Paul Jobert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Paul Jobert

Description de cette image, également commentée ci-après

Paul Jobert[réf. nécessaire]

Nom de naissance Paul Casimir Frédéric Jobert
Naissance 19 août 1863
Tlemcen
Décès 24 mars 1942
Constantine
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre

Paul Jobert[1], né le 19 août 1863 à Tlemcen (Algérie), mort le 24 mars 1942 à Constantine (Algérie), est un peintre de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Paul Jobert voit le jour en 1863 à Tlemcen où son père est avocat-défenseur, descendant d’une famille de diplomates installés dans la régence d'Alger avant la conquête de l’Algérie. Cette famille a été impliquée dans l’affaire du « coup d’éventail » de 1827, qui servit de casus belli pour la conquête de l’Algérie. Attiré très jeune par la peinture, il poursuit sans conviction ses études au lycée d’Alger, avant d'intégrer l’École des beaux-arts d'Alger dans les années 1880. Sur les conseils de Jules Bastien-Lepage, il s'inscrit l’École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Jules Bastien-Lepage, Jules Lefebvre et Benjamin Constant. Plus tard, il citera comme ses maîtres Boulanger et Tony Robert-Fleury. Auprès de ces peintres de renom, il acquiert un métier solide, entre autres dans le domaine du portrait, tout en se spécialisant dans l’art des marines où s’exprime un sens de la mer hérité de sa jeunesse à Alger[2].

Il commence à exposer en 1886 au Salon des artistes français avec une petite vue du port d’Alger. Il expose ensuite à l’Exposition universelle de Paris de 1889 (mention honorable), et de 1900 (médaille de bronze) puis obtient deux médailles d’or au Salon des artistes français. Entre 1888 et 1914, il expose au Salon de Paris, à New York et à Philadelphie. En 1890, il expose Les Palangriers au musée d’Alger.

Nommé peintre officiel de la Marine en 1891. il se distingue à ce titre dans la représentation de scènes militaires et/ou historiques dont l’exactitude technique en fait de véritables documents. L’État acquiert plusieurs de ses toiles, entre autres, Les Grandes manœuvres de l’escadre du nord, Lâcher de pigeons militaires à bord d’un torpilleur, Brume du matin, Voilier dans la brume, Attaque d’un vaisseau amiral par les torpilleurs, Bombardement d’Alger par la flotte française le 3 juillet 1830.

Son tableau Arrivée de l’escadre russe en rade de Toulon le 13 octobre 1893, exposé au Salon de 1894, a été présenté dans le cadre du 50e anniversaire des relations diplomatiques franco-soviétiques, à l'exposition L'URSS et la France - Les grands moments d'une tradition[3].

Il portraiture également la bourgeoisie française et américaine du début du XXe siècle (La Beauté américaine[4], Portrait du général C., L'Amiral Neny, Le Colonel Deport, Émile Morinaud, Portrait de Madame Thu).

Passionné par son métier, Paul Jobert crée la « Société des peintres de marine » (devenue en janvier 1907 « l’Action Maritime ») dont il est nommé président.

Installé à Paris, il épouse en 1894 Philomena Lynch, de nationalité américaine[5]. Cette jeune américaine fortunée lui ouvre les portes des États-Unis. Il expose alors à plusieurs reprises à New York et Philadelphie, dans l’Ohio, le Wisconsin etc. Âgé de 51 ans et père de deux enfants lorsque la guerre éclate en 1914, il s’engage volontairement comme simple soldat. Affecté à l’état-major du 9e corps d’armée, il passe trois ans au front et participe à la campagne de Flandres en 1915. À cette occasion, il représente son environnement, dans un album intitulé « Croquis de guerre – 1914-1917 » tiré à 40 exemplaires numérotés et signés. Nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1908, il est promu officier en 1926. N’ayant jamais perdu le contact avec l’Algérie, il s’y rend régulièrement pour exécuter des commandes publiques et privées de décoration : Bustes de femmes dans des jonchées de roses (plafonds de l’Hôtel de ville de Constantine, 1904), Hôtel de ville de Philippeville, établissement balnéaire de Djidjelli, ….

En 1897, il illustre la publication du livre Gens de mer, de Yann Nibor, par 42 dessins à la plume. En 1991, il participe à l’illustration du livre La chanson des cols bleus, chants populaires de la flotte française, du même auteur. En 1898, il expose des marines à la galerie M. Knoedler à New York.

C’est dans son pays natal qu’il finira sa vie, en tant que conservateur du musée de Cirta de Constantine[6].

Ses tableaux sont conservés dans plusieurs musées, en France (notamment aux musée de la Marine et musée du Luxembourg à Paris, auchâteau de Versailles et château de Vincennes, au musée Thomas-Henry de Cherbourg, au musée de Dax, au Château de Dieppe, à Honfleur, au musée de Tessé du Mans, au musée des beaux-arts de Rouen, à Valenciennes, et à l’étranger (Montevidéo et Philadelphie).

Œuvres référencées[modifier | modifier le code]

Tableaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

  • Yann Nibor, Gens de Mer, poésies à dire, préface de François Coppée, illustré de 52 dessins à la plume de Paul Jobert, Paris, Flammarion s.d. (1897), XI-258 p..
  • Yann Nibor, La Chanson des cols bleus, chants populaires de la flotte française, préface de Lucien Jousselin, illustrations de Léon Couturier, Bourgain et Jobert, (Peintres du Département de la Marine), de Henri Rudaux et Yann Nibor fils, Paris, E. Flammarion, (1901), 310 p., portr., fig. et musique.
  • Théodore Botrel, Les chants du bivouac (1 août - 31 décembre 1914). Refrains de guerre, préface de Maurice Barrès, 113 dessins à la plume de Carlègle et un portrait de l'auteur par Paul Jobert. Librairie Payot, 1915, 271 p.
  • Jean Dargène, Le feu à Formose, roman de l'escadre Courbet, préface de Pierre Loti, 31 illustrations de Paul Jobert, Paris, G. Havard fils éditeur, 1897, 296 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bellec, Carnets de voyage des peintres de la marine, éditions Ouest France, 2008 (ISBN 978-2-7373-4436-7).
  • Jean-Noël Marchand, Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, Éditions Art et Marine, Paris, 1997.
  • Les peintres officiels de la Marine, éditions Le Télégramme, 2002.
  • Marion Vidal-Bué, « Le peintre Paul Jobert - Un algérien entre deux mers (1863-1942) », dans L'Algérianiste, no 134, juin 2011, p. 60-69.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Paul Casimir Frédéric Jobert
  2. Marion Vidal-Bué, Le peintre Paul Jobert - Un algérien entre deux mers (1863-1942), in L'Algérianiste, n° 134, juin 2011, pp. 60-69.
  3. Paris, Grand-Palais, décembre 1974-février 1975.
  4. a et b Reproduit dans la revue L'Illustration du 29 février 1908
  5. Le peintre orientaliste Gabriel Ferrier était un des témoins de ce mariage
  6. Le musée national de Constantine, rebaptisé musée Cirta en 1975, avait été ouvert sous le nom de musée Gustave Mercier à l’occasion du centenaire de l’Algérie française en 1931
  7. Centre historique des archives nationales, base Arcade, F21/2203, dossier 6.
  8. Inventaire 932.6.23.
  9. Répertorié par le site des Collections de Haute-Normandie où il est décrit ainsi : "Groupes de bateaux se balançant dans le port de Dieppe, dans les eaux clapotantes, voiles relâchées. Fond de maisons et de falaises vivement éclairées par le soleil près de l'horizon".
  10. Reproduit dans Le Petit Journal, n°134, 17 juin 1893.
  11. Voir la base Joconde.
  12. Sur ce tableau, on voit, à gauche, le cuirassé français Le Formidable et, au centre, le cuirassé russe L'Amiral Nakhimov. C'était la première fois que la flotte russe mouillait en eaux françaises et prouvait ainsi sa capacité à passer par les détroits du Bosphore et des Dardanelles, peu après l'Alliance franco-russe.
  13. Voir une photo du tableau.
  14. Voir la base Joconde.
  15. Voir la Base Joconde. En 1931, l’œuvre est attribuée à l’ambassade de France à Varsovie
  16. Voir une photo du tableau
  17. Voir une photo du tableau
  18. Voir une photo du tableau.