Paul Schaan

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Paul Albert Schaan, dit Paul Schaan, né le 5 février 1857 à Saint-Pétersbourg, et mort le 27 mai 1924 à Paris, est un artiste peintre et un illustrateur français.

Paul Schaan

Nom de naissance Paul Albert Schaan
Naissance 5 février 1857
Saint-Pétersbourg
Décès 27 mai 1924
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Artiste peintre
Maîtres M. Jeannin
Jean-Baptiste Lavastre
Antoine Guillemet
Édouard Detaille
Récompenses mention honorable au Salon de Paris de 1892

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

On ne sait quasiment rien des origines de son père. Sa mère, Francis Laure Augustine Schaan, née en 1828, est pianiste d’opéra. Elle vit dans la haute bourgeoisie et elle donne de nombreux concerts dans les capitales internationales (Londres, Vienne, New-York, Berlin, Saint-Pétersbourg) où elle reste parfois plusieurs mois, voire plusieurs années. Elle est elle-même fille du facteur de pianos Jacques Schaan, né en 1799[1], et de Louise Augustine Thomas, née en 1809, dont la famille parisienne était ébéniste.

Formation[modifier | modifier le code]

Après ses études à l'école des beaux-arts de Paris, Paul Schaan est successivement l'élève, en 1880, de M. Jeannin et de Jean-Baptiste Lavastre, de Lavastre seul de 1888 à 1890, puis d'Antoine Guillemet de 1893 à 1910, enfin de Guillemet et d'Édouard Detaille ensemble, de 1910 à 1913[Informations douteuses][2],[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Membre de la Société des artistes français, il débute en 1880 au Salon de Paris, puis expose assez régulièrement chaque année jusqu’en 1914. En 1892, il y reçoit une mention honorable, pour son œuvre Le cloître de Saint Rémi, actuellement Hôtel Dieu de Reims [4].

Entre 1909 et 1913, il expose six œuvres au Salon de l'école française[5]

Résidant à Paris jusque vers 1910, l'artiste peint de nombreuses scènes de la vie citadine où figurent les lieux qu'il a souhaité immortaliser, tel le passage Vérité. La Ville de Paris lui commande des toiles figurant des lieux promis à la démolition comme le quartier insalubre des Tanneurs en 1898, la façade de la prison Saint Lazare en 1903, le cabaret du Père Lunette, rue des Anglais en 1906, ou la prison de la Grande Roquette. On peut voir la Tour Eiffel et la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre en cours de construction dans son grand tableau Paris vu de Ménilmontant (1894). Ces toiles sont conservées au Musée Carnavalet.

Son œuvre Paris vu de Montretout (1889), témoigne également de ces travaux. On y aperçoit la Tour Eiffel en voie d’achèvement ainsi que les pavillons de l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Entre 1890 et 1914, l'artiste se spécialise dans des sujets anecdotiques, alors à la mode, mettant en scène des ecclésiastiques dans de luxueux cadres de vie privée. La plupart de ses tableaux ont pour décor les salles du château de Fontainebleau où se trouvent exposés, aujourd’hui encore, beaucoup des éléments de mobilier représentés. Sa peinture reflète toujours un grand souci du détail auquel s’ajoutent des touches d'ironie anticléricale. C'est en réalisant ces toiles que l'artiste révèle ses qualités de portraitiste. Ses œuvres connaissent alors un vif succès, notamment aux États-Unis.

Enfin, l'artiste peint de nombreuses marines et scènes du sud de la Bretagne où il se rend chaque année en villégiature, chez un ami propriétaire d'une conserverie de poissons. Il y peint notamment la Chapelle de Loctudy.

Il meurt subitement le 27 mai 1924 en sortant d'une galerie de peinture de la rue du Faubourg Saint Honoré à Paris, où était exposée l'une de ces marines.

Œuvre[modifier | modifier le code]

C'est un peintre de genre et d’architecture [6]. Son œuvre se compose essentiellement d'huiles sur toiles ou sur panneaux, ainsi que de gouaches, pastels et aquarelles sur papier.

Salons[modifier | modifier le code]

Année de l'exposition Titre de l'œuvre et année de réalisation Salon
1880 Portrait de Madame G… Salon de Paris (n°3451)
1884 Le quai de l’Hôtel de ville Salon de Paris (n°2165)
1888 Une écurie Salon de Paris (n°3583)
1889 Le carrefour Pirouette, à Paris Salon de Paris (n°2418)
1889 Une tannerie la nuit Salon de Paris (n°2419)
1890 Saint-Germain-l’Auxerrois Salon de Paris (n°3328)
1890 Le soir au village Salon de Paris (n°3329)
1891 Garage de bateaux - Asnières Salon de Paris (n°1492)
1892 Le cloître de Saint Rémi, actuellement Hôtel Dieu de Reims - (1892-mention honorable) Salon de Paris (n°1511)
1893 L’allée des platanes - au jardin du Luxembourg Salon de Paris (n°1589)
1893 Fontaine de Marie-Médicis - au jardin du Luxembourg Salon de Paris (n°1590)
1894 Place Saint Médard et Rue Mouffetard à Paris Salon de Paris (n°1643)
1895 Jardins des chanoinesses hospitalières de Saint-Augustin, au couvent de la Basilique de Saint Remy à Reims (Marne) Salon de Paris (n°1717)
1897 Paris vu de Ménilmontant ou Paris – Ménilmontant (1894) Salon de Paris (n°1523)
1898 Paris vu de Montretout (1889) Salon de Paris (n°1816)
1899 Partie perdue Salon de Paris (n°1767)
1900 Le passage intéressant Salon de Paris (n°1190)
1902 Le duo Salon de Paris (n°1458)
1903 La source Salon de Paris (n°1569)
1904 L’accident Salon de Paris (n°1609)
1907 Joueurs de croquet Salon de Paris (n°1425)
1909 Le myope Salon de l'École française (n°588)
1909 Ami fidèle Salon de l'École Française (n°589)
1910 Le vin du couvent Salon de l'école française (n°588)
1910 La promenade du convalescent Salon de l'école française (n°589)
1910 Le myope Salon de Paris (n°1657)
1911 Atout ! Salon de Paris (n°1678)
1912 Vieux célibataires Salon de Paris (n°1665)
1913 La bonne histoire Salon de Paris (n°1627)
1913 Partie de cartes entre cardinaux Salon de l'École française (n°527)
1913 Le musicien Salon de l'École française (n°528)
1914 Le guet apens (1914) Salon de Paris

Œuvres datées[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]

  • Vue de Paris - 1893
  • Le cloître d’une cathédrale animée de religieuses - 1895
  • Le passage Vérité - Place de Valois - 1897
  • Clock Room Versailles - 1898
  • Rue de Bièvres - 1898 (à rapprocher de "La Bièvre vers 1900")
  • La collation des prélats - 1900
  • Sans aucun appétit - Without appetite - 1900
  • Le cloître de l’abbaye bénédictine de Saint Rémi de Reims - 1901
  • La leçon de musique (1902) (attention : plusieurs œuvres portent ce titre)
  • La façade de la prison Saint Lazare - 1903
  • Intérieur du château d'Etiolles - 1906
  • Le cabaret du Père Lunette - Rue des Anglais - 1906
  • Playing croquet voir La partie de croquet - 1907
  • The cardinal’s portrait - Le portrait du cardinal - 1907
  • Cardinaux jouant au billard - 1909
  • Les deux gourmets - 1912
  • Napoléon dans la Cour des Adieux - 1912
  • Portrait de Napoléon Bonaparte dans sa bibliothèque - Portrait of Napoleon Bonaparte in his library - 1914
  • L’Empereur Napoléon I à table à Briare - 1916
  • Le virtuose - The virtuoso - 1917
  • Le cardinal et la bouteille de champagne - 1918
  • Une petite douceur - One little sweet - 1918
  • Un bon vin - A fine vintage - 1924

Œuvres non datées[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]

  • A cardinal writing in his library
  • A favorite vintage - Un cru classé
  • Cardinaux jouant aux cartes - La partie de cartes des cardinaux
  • Classical friezes
  • Gentlemen in an interior
  • Just a tipple
  • L’entretien des prélats
  • La Bièvre vers 1900 (à rapprocher de "Rue de Bièvres")
  • La bonne bouteille
  • La bonne liqueur
  • La chapelle de Loctudy
  • La Grande Roquette
  • La partie d’échecs des cardinaux (attention : plusieurs œuvres portent ce titre)
  • Le goûter
  • Le malheur - Das malheur (à rapprocher de "L’accident")
  • Le point gagnant - The lucky shot
  • Le secrétaire de Monseigneur
  • Napoléon dans son bureau - Napoleon in his study
  • Place du cloître Notre Dame
  • Prêtre et soldat
  • The little favorite of his eminence - Le petit favori de son éminence
  • The melon
  • Two cardinals festing - Zwei Kardinäle beim Festmahl
  • Un cru classé - A favorite vintage
  • Un goûter délicat - A tasty delicacy
  • Un su-sucre
  • Vincent Jean-Baptiste Chevilliard
  • Zum Wohle – A ta santé !

Affiches[modifier | modifier le code]

  • Affiche Byrrh (5e prix au concours d'affiches pour la publicité Byrrh, en 1906)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une enseigne de pianos "Schaan" aurait bien existé au 15 rue Poissonnière, Paris 2e (1844-1845), puis rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e à partir de 1850.[réf. nécessaire]
  2. Chez MM. Rouèche et Cie, 11 rue des Petites Écuries, Paris 10e.[réf. insuffisante]
  3. Source primaire : Archives de la Société des artistes français consultées sur place par l'auteur lui-même.[réf. insuffisante]
  4. Source primaire : Société des artistes français, Grand Palais, Paris[réf. insuffisante]
  5. Site ecole-francaise.fr[réf. insuffisante].
  6. Dictionnaire Bénézit