Paul-Philippe de Chaumont

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Paul-Philippe de Chaumont, né en 1617 et mort à Paris le 24 mars 1697, est un prélat français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu « d'une ancienne famille du Vexin où est le comté de Chaumont[1] », il est le fils d'un conseiller d'État, auteur de plusieurs livres de théologie et garde des livres du cabinet du roi. Parent du chancelier Séguier et parent par sa mère des trois Habert, Philippe, Germain et Henri-Louis, il succède à son père dans la charge de garde du cabinet, à laquelle il joint celle de lecteur du roi. Bien que n'ayant encore rien écrit, il est élu membre de l'Académie française en 1654. Devenu évêque de Dax en 1671, il se démet de ses fonctions en 1684 pour se consacrer plus librement à l'étude, tout en continuant cependant de prêcher. Jean Chapelain dit de lui « qu'il ne manquait pas d'esprit, qu'il avait assez le goût de sa langue et prêchait hardiment et facilement[2]. »

En 1685, il préside à la séance de l'Académie qui prononce l'exclusion d'Antoine Furetière. En 1693, il publie un ouvrage en deux volumes intitulé Réflexions sur le christianisme enseigné dans l'Église catholique. Selon l'abbé d'Olivet, le style de ce traité « ne répond pas moins à la qualité d'historien de l'auteur que le sujet à son caractère d'évêque[3]. »

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel de Marolles, Suite des Mémoires de Michel de Marolles, 1657, p. 247.
  2. Cité par Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, volume II, 1855, p. 33. Les éléments biographiques du présent article proviennent de cette même source.
  3. Ibid.

Lien externe[modifier | modifier le code]