Paul Jamin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jamin.
Le Brenn et sa part de butin, 1893, Musée des Beaux-Arts de La Rochelle.

Paul Jamin, né le 9 février 1853 à Paris, où il est mort le 10 juillet 1903, est un peintre français appartenant au courant académique, qui s'est principalement consacré à la peinture d'histoire autour de sujets préhistoriques et de l'histoire de la Gaule.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Paul Joseph Jamin à Paris le 9 février 1853, il est le fils du physicien Jules Jamin. Celui-ci le destine à la carrière polytechnique, et c'est dans cette orientation que Paul Jamin se forme au dessin. Il s'écarte ensuite de cette voie, pour se diriger vers une carrière artistique, d'abord dans l'atelier de Gustave Boulanger, pour pouvoir concourir pour le Prix de Rome, il rejoint ensuite celui de Jules Lefebvre et abandonne par la suite la perspective d'obtenir ce prix[1]. À partir de 1879 il participe au Salon de peinture et de sculpture, où il reçoit une mention encourageante lors d'un de ses envois en 1882[1]. L'année suivante il rejoint la Société des artistes français. Peintre d'histoire, il s'oriente alors dans des sujets d'histoire anciennes, notamment la préhistoire et l'antiquité gauloise, ou il peut exprimer ses opinions patriotiques dans un style académique. Son travail artistique s'accompagne de recherche documentaire, en collectionnant ou copiant nombres d'objets archéologiques, qui se retrouvent ensuite sur ses toiles[1]. En 1888 il peint, Le rapt, à l'âge de la pierre conservé au musée des beaux-arts de Reims. Son tableau le plus connu est Le Brenn et sa part de butin (1893 musée des Beaux-Arts de La Rochelle) qui montre le chef Brennos contemplant des femmes nues enchainées, lors du pillage de Rome. Il réalise en 1898 pour la Sorbonne une grande peinture murale Le Retour des hommes est signalé[1]. Sa dernière toile fut Un Peintre décorateur à l'âge de la pierre en 1903[2], il mourût cette année là à Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Capitan, « 16 Juillet 1903. Notice sur Paul Jamin », Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, série V, vol. 4,‎ 1903, p. 487-491 (lire en ligne).
  • Cécile Ritzenthaler, L'école des beaux-arts du XIXe siècle : Les Pompiers, Paris, édition Mayer,‎ 1987 (ISBN 2-85-299-002-4), p. 218-219
  • Philippe Dagen, « Le "Premier Artiste" », Romantisme, Paris, no 84,‎ 1994, p. 69-78 (DOI 10.3406, lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Ritzenthaler 1987, p. 218
  2. Capitan 1903, p. 488.

Liens externes[modifier | modifier le code]