Paul Schmidt

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Paul Schmidt

Alias
Kim, alias Dominique
Naissance 22 septembre 1917
Bayon
Décès 30 juillet 1983 (à 65 ans)
Activité principale agent des services spéciaux de la France libre

Paul Schmidt, dit Kim, alias Dominique né le 22 septembre 1917 à Bayon (Meurthe-et-Moselle), mort le 30 juillet 1983, est un agent des services spéciaux de la France libre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chasseur alpin[modifier | modifier le code]

À la fin de ses études secondaires, en octobre 1937, Schmidt s’engage, à Metz, par devancement d'appel. Affecté au 6e bataillon de chasseurs alpins, il suit à Gap le peloton d’élèves sous-officiers de réserve. Nommé sergent en mars 1938, il est promu sergent-chef en avril 1940.

À la création de la Brigade de Haute Montagne, son bataillon est ramené à Saint-Martin-de-Bavel, au nord de Belley, dans l’Ain. Schmidt y côtoie Yvon Morandat, Jean Labaume, Jean Holley, Marcel Muzelle… Avec eux, il embarque pour la Norvège, sous les ordres du lieutenant André Lalande. Le 1er juin 1940, il est cité à l’ordre de la division.

De retour de Norvège, Schmidt participe à l'épisode du « réduit breton »[A]. Le 6e BCA est évacué en Angleterre, à bord du ferry Twickenham. Le 18 juin 1940, le bataillon cantonne au camp de Trentham Park (en).

Schmidt est l’un des trente-quatre chasseurs du 6e BCA qui décident de rester en Grande-Bretagne. Accusés de « désertion à l’étranger en temps de guerre et trahison », ils sont passibles de la peine de mort.

À Londres, après avoir été soigné pour de graves engelures, Schmidt s'engage le 1er juillet 1940 dans les Forces françaises libres (numéro 622). Affecté au Bataillon de chasseurs de Camberley comme sergent-chef faisant fonction d'adjudant de compagnie, il forme Daniel Cordier et François Briant. Quelques mois plus tard, volontaire pour effectuer des missions en France. il est appelé à Londres par Raymond Lagier, dit Bienvenüe, et affecté à l’infanterie de l’air sous les ordres du lieutenant Vignes.

BCRA[modifier | modifier le code]

Au Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), Schmidt suit des stages et formations de parachutisme, de 'Lysander (il s'agit d'apprendre à les guider pour les atterrissages et décolages nocturnes clandestins), de S-Phone, de sabotage, d’organisateur d’opérations de parachutages. Il se lie d’amitié avec Jean Ayral (« PAL »), Fred Scamaroni, Michel Pichard (« PIC »), Jean-Pierre Deshayes (« ROD »), Raymond Fassin (« SIF »), Bruno Larat (« LUC » ), Jean Loncle (« NESTOR »), Daniel Cordier (« BIP W »), etc.

Après une longue attente durant laquelle il rencontre, sans savoir qui il est, Jean Moulin, Schmidt est parachuté le 3 juin 1942, près de Montluçon, en qualité d'officier de liaison - sous le nom de code de KIM ou de « CRAB MAJOR ». Deux opérateurs radio l’accompagnent : Gérard Brault (KIM W, « CRAB MINOR »), et Jean Holley (« LEO W »). Ils sont réceptionnés par une équipe dirigée par Yvon Morandat (« LEO »). Sa mission : sous les ordres de Max (Jean Moulin), organiser des parachutages au profit des formations paramilitaires du mouvement Libération, instruire ces mêmes équipes et contribuer à des sabotages. Avec un petit groupe, s’étoffant peu à peu et constitué d’Anne-Marie Bauer, Françoise Föex, Marguerite Lozier, Marcelle Hugonier, Marcel Muzelle, Claudius Four et Gérard Brault, Schmidt se met à la recherche de terrains.

COPA[modifier | modifier le code]

En novembre 1942, à la création du COPA (Centre d’Opérations de Parachutages et d’Atterrissages), il se voit confier par Max, sous la responsabilité de Raymond Fassin (« SIF »), la charge des opérations aériennes dans les régions « R5 » (Limoges et « R6 » (Clermont-Ferrand). En février 1943, il est cité à l’ordre des Forces Françaises Libres.

B.O.A.[modifier | modifier le code]

Le 15 mars 1943, KIM est envoyé à Paris pour épauler « PAL » (Jean Ayral), à qui il succède en mai comme chef national du BOA (Bureau des Opérations Aériennes). Il est chargé de l'organisation de l’ensemble des parachutages en zone Nord mais il garde aussi la responsabilité des blocs Centre et Ouest (soit 27 départements) qu’il doit parcourir pour recruter et mettre en place des « comités de réception ». Il recrute, comme agents « P2 », Annie Rospabé, Jeanne-Marie Rohr, Maurice Lemoine, Jean-Paul Jourdain, Marc Desnoyer de Bieville, Robert Marchand, Alfred Lambert, André Gagnon, Marianne Verger, Hélène Podliaski, Jean Sestillange, Alfred Bernard, Georges Reybel et Paule Bernard. Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943, Schmidt regagne Londres par une opération de vol de triplé Lysander, à partir du terrain "Gide" à Rivarennes (Indre-et-Loire) avec son épouse Françoise, qui est aussi sa secrétaire dans la Résistance. Il est affecté au service « opérations » du BCRA, puis à l’EMFFI (état-major des FFI).

DGER[modifier | modifier le code]

En octobre 1944, Schmidt revient en France pour s’occuper de la liquidation des réseaux, à la Direction Générale des Études et Recherches (DGER). Il est promu au grade de capitaine en juin 1945 puis démobilisé, à sa demande, en février 1946.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

De retour à la vie civile, Schmidt exerce des fonctions de conseiller de gestion tout en restant un officier de réserve actif jusqu’en 1979, avant de se retirer à Penvenan, dans les Côtes-d'Armor.

Paul Schmidt est inhumé dans le cimetière voisin de Port-Blanc.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

A  Réduit autour d'un grand port de guerre pour continuer la lutte sur le territoire national et rester en liaison avec les territoires de l'Afrique du Nord et l'Angleterre.

Références[modifier | modifier le code]