Paul Meurice

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Paul Meurice

Paul Meurice, né à Paris le 5 février 1818[1] et mort à Paris le 11 décembre 1905[2], est un romancier et dramaturge français, connu notamment pour l'amitié qui l'a lié à Victor Hugo pendant de nombreuses années.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1836, âgé de dix-huit ans, Paul Meurice, que son ami Auguste Vacquerie a présenté à Hugo, fréquente assidûment ce dernier. Il a des idées littéraires et s'essaie, pendant plusieurs années, à une carrière de dramaturge, faisant représenter plusieurs pièces.

En 1848, Hugo en fait le rédacteur en chef du journal, L'Événement, qu'il vient de fonder, ce qui lui vaudra la prison en 1851. Sa complicité avec Hugo est très grande : le poète est témoin au mariage de son ami avec Palmyre Granger, fille du peintre Jean-Pierre Granger. Pendant les vingt années d'exil de Victor Hugo, Meurice a la charge des intérêts financiers et littéraires de l'écrivain proscrit.

Il continue par ailleurs sa propre carrière littéraire en publiant des romans, dont certains en collaboration avec Alexandre Dumas, dont il est l'un des « nègres », et des pièces de théâtre. Il adapte pour la scène Notre-Dame de Paris, Les Misérables et Quatrevingt-treize.

Avec Vacquerie et les fils de Victor Hugo, Meurice fonde le journal Le Rappel en 1869. À la mort de Victor Hugo en 1885, Meurice et Vacquerie sont nommés exécuteurs testamentaires. À ce titre, Meurice s'occupe de l'agencement des recueils posthumes du poète. Il fonde la Maison de Victor Hugo à Paris en 1902.

Maison de Paul Meurice à Veules-les-Roses[modifier | modifier le code]

Paul Meurice possédait une maison sur la côte normande à Veules-les-Roses, il y habita de 1868 à 1905 et y accueillit plusieurs fois Victor Hugo. Pour commémorer ces visites, trois bas-reliefs en bronze provenant du monument parisien à Victor Hugo par Louis-Ernest Barrias (érigé en 1902, place Victor-Hugo) et sauvés de la destruction durant l'Occupation, ont été installés près de la maison de Meurice, accompagnés d'un médaillon de ce dernier dû au sculpteur Denys Puech[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre
Pièces écrites en collaboration
Romans
  • Les Deux Diane, Paris, Cadot, 10 vols-, in-8, 1846-47.(Attribué à A. Dumas mais en réalité écrit tout entier par Meurice.)
  • La Famille Aubry (3 volumes, 1854)
  • Scènes du foyer. La Famille Aubry - Paris : Michel Lévy frères, (1856), in-18[5].
  • Louspillac et Beautrubin, Paris : A. Cadot, (1854), in-8[5] (Réédité en 1857 chez Michel Lévy sous le titre Les tyrans de village).
  • Les Chevaliers de l'esprit. Césara (1869), Paris : Michel Lévy et frères, in-16[5]
  • Le Songe de l'amour (1889)
Nouvelle
  • L'école des propriétaires (1847) - Publié en 1857 chez Michel Lévy et frères, à la suite du roman Les tyrans de village.
Correspondance

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Date indiquée par la Bibliothèque nationale de France, qui cite son acte de naissance reconstitué aux Archives de Paris.
  2. Date indiquée par le magazine Je sais tout, décembre 1905, p. 711.
  3. Voir photos et détails sur le site Velizy.philatelie.pagesperso-orange.fr qui reprend l'article paru dans L'Écho Hugo, no 8, 2008-2009
  4. Voir : Théâtre (études et copies). Hamlet, Falstaff, Paroles, d'après Shakespeare, 1864. Texte en ligne
  5. a, b et c Bibliothèque Hugo - Jussieu Vitrine no 9 repère 31, 104, 105