annoncé à Bruxelles dès le 29 septembre - voir seconde édition du Le Soir du 29 septembre 1906
  49. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 170
  50. voir le panégyrique de Splingaerd par Monseigneur Otto Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 189 en néerlandais mais aussi Panégyrique de Paul Splingaerd en français sur goens-pourbaix.be (consulté le 2 septembre 2011). La version originale française dactylographiée mais signée se trouve en dépôt in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.b.4.1
  51. Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 65 : Sa générosité va jusqu’à l’adoption de deux enfants qui porteront le nom chinois de Splingaerd : Lin. Paul Lin (林生玉 - Lin Sheng Yu) qui laisse trois garçons et un autre, Stanislas Splingaerd-Lin qui accompagne la famille jusque 1943 et qui a également laissé postérité. Cet enfant aurait été acheté par Splingaerd à un pauvre mandarin pour la somme de 50 taëls. Spae donne comme référence J. Rutten CICM De Missionnarissen van Scheut en hun stichter, Aucam, Leuven, 1930 ainsi que les archives des CICM in Archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.b.4.3.
  52. C.G. Mannerheim 1940, p. 514 C.G. Mannerheim parle d'ignorance, ainsi que de la confiance en soi qu'aurait hérité son fils Alphonse ; mais on ne sait d'où vient cette opinion, car le colonel n'a pas connu Paul Splingaerd de son vivant.
  53. De Ridder 2000, p. 153
  54. Voir De Ridder 2000, p. 141 : Les affaires Ledent Splingaerd vont mal.
  55. Voir Pater Mei-mei 1981, p. 8. Cet auteur née en Chine (Jacqueline Paternoster 1934-1988) qui est arrière-petite-fille de Paul Splingaerd et qui fut élevée par Thérèse, la plus jeune fille du mandarin, écrit que « Catherine était issue d’une famille mandchoue vieille de plus de 1300 ans »
  56. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 82
  57. Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 61 apporte d’autres précisions sur Catherine (néerlandais) ainsi que dans Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 82 (anglais)
  58. Pour plus de précisions concernant la première génération, voir Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 63-65. Voir également in archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.b.4.3.
  59. Broderie, dessin de canevas, dessin, musique, orphelinat et interprétariat.
  60. voir The Times (Richmond, VA-USA) du 17 juillet 1900: Liste du personnel des légations (de Pékin) lors de l'insurrection des Boxers
  61. Voir De Ridder 2000, p. 114, où est mentionnée une publication de Peng Yingjia qui contient les contrats signés entre Lin Ah-De et les autorités du Gansu en 1909
  62. The Geographical Journal, volume 40, page 643
  63. Alphonse Splingaerd ne demeure pas dans le quartier des ambassades mais au Pé-Tang (Beitang en pinyin) dans la cathédrale. Cet épisode dramatique de l’histoire de la Chine où deux armées se liguent pour occire des civils est bien relatée dans les deux ouvrages suivants : Henri Garnier, Stanislas Jarlin, Collection Lavigerie, Namur, 1940 et dans Henry Mazeau, Hélène de Jaurias, Pierre Téqui, Paris, 1928. Ces auteurs restent cependant focalisés sur l’action des religieux (Monseigneur Favier et Monseigneur Jarlin) ainsi que sur l’enseigne de vaisseau Henry. Alphonse Splingaerd n’y est pas cité
  64. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 146
  65. voir Tramania N° 16 2008-Bruxelles pages 18 et 22
  66. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 188 pour plus de précisions sur la descendance
  67. Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 57
  68. Splingaerd et Graesel avaient monté une usine de nettoyage de la laine à Tientsin. Voir The Chinese border wool trade of 1880-1937, James A. Millward qui cite un article de O.D. Rasmussen, Tientsin: An illustrated outline history (Tianjin Press, Ltd, 1925, p. 83)
  69. Robert Hart (1835-1911), un Anglais et Gustav Detring dirigeaient les douanes maritimes chinoises car il faisait partie de la politique de Li Hongzhang d’utiliser des occidentaux pour ses postes importants de douane. La raison était que les occidentaux n’étaient pas corrompus et rapportaient au Trésor trois fois plus de taxes que les fonctionnaires chinois. Il faut voir dans cette attitude du ministre la raison pour laquelle Paul Splingaerd fut nommé officier des douanes sur la Route de la soie à Suzhou.
  70. Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 97
  71. De Ridder 2000, p. 125 Splingaerd avait un contrat pour 5 ans depuis le 17 février 1900 à 15000 francs belges par an ; il était encore payé par Tchang I mao (Mines de Kaiping) à raison de 800 francs belges par an
  72. De Ridder 2000, p. 145. Voir également in archives Kadoc - Katholieke Universiteit Leuven en A.IV.a.1.3_002. Le renouvellement pour cinq ans date du 6 mars 1905. Il était transféré vers les CICM avec un salaire de moitié de celui touché précédemment. Il n’existe pas de textes qui prouvent que Splingaerd ait réellement signé ce nouvel accord au vu de ses activités ultérieures et particulièrement son voyage en Belgique qui semble ne rien à voir avec ses missions ordinaires pour le compte de Léopold II
  73. Les Belges à Lanzhou sur goens-pourbaix.be (consulté 5 février 2010)
  74. Lederer 1984, p. 17
  75. J.-M. Frochisse, S.J. 1937, p. 280
  76. Cet épisode épique et peut-être déterminant est bien raconté dans Anne Splingaerd Megowan 2008, p. 125.
  77. Voir article de Xie Xhengbao & Zhao Chongmin (Duhuang Research Academy, Lanzhou, Gansu) dans Dunhuang Studies no 1 de 2001 en chinois: Paul Spelingaert (sic), the first foreigner to get the Dunhuang Manuscripts: « The first foreigner to get Dunhuang manuscripts is a Belgian named Paul Spelingaert, who spoke Chinese well after residence in Chine for a long time. In 1903-1906 (sic), Spelingaert served as a tax officier in the Jiayu Pass and got Dunhang Manuscripts from the hands of Tingdong, a local officer, then transfert them to Changgeng and Mr. Pan, officiers of Xinjiang.»
  78. Voir Richthofen's 'Silk Roads';toward the archaeologfy of a concept by Daniel C. Waugh, University of Washington (Seattle), 2010, page 4
  79. Albert Raskin, CICM 1982, p. 66 Mgr Van Aertselaer écrit à Scheut à ce sujet : « Si (pendant la révolution des Boxers) le Kansou est resté tranquille, c’est bien à lui, je crois, que nous le devons. C’est sa visite au gouverneur faite au péril de sa vie, à la veille du jour où les troubles devaient éclater, c’est cette visite qui a changé les idées de cet homme, qui d’ailleurs n’était pas bien disposé pour les chrétiens »
  80. De Deken 1910, p. 4 ainsi qu'un extrait paru dans Le Soir du 24 avril 1910
  81. Lederer 1984, p. 48
  82. Voir Josef Spae, CICM, Ph.D. 1986, p. 133
  83. Bernard Dewit dans Encre de Chine N° 5 de juin 1987 donne une autre raison sans doute un peu édulcorée
  84. pont Zhongshan, sur voyages-chine.com
  85. Paper read at the International Vladimir Nabokov Symposium St. Petersburg, July 18, 2002 The finds described in this paper finally led to the book Nabokov reist im Traum in das Innere Asiens In collaboration with Sabine Hartmann Reinbek: Rowohlt Verlag, 2006, 320 pages, 51 illustrations, 1 map Paper: Chinese Rhubarb and Caterpillars by Dieter E. Zimmer. « In Nabokov’s last novel, there is a brief exchange between the narrator and his first wife. She asks, “What do you call ‘genius’?” His answer is, “Well, seeing things others don’t see. Or rather the invisible links between things.” I know you must not confuse the narrator with Nabokov, but I believe that in this instance Nabokov is voicing an important idea of his own. What I shall simply call the Tatsienlu complex in The Gift is a good example of an associative network of such “invisible links” connecting the death of Konstantin Godunov, the town of Tatsienlu, the village of Chetu, the French missionaries and Thecla bieti. It seems one of Fyodor’s more or less subconscious fancies had been that his father had not perished but had stayed on in Tibet or China, just like the Belgian the two American bikers mentioned in The Gift whom his father had met in the Gobi desert and who had become a Chinese mandarin (I am speaking of Paul Splingaert in the town of Sazhou, now Jiayuguan in Ganzu, at the Western edge of the Chinese empire). That may be the reason why Fyodor’s dream strangely vested his father “with a gold embroidered skullcap,” that is, with a mandarin’s cap »
  86. page 183, l’auteur termine son livre par ces lignes : « Il va sans dire que ce roman n’a rien d’historique. L’auteur en a imaginé, en toute liberté, les diverses péripéties. Pourtant, pour le rendre vraisemblable, il a emprunté quelques faits et quelques types aux récits des voyageurs et des missionnaires. […] Quant aux personnages, il suffira de dire que Mo-sieu a pour modèle un curieux homme, nommé Paul Splingaert, qui vécut une existence extraordinaire. Parti comme simple domestique du Père Verbist, il acquit une connaissance pratique des dialectes chinois et mongols, qui le rendit à même d’assumer les tâches les plus diverses et les plus délicates. Successivement interprète, guide de missions scientifiques, officier des douanes chinoises, et même général de brigade, il revint en Europe, en qualité d’homme d’affaires pour recruter des ingénieurs et du personnel, et rassembler des capitaux en vue de l’exploitation des richesses minières du Kansou. On s’étonne qu’une telle carrière n’ait pas encore tenté la plume d’un auteur de vie romancée. »
  87. Voir un article du journal Het Laastste Nieuws (Belgique) du 9 avril 1988, dans Kunst & letteren De Vlaming die mandarijn werd, signé Ingrid Vander Veken.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie de référence et de consultation[modifier | modifier le code]

  • J.-M. Frochisse, S.J., La Belgique et la Chine, Relations diplomatiques et économiques (1839-1909), Bruxelles, L'Edition Universelle s.a.,‎ 1937
  • (en) Sven Hedin, Through Asia, New York & London, Harper & Brothers,‎ 1899
  • Emile Licent, S.J., Comptes rendus de dix années (1914-1923) de séjour et d'exploration dans le bassin du Fleuve Jaune, du Pai Ho, Tientsin, Librairie Française,‎ 1924
  • (de) Ferdinand von Richthofen, Tagebücher aus China, Berlin, Reimer,‎ 1907
  • (nl) Josef Spae, CICM, Ph.D., Mandarijn Paul Splingaerd, Bruxelles, Académie Royale des sciences d’outre-mer,‎ 1986
  • (en) Anne Splingaerd Megowan, The Belgian Mandarin, Philadelphie, Xlibris.com,‎ 2008 (ISBN 978-1-4257-9237-4)
  • Jan-Baptiste Steenackers, CICM, Une existence extraordinaire, Bruxelles, coll. « Missions en Chine et au Congo »,‎ 1907
  • A. Lederer, Splingaerd Paul in Biographie Belge d’Outre-Mer, Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer,‎ 1977
  • (ru) V. A. Obruchev, Ot Kyaxty do Kul’dzi, Moscou,‎ 1956
  • Jo Gérard, La grande aventure des Belges en Chine, Maison d’édition A. Wesmael-Charlier,‎ 1982
  • (en) Koen De Ridder, Footsteps in deserted valleys, missionary cases, strategies and practice in Volume 8 de Louvain Chinese studies, Leuven University Press,‎ 2000 (ISBN 9058670228) (孔之昂)
  • (en) C.G. Mannerheim, Across Asia from West to East in 1906-1908, Helsinki, Société Finno-Ougrienne,‎ 1940
  • A. De Deken, Les Belges dans le Gansu fermé, Chine et Belgique,‎ 1910
  • Valeer Rondelez, CICM, Scheut Congrégation missionnaire, ses origines et ses débuts, Bussels, Scheut Uitgaven,‎ 1960
  • Albert Raskin, CICM, Profils CICM, Rome, CICM Generalate,‎ 1982
  • Pater Mei-mei, Les mosaïques de la mémoire, Bruxelles, Van Hecke,‎ 1981
  • André Lederer, La mission du commandant Wittamer en Chine (1898-1901), Bruxelles, Académie royale des sciences d’Outre-Mer,‎ 1984
  • D. Verhelst et Hyacint Daniël, La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie in Volume 2, partie 1, Scheut,‎ 1986 (ISBN 9789058672643) 23 citations sur Splingaerd

Bibliographie de citations[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’une compilation des ouvrages ou revues, souvent à caractère scientifique, qui citent Paul Splingaerd de manière brève ou plus étoffée et pour des raisons ou situations très diverses. Les citations portent sur Splingaerd, Splingaert, Splinger, Splingert, Ling Darin, Ling Darsin, Lin Daring, Lin Dorine.

  • Annalen des Missionarissen van Sparrendaal – Lissiën en Chine – Congo – Mongolie : Zijn Excellentie Paul Splingaert, sans numéro, sans date connue.
  • Wladimir Afanasjewitsh Obrutschew (1863-1956), Publication en allemand Aus China, volumes 1 et 2, page 179, ed. Verlog von Drincker & Humblot, Leipzig 1896
  • Journal Het Volk (Brussel) Ottenburgs beroemdst zoon mandarijn Paul Splingaerd, 16 octobre 1986
  • Article Jef Abbel 9 août 09 Leopold II als wereldreiziger en bouwheer
  • Le tour du monde en 240 jours: Chine, Hindoustan, Ernest Michel, Imp et Libraire du Patronage de Saint Pierre, 1882
  • Revue d’histoire ecclésiastique, Volume 84, N°1, ed. Université Catholique de Louvain, 1989
  • Bulletin de l’Institut historique belge de Rome, Volumes 64-65, ed. Institut historique belge de Rome, 1994
  • Revue des questions scientifiques Volume 61, 1907, Société scientifique de Bruxelles, Union catholique des scientifiques français, p 617
  • Étude, page 65, ed. Jésuits, 1926
  • Annales de la propagation de la foi, Volume 77-78, 1905 et Volume 81-82,chez M. P. Rusand, imprimeur-libraire, 1902
  • Bulletin de la Société royale belge de géographie, Volume 23, pp 274-275, 1899
  • Les missions catholiques, Volume 16, pp 377-390, ed. Catholic Church Pontificium Opus, S. Petro Apostolo, 1884
  • Le tour du monde : nouveau journal des voyages, Volume 4 de 1898, Edouard Charton, Librairie de L. Hachette
  • La Géographie, Volume 18 de 1908, ed. Société de Géographie (France)
  • La mission belge en Chine, édition 2 de 1944, pp 13-49, Léon Dieu, ed. Office de publicité
  • Explorateurs de Asie Centrale : voyageurs et aventuriers de Marco Polo à Ella Maillart, Svetlana Gorshemna, p 251, ed. Olizane, Genève, 2003
  • Mandarijn Paul Splingaerd en Zijn Ottenburgse pleegfamillies Depré en Vandeput, Willy Goosens, ed. Huldenbergs Heemblad N° 4 de 1986, pp 200 à 214
  • Mandarijn Paul Splingaerd en zijn familie in China, Willy Goosens, ed. Huldenbergs Heemblad N° 5 de 1986, pp 267 à 270
  • De vergeten Vlaming die mandarijn werd, Willy Goossens, ?, pp 47 à 58
  • Histoire des missions de Chine: mission du Kouy-Tcheou, Volume 3, Adrien-Charles Launay, ed. Missions étrangères de Paris, 1908
  • Dead Reckoning: Tales Of The Great Explorers, 1800-1900, Helen Whybrow, édition réimprimée, illustrée. Ed. W. W. Norton & Co Inc, 2005 ISBN 0-393-32653-5, 9780393326536
  • Nabokov reist im Traum in das Innere Asiens, Dieter E. Zimmer, 2006
  • Das rätsel des Matschu: meine Tibet-expedition, Wilhelm Filchner, ed. E.S. Mittler und Sohn, 1907
  • Nauticus: Jahrbuch für Seefahrt und Weltwirtschaft, ed. E. S. Mittler., 1903
  • Cronologia delle scoperte e delle esplorazioni geografiche dall'anno, Luigi Hugues, Ed. U. Hoepli, 1903
  • Deutsche Gestalten, Theodor Heuss, ed. Goldmann, 1951
  • Dr. A. Petermann's Mitteilungen aus Justus Perthes' geographischer Anstalt, Volume 60, Partie 1, ed. Justus Perthes, 1914
  • The Century illustrated monthly magazine, Volume 48, publié par Josiah Gilbert, ed. Holland, Richard Watson Gilder, 1894
  • Autobiography ; and Across the Desert of Gobi, Mark Williams, ed. M. Eccles, 1982
  • The Journal of geology, Volume 13, Thomas Chrowder Chamberlin, Notes sur l'article: vol. 13 – 1905, ed. University of Chicago. Dept. of Geology
  • La Chine & les religions étrangères: Kiao-ou ki-lio, Kang-chi Li, Jérôme Tobar, n° 47, 1917
  • Central Asiatic journal, Volumes 20-21, Notes sur l'article 1976, O. Harrassowitz, 1982
  • Histoire des relations de la Chine avec les puissances occidentales, Henri Cordier, vol. 1, ed. F. Alcan, 1901
  • Le mémorandum chinois; ou Violation du Traité de Péking, F. G, Impr. de la Propagande, 1872
  • Chronique du Toumet-Ortos: looking through the lens of Joseph Van Oost, Ann Heylen, ed. Leuven University Press, 2004
  • Voyages de Bruxelles en Mongolie et travaux des missionnaires de la Congrégation de Sheutveld, François Vranckx, ed. C. Coomans, 1873
  • Revue des questions scientifiques, volume 61 à 62, Société scientifique de Bruxelles, 1907
  • Belgae in China, Ulrich Libbrecht en Willy vande Walle, Ferdinand Verbiest-onderzoeksproject, Leuven, 1985
  • L'épopée des Flamandes et des Flamands, Jo Gérard, ed. Synedi, 1998 ISBN 2-930015-09-8
  • The Crippled Tree, Han Suyin, ed. G.P. Putnam's sons, 1965, New York
  • L'Arbre blessé, Han Suyin, ed. Stock, 1989 ISBN 2-234-02205-3 9782234022058
  • Une année en extrême orient: la vie en Chine, en Corée, au Japon, Richard Katz, ed. Fernand Aubor, 1933. Citiation page 124
  • Les Belges au Congo - notices biographiques - Volume 3, Edouard Janssens, Albert Cateau, ed. J. van Hille-De Backer, 1912, cit. page 1007
  • La Belgique maritime et coloniale, 1906
  • Monde et Mission, Maison des Missions de Scheut, 1906, cit. page 264
  • An Australian in China Being the narrative of a quiet Journey across China, Docteur G.E. Morrison, ed. H. Cox, 1895
  • China Voor Vlamingen, Jan Van Meenen, 2007, page 28, ISBN 902096979 X
  • Die gelbe gefahr als moral problem, Hermann von Samson-Himmelstyerna, Deutscher Kolonial-verlag (G. Meinecke), 1902, pages 76 et 210
  • Reference Guide to Christian Missionary Societies in China, R. G. Tiedemann, 2009, ISBN 0765618087
  • History of the Relations between the low Countries & China in the ....., W. F. Vande Walle, 2003, page 301 ISBN 9058673154
  • Bulletin - Volume 13, page 554, Société de Géographie de l'Est, 1891, Berger-Levrault and Cie
  • De godsdienstvriend: tijdschrift var Roomsch-Catholijken, Volume 25, Joachim George La Sage ten Broek, page 290
  • Globus - Illustrierte Zeitschrift für Länder-und Völkerkunde, Volume 70, page 83, F. Vieweg und Sohn, 1897
  • Die Zeit, Isidore Singer and consors, Volumes 18 à 21, page 93, 1899
  • Lettres de M. L'abbé Verbist supérieur de la Mission belge en Mongolie, Sy-Wantze 25 nov 1866 par Ch. Verbist (sic), Pro Vic. Ap. de la Mongolie, Gand, impr. De J. et H Vander Schelden, 1866, dix-neuf pages attribuées bizarrement à Ch. Verbist mais cette coquille est due à la digitalisation OCR
  • Baron Richthofen's letters 1870-1872, North-China Herald office, Shanghai, page 75 de mai 1872

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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