Paul Michel Gabriel Lévy

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Paul Lévy

Naissance 27 novembre 1910
Ixelles, Bruxelles
Décès 16 août 2002 (à 91 ans)
Sainte-Ode
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Pays de résidence Belgique
Formation
ingénieur commercial
licencié en sciences économiques
Conjoint
Simone Joniaux

Paul Marie Gabriel Lévy, (Ixelles 27 novembre 1910 - Sainte-Ode 16 août 2002), fut journaliste et professeur à l'Université Catholique de Louvain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Levy, fils d'Isidore Lévy et d'Hélène Duivepart, épousa en 1935 Simone Joniaux (1911-2001). Il devint ingénieur commercial et licencié en sciences économiques (ULB). Il professa à l'UCL et à l'Université de Strasbourg.

Avant la guerre il dirigea les services d'information de l'INR. Sous l'occupation, refusant de collaborer à une radio sous le contrôle de l'occupant il fut démis et incarcéré au camp de concentration du fort de Breendonk. Libéré en 1941 et placé sous la surveillance de la Kommandantur de Bruxelles, il parvint en juillet 1942 à gagner Londres pour y rejoindre le premier commandant de la résistance intérieure à la tête de l'Armée de la Libération (Belgique), le ministre Antoine Delfosse, lui-même échappé de Belgique en 1942. Adjoint de Delfosse au ministère de la justice du gouvernement belge en exil, Paul M.G. Levy parla sur les ondes des émissions de la B.B.C. à destination de la Belgique occupée (Radio Belgique), mais travailla principalement au sein de la 'Commission belge pour l'étude des problèmes d'après-guerre'. À ce titre, il fonda la 'Mission Samoyède' qui prépara la reprise des ondes belges à la libération du pays.

Après la Libération, et bien que de tendance socialiste, il milita dans le nouveau parti UDB. Aux élections de 1946, par les caprices de l'apparentement, il fut élu député de l'arrondissement de Nivelles, seul député élu pour ce parti. Il donna aussitôt sa démission et retourna à la radio.

Il a inventé le néologisme "Irénologie", attribuée erronément maintes fois au Géneral belge Paul Werner.

Le drapeau européen[modifier | modifier le code]

Il devint ensuite le premier directeur de l'information et de la presse du Conseil de l’Europe. Il s'occupa notamment de la question du drapeau du Conseil qui, dans sa version définitive (douze étoiles d'or sur champ d'azur) devait devenir, trente et un ans plus tard, le drapeau des Communautés européennes puis celui de l'Union Européenne, universellement connu aujourd'hui comme le drapeau européen[1].

Paul Lévy était d'origine juive, mais s'était converti au catholicisme au début de la guerre, en juillet 1940. Certains ont cru discerner une influence religieuse chrétienne dans le drapeau européen. Même le comte Coudenhove-Kalergi a déclaré que trois membres dirigeants du Conseil de l'Europe avaient, au moins inconsciemment, choisi pour le modèle décrit dans l'Apocalypse 12:1. ('Un grand signe apparut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune est sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête.') Le cercle de douze étoiles rappelle l'auréole d'étoiles représenté souvent autour de la Vierge Marie. Le concepteur du drapeau, Arsène Heitz a confirmé plus tard qu'il avait été inspiré par ce symbolisme[2]. Levy, quant à lui, aurait d'abord donné la préférence au drapeau du Mouvement Pan-Européen. Celui-ci fut toutefois écarté, les socialistes et les Turcs ayant trouvé que la croix qui s'y trouvait était un élément trop chrétien. Certains ont affirmé qu'un jour Levy serait passé devant une statue de la Vierge, portant le halo d'étoiles, qui brillaient sous les rayons du soleil. Il aurait alors proposé le drapeau bleu à douze étoiles d'or, qui fut accepté. Levy a démenti cette version. Il a confirmé que l'inspiration indiquée par Heitz n'était connue ni de lui ni des autres preneurs de décision.

Paul Levy devint président (honoraire) du Mémorial national du Fort de Breendonk, le camp de concentration dans lequel il avait été emprisonné. Il fut également vice-président du Conseil supérieur de statistique. Il fut fait citoyen d'honneur de Gembloux et de Brumath. Il fut aussi gouverneur du 217e district du Rotary International.

Il obtint en 2000 concession de noblesse, avec le titre personnel de baron. Sa devise était Amor Omnia Vincit.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carole Lager, L'Europe en quête de ses symboles, Peter Lang, 1995
  2. Le Canard enchaîné, 20 décembre 1989, "L'Europe violée par la Sainte Vierge": Le 25 octobre 1955, l'esquisse d'Arsène Heitz est retenue. Tous les États alors membres du Conseil de l'Europe n'y voient que du feu, et votent comme un seul homme. Le texte de leur résolution apporte une justification poétique, mais païenne: «Sur le fond bleu du ciel d'Occident, les étoiles figurant les peuples d'Europe forment le cercle en forme d'union. Elles sont au nombre de douze, symbole de la perfection et de la plénitude..."». Dans un récent numéro, la revue «Forum du Conseil de l'Europe» reconnaît bel et bien à Arsène Heitz la paternité du drapeau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]