Paul-Armand du Chastel de la Howarderie

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Paul-Armand du Chastel de la Howarderie

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Biographie
Naissance 26 mai 1847
Kain-lez-Tournai (province de Hainaut, royaume de Belgique)
Décès 28 juin 1936 (à 89 ans)
Neuvireuil (département du Pas-de-Calais, France)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Thématique
Formation Généalogie

Paul-Armand, comte du Chastel de la Howarderie, vicomte de Neuvireuil, né à Kain-lez-Tournai le 26 mai 1847 et mort à Neuvireuil le 28 juin 1936 est un généalogiste franco-belge[1], auteur d'une œuvre généalogique considérable[2] concernant le Nord de la France et la Belgique. Il a publié entre autres une série sur les quarante familles belges les plus anciennes subsistantes vers 1900[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Le généalogiste qui signait "comte du Chastel de la Howarderie-Neuvireuil" s'est appelé "Paul-Armand Debaisieux" pendant les dix premières années de sa vie, nom de famille lui venant de sa mère, Marie-Louise Debaisieux (Rumes 26 mai 1811 - Kain 1er mai 1868), jeune femme de condition sociale fort inférieure à celle de son père, Antoine-Armand-Joseph du Chastel (15 avril 1808-10 avril 1877), bourgmestre de La Howardries et conseiller provincial de Hainaut. Ce n'est en effet qu'en date du 18 novembre 1857 que celui-ci consentit à épouser la mère de ses deux fils illégitimes: l'aîné, Léopold (mort en 1845) et le cadet, Paul-Armand, âgé alors de 10 ans, "légitimé par mariage subséquent" de ses parents.

Armand du Chastel appartenait à une famille d'ancienne noblesse (premières lettres de reconnaissance de noblesse en 1605). Son père, Ferdinand du Chastel (1760-1844), négligea de lever les lettres patentes de reconnaissance de noblesse lui accordées par Guillaume Ier en 1816. Armand demeura donc roturier la majeure partie de sa vie et ce n'est qu'en 1864 qu'il sollicita et obtint reconnaissance de noblesse avec confirmation du titre de comte pour lui et tous ses descendants.

Paul-Armand, devenu comte du Chastel à l'âge de dix-sept ans, épousa en 1872 Catherine Moutury (1848-1901) et en 1901 sa cousine Catherine Duplat (1882-1974). Des deux filles du second mariage survécut uniquement Hilda du Chastel de la Howarderie (1904-2002), qui demeura célibataire, clôturant dès lors cette lignée. Paul-Armand et les autres membres de sa proche famille moururent dans son manoir de Neuvireuil dans le Pas-de-Calais.

Généalogiste[modifier | modifier le code]

Malgré la légitimation, Paul-Armand du Chastel demeura toujours un "bâtard" aux yeux de sa famille et de l'aristocratie belge, et qui plus est né d'une "mésalliance", sa mère n'étant pas 'née'.

Cette circonstance compliqua ses relations avec le monde fermé des châtelains du Tournaisis, avec lesquels il cousinait. Sa propre famille paternelle ira même jusqu'à lui refuser l'accès aux archives, conservées aux châteaux de Bruyelles (à Hollain, lez-Antoing) et de Wez-Velvain. À ce propos, Paul-Armand écrit dans la préface de son ouvrage Un cartulaire de La Howarderie:

« Depuis vingt ans, je m’occupe de recherches généalogiques sans jamais avoir pu consulter les archives de mon lignage. Bien que ces documents soient une propriété commune à toutes les personnes du nom et que le chef de famille ne les conserve qu’à titre de fidéi-commis, les prétextes n’ont pas manqués pour me séparer des caisses poudreuses où reposent ces vénérables actes... »

Ayant rejoint la Société historique et archéologique de Tournai, du Chastel se servira de la tribune que lui offraient les "Bulletins" pour publier la filiation de la plupart des familles notables établies en Flandre wallonne (aux environs de Tournai, de Lille et de Douai), leur consacrant un grand nombre d'études, notices et articles généalogiques non-sollicités et pas toujours exempts de subjectivité.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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(Liste non exhaustive)

  • Généalogie des Seigneurs d'Aire de la Maison de Haynin, éd. Imprimerie Malo et Levasseur, rue de l'Ecorcherie, Tournai, 1872 ;
  • Généalogies des familles Du Bois, dite de Hoves, et Du Vernay Du Plessis, dressées sur les titres éd. Vasseur-Delmée, 1876[4] ;
  • Les toparques héréditaires des deux Howardries ou Crayon généalogique de la maison comtale du Chastel de la Howardries (Extrait des notices généalogiques tournaisiennes tiré à vingt-cinq exemplaires)", Péruwelz: Rodolphe Delmée, 1880[5] ;
  • Notices généalogiques tournaisiennes, éd. Vasseur, tome 1, 1881[6]; tome 2 1884[7]; tome 3 1887[8] ;
  • Épitaphes et blasons : choix d’épitaphes et d’inscriptions actuelles du canton de Tournai, suivi d’articles divers concernant l’épigraphie et le blason, éd. Vasseur-Delmée, 1882 ;
  • Le Livre noir du patriciat tournaisien, ou Mémoires de Pierre de La Hamayde,... annotés et publiés par le Cte Du Chastel de La Howarderie-Neuvireuil, éd. L. Crépin, 1883 ;
  • Preuves des extravagantes prétentions de la famille roturière Chanel, dite de Crouy-Chanel de Hongrie, et de la légitimité de la maison princière de Croy-Dülmen, éd. Vasseur-Delmée, 1885 ;
  • Généalogie de la famille Hardy, dite de Beaulaincourt, éd. L. Crépin, 1888 ;
  • Un cartulaire de la Howarderie: actes scabinaux, mémoriaux et documents divers, éd. Vasseur-Demée, Tournai, 1889[9] ;
  • Études d’archéologie généalogique. Généalogie de la famille d'Aubermont, éd. Casterman, 1889 ;
  • Études d'archéologie généalogique. Filiation des Dennetières avant leur anoblissement (1280 à 1523), précédée de la critique de leur origine, éd. Casterman, 1892 ;
  • Généalogie de la famille tournaisienne de Bary ou de Barry, éd. Casterman, 1894 ;
  • À propos de trois médailles, numismatique et généalogie, éd. Casterman, 1896 ;
  • Études d’archéologie généalogique. Généalogie de la maison de Condet, dite de Bailleul, éd. Casterman, 1896 ;
  • Études d’archéologie généalogique. Le Livre de raison de la famille d’Aubermont, éd. Casterman, 1896 ;
  • Origine et généalogie de la famille Déchaux, éd. Vasseur-Delmée, 1897 ;
  • avec Henri de Mortagne Espierre, Étude de mœurs chevaleresques au XIVe siècle. Relation du champ clos de Nancy, du 11 septembre 1386, éd. Vasseur-Delmée, 1897 ;
  • Généalogie de la famille de Willem, éd. E. Delattre, 1899 ;
  • Études d’archéologie généalogique. Généalogie de la famille d’Aubermont, dressée sur titres, éd. Casterman, 1899 ;
  • Étude d’archéologie généalogique. Crayon généalogique de la famille tournaisienne Wetin ou Wettin, éd. E. Delattre, 1900 ;
  • Notes historiques et généalogiques sur la commune d’Aymeries et la famille d’Aymeries, dite d’Aumerie, Vasseur-Delmée, 1900 ;
  • Les de La Hamaide liégeois, namurois, ardennais et luxembourgeois, éd. Castermann, 1901 ;
  • Les Mouton à Tournai, généalogie, notes et fragments généalogiques, éd. Castermann, 1903 ;
  • Généalogie de la famille du Chastel de la Howarderie antérieurement à l'an 1500, refaite sur titres, dans: Jadis, 1904 ;
  • Notes pour servir à l'histoire de Rolleghem-lez-Courtrai, de Rolleghem-Capelle, et des trois fiefs de Rolleghem dans Ypres, ainsi que de la famille qui en porte le nom et des familles Pulinx et van Déventer, 1904  ;
  • Généalogie de la famille Tiébegot, éd. Casterman, 1905 ;
  • Généalogie de la famille Horngacher, de Château-Vieux et Dardagny, éd. Vasseur-Delmée, 1907 ;
  • Notes étymologiques, héraldiques, généalogiques, historiques et critiques sur les noms de famille et de lieu de l’ancien Tournaisis, du Hainaut, de la Flandre et de la Pèvele, éd. Casterman, 1910[10].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/actualite/Autour_d_Arras/Secteur_Arras_Nord/2010/10/13/article_balade-bucolique-de-la-communaute-de-com.shtml : La Voix du Nord, 13 octobre 2010.
  2. Dominique Vanwijnsberghe , Moult bons et notables : l’enluminure tournaisienne à l’époque de Robert Campin (1380-1430), vol. 17, p. 94, éd. Peeters, 2007 (ISBN 9789042917583)
  3. (référence souhaitée: cette série ne figure dans aucune de ses bibliographies, mais il est fort probable qu'il ait rédigé un tel ouvrage, vu la grande science qu'il avait acquise dans le domaine généalogique)
  4. en ligne
  5. en ligne
  6. en ligne
  7. en ligne
  8. en ligne
  9. Armand d'Herbomez, Bibliothèque de l'École des chartes : Revue d'érudition, vol.1, p. 326, éd. Picard, Paris 1890
  10. en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]