Paul Émile Diou

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Officier général francais 2 etoiles.svg Paul Émile Diou
Colonel Diou, commandant le 81e RI
Colonel Diou, commandant le 81e RI

Naissance 25 octobre 1855
Saint-Julien-lès-Metz, France
Décès 23 août 1914 (à 58 ans)
Dieuze, Reichsland Elsaß-Lothringen
Mort au combat
Origine Drapeau de France Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 18731914
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement 63e brigade d’infanterie
Faits d'armes Bataille de Morhange
Distinctions Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom d'une rue à Saint-Julien-lès-Metz

Paul Émile Diou (Saint-Julien-lès-Metz25 octobre 1855Dieuze23 août 1914), est un officier général français.
C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 25 octobre 1855 à Saint-Julien-lès-Metz[1], il est le fils de Joseph, professeur de rhétorique et de Marie-Françoise Peultier. Ayant opté pour la nationalité française le 28 mars 1872, il s'engage l'année suivante dans l'armée française.

Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1873 (promotion de l'Archiduc Albert)[2]. À la sortie d'école, en 1875, il intègre l'infanterie. Nommé sous-lieutenant au 69e régiment d'infanterie en octobre 1875[1], il est promu lieutenant au 110e régiment d'infanterie en 1880. L'année suivante, il est envoyé en Tunisie, où il retourne en 1882. De retour en France, il est promu capitaine au 45e régiment d'infanterie en 1885. Là, il enseigne à l’École spéciale militaire, avant d'être de nouveau affecté au 69e régiment d'infanterie.

Nommé chef de bataillon au 4e régiment de tirailleurs algériens en décembre 1895, le major Diou est envoyé en Tunisie, où il reste jusqu'en novembre 1900. Pour son action, il reçoit la médaille coloniale, puis la Légion d'honneur le 29 décembre 1896[1]. Le 7 novembre 1900, il est envoyé avec le corps expéditionnaire en Indochine, au Tonkin alors en guerre. Il retourne en Tunisie en octobre 1901. là, il est promu lieutenant-colonel en 1903. Affecté d'abord au 121e régiment d'infanterie, Diou est affecté en 1906 au 2e régiment de tirailleurs algériens, stationné en Algérie. Il participe à des opérations de pacifications au Maroc, et dans le Sahara. Le lieutenant-colonel Diou est cité en 1908 pour son action à Casablanca, avant d'être affecté au 86e régiment d'infanterie.

Paul Diou est promu colonel en février 1908 et nommé commandant du 81e régiment d'infanterie. Pour son action au combat, il est promu officier de la Légion d'honneur le 12 juillet 1910[1]. En juin 1912, il est nommé commandant par intérim de la 63e brigade d'infanterie à Narbonne. Il est promu général de brigade le 21 décembre 1912. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, le général Diou commande toujours la 63e brigade d'infanterie. Lors de l'offensive française en Lorraine, le 20 août 1914, Paul Émile Diou est grièvement blessé au bois de Mülhwald au cours de la bataille de Morhange. Il décède trois jours plus tard à Dieuze.
Le corps du général Diou repose au milieu de ses soldats au cimetière militaire de Cutting (Moselle).

Postérité[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative est apposée sur sa maison natale à Saint-Julien-lès-Metz.
L'un des forts de Metz, sur le mont Saint-Quentin, porte aujourd'hui son nom.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (décret du 12 juillet 1910).

Médaille Coloniale Médaille coloniale (agrafe Tunisie, 1896).

Medaille commemorative de Chine ribbon.svg Médaille commémorative de l'expédition de Chine (1901).

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Ordre du Nichan Iftikhar Officier ribbon (Tunisia).svg Officier du Nichan Iftikhar (Tunisie, le 14 juin 1893).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Paul Émile Diou », base Léonore, ministère français de la Culture.
  2. Jean Boÿ, « Historique de la 58e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1885-1887), promotion de l'Archiduc Albert » [PDF], sur www.saint-cyr.org, Association des élèves et anciens élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (Saint-Cyrienne),‎ 25 juin 2011 (consulté le 28 octobre 2014), p. 2 et 5.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Brasme, La Moselle et ses soldats : dictionnaire biographique des gloires militaires mosellanes, Metz, Éd. Serpenoise,‎ 1999, 255 p. (ISBN 2-87692-408-0, notice BnF no FRBNF37177171), Diou, Paul Émile.
  • Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande guerre, 1914-1918, vol. A-K, t. 1, Paris, Archives & culture,‎ 2007, 519 p. (ISBN 978-2-350-77058-1, notice BnF no FRBNF41310488).

Liens externes[modifier | modifier le code]