Paul Gouin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Paul Gouin par Arthur Lemay, 1933

Paul Gouin (20 mai 1898 à Montréal - 4 décembre 1976 à Montréal à l'âge de 78 ans) était un avocat et homme politique québécois[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils de Lomer Gouin, avocat et premier ministre du Québec, et d'Éliza Mercier, fille d'Honoré Mercier.

Il étudia le droit à l'Université Laval et à l'Université de Montréal, et combattit durant la Première Guerre mondiale. Il pratiqua le droit quelques années, puis dirigea une maison d'édition, tout en s'intéressant de près à la politique.

En 1934, il quitta le Parti libéral du Québec pour fonder, avec d'autres libéraux dissidents, l'Action libérale nationale (ALN). Aux élections de 1935, il s'allia aux conservateurs de Maurice Duplessis et fut élu député de L'Assomption.

Cependant, il entra peu après en conflit avec Duplessis et lui retira son appui avant les élections de 1936, pendant que la majorité des députés de l'ALN rejoignaient les conservateurs pour former l'Union nationale. Il ne fut pas candidat à ces élections.

Il travailla alors à reformer l'ALN en vue des élections de 1939, mais son parti disposait de peu de moyens et ne fit élire aucun député. En 1942, il participa à la fondation du Bloc populaire canadien mais n'y resta pas longtemps. Il fut battu en tant que candidat nationaliste indépendant aux élections de 1944, puis quitta la vie politique active.

Paul Gouin en 1945

Paul Gouin consacra le reste de sa carrière au domaine culturel. Il a été conseiller technique en matière culturelle auprès du Conseil exécutif de la province de Québec, et dirigea divers organismes comme le Conseil de la vie française en Amérique, la Commission des monuments historiques de la province de Québec et la Société des festivals de Montréal. Il fut également cofondateur de la revue Vie des Arts.

Le fonds d'archives de Paul Gouin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Assemblée nationale du Québec : Paul Gouin
  2. Fonds Paul Gouin (P190) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Hamel, Notre maître le passé, notre maître l'avenir. Paul Gouin et la conservation de l'héritage culturel du Québec, PUL-IQRC, coll. « Chaire Fernand-Dumont sur la culture »,‎ 2008, 204 p. (présentation en ligne).