Paul Guillaume (marchand d'art)

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Paul Guillaume par Amedeo Modigliani

Paul Guillaume (Paris, 1891 - Paris, 1934) est un marchand et collectionneur d’art moderne. La majeure partie de sa collection est présentée à Paris, au Musée de l'Orangerie.

Sommaire

Biographie [modifier]

Découvert par Guillaume Apollinaire alors qu'il travaille dans un garage à Montmartre, il s'intéresse d'abord à la statuaire africaine avant de rencontrer le tout-Paris artistique. Au sein de sa galerie parisienne, il vend les œuvres des peintres Chaïm Soutine et Amedeo Modigliani et fut l'un des premiers à organiser des expositions sur l'art africain.

La collection d’œuvres d’arts de Paul Guillaume, modifiée après sa mort par son épouse Domenica, remariée en 1938 à l'architecte Jean Walter dont elle fut la maîtresse pendant la maladie de Paul Guillaume, est achetée par l’État sous réserve d’usufruit avec la participation des Amis du Louvre. La succession de cette collection est à l'origine de l'« affaire Lacaze » : les dispositions testamentaites de Paul Guillaume ayant prévu que si Domenica n’avait pas d’enfant de lui, une fondation en serait héritière, elle simule alors une grossesse, obtient un certificat de grossesse et finalise son stratégème en adoptant un enfant, nommé Jean-Pierre Guillaume, grâce à Marcelle Riembault[1].

En 1959 Jean-Pierre Guillaume accuse le Dr Maurice Lacour (amant de Domenica), et son frère Jean Lacaze, de complot visant à l'assassiner. Lacour est condamné à la prison. L'entregent et la fortune de Domenica lui évite l'inculpation mais sa collection Walter-Guillaume (16 Cézanne, 23 Renoir, 5 Modigliani, 12 Picasso, 10 Matisse, 27 Derain et 22 Soutines, estimée à plus d'un milliard de dollars) est finalement cédée à l'État. La collection n’intègre définitivement les murs de l’Orangerie des Tuileries qu’après la mort de Domenica en 1977, bien que son mari Jean Walter ait déposé une plainte réclamant des dommages et intérêt suite à la préemption de l’État[2]. Elle est présentée depuis 1984 au Musée de l'Orangerie, en compagnie des "Nymphéas" de Claude Monet.

Ouvrages [modifier]

  • La Sculpture nègre et l'Art moderne, Paul Guillaume, éditions Toguna.
  • Florence Trystram , La Dame au grand chapeau, l’histoire vraie de Domenica Walter Guillaume, Paris, Flammarion, 1996.

Notes et références [modifier]

  1. L'affaire Lacaze
  2. (en) John Richardson, « Crimes of the art », sur Vanity Fair, mars 2001

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