Paul Chaudet

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Paul Chaudet
Photo officielle de Paul Chaudet
Photo officielle de Paul Chaudet
Fonctions
70 e conseiller fédéral
Élection
Prédécesseur Rodolphe Rubattel
Successeur Nello Celio
Chef du Département Militaire
Prédécesseur Karl Kobelt
Successeur Nello Celio
Conseiller National
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Rivaz
Origine Canton de Vaud
Date de décès (à 72 ans)
Parti politique Parti Radical
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Paul Chaudet (17 novembre 1904 à Rivaz7 août 1977) est un homme politique suisse, originaire de Corsier-sur-Vevey qui fut conseiller fédéral de 1954 à 1966 et membre du Parti radical-démocratique.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Formé à l'École cantonale d'agriculture de Lausanne, il est vigneron de métier.

Il accomplit le parcours politique classique en étant d'abord syndic (maire) de Rivaz, petite localité du canton de Vaud au bord du Lac Léman.

Il est député au Grand Conseil vaudois de 1937 à 1942 puis membre du Conseil national dès 1943. Il s'oppose avec succès à l'impôt sur les vins et combat pour l'Initiative populaire « Retour à la démocratie directe », lancée par la Ligue vaudoise, un mouvement traditionaliste de droite.

Conseiller d'État[modifier | modifier le code]

En 1946, il est élu au Conseil d'État du canton de Vaud, d'abord chargé de la Justice et de la Police pendant deux ans. Puis, de 1948 à 1954, du département de l'Agriculture, de l'Industrie et du Commerce. Il fut membre des organes de la Banques nationale suisse (conseil et comité de banque).

À l'armée, il atteint le grade de lieutenant-colonel d'infanterie.

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

Il est élu au Conseil fédéral le 16 décembre 1954 et dirige le département militaire fédéral. Par deux fois, il est Président de la Confédération suisse (1959, 1962).

Son passage au gouvernement a été assombri par l'affaire des Mirages, dont le coût s'est révélé supérieur à ce qui avait été budgété.

Il met en œuvre la réforme Armée 61 et s'oppose avec succès aux deux initiatives anti-atomiques (l'une demandant leur interdiction dans l'armée suisse et l'autre le droit du peuple à décider de leur acquisition).

À la suite des conclusions d'une commission d'enquête parlementaire présidée par Kurt Furgler et dont les membres principaux étaient Pierre Graber et Rudolf Gnägi, sa position est affaiblie et le groupe du PRD (Parti radical démocratique) renonce à le présenter à la fonction de vice-président du Conseil fédéral.

Il quitte alors le gouvernement avec effet au 31 décembre 1966.

Pendant sa retraite[modifier | modifier le code]

Il a œuvré pour l'organisation caritative Enfants du Monde et a présidé la Banque populaire suisse, quatrième établissement financier suisse d'alors, reprise en 1990 par le Credit Suisse Group.

Lien externe[modifier | modifier le code]