Paul-Émile De Puydt

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Paul-Émile De Puydt

Naissance 6 mars 1810
Mons, Drapeau de la Belgique Belgique
Décès 28 mai 1888 (à 78 ans)[1]
ou 20 mai 1891 (à 81 ans)[2]
Mons, Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité Belge
Pays de résidence Belgique
Profession
Directeur du mont-de-piété, puis receveur général des hospices
Activité principale
Famille
demi-frère de
Remi De Puydt
(ingénieur, homme politique et militaire)

Paul-Émile De Puydt est un botaniste, économiste et écrivain belge, né le 6 mars 1810 à Mons et mort le 28 mai 1888 (à 78 ans)[1] ou le 20 mai 1891 (à 81 ans)[2] dans cette même ville. Il fut président de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut et l'auteur de nombreux ouvrages d'horticulture, notamment sur les orchidées, de sciences sociales et de romans.

Dans le domaine de l'économie politique, il est l'inventeur du concept de panarchie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Paul-Émile De Puydt naît le 6 mars 1810 à Mons en Belgique. C'est le fils de Jean-Ambroise De Puydt (1758-1836), qui fut gouverneur du Hainaut et d'Adélaïde Michotte, aussi citée avec l'orthographe « Marie Adélaïde Jeanne Michot »[1], (1777-1858). Il a deux frères, Guillaume et Pierre, et un demi-frère, Remi De Puydt (1789-1844).

Le 14 juillet 1841[1] il épouse Fanny-Catherine Cousin dont il a un fils, Julien (1842-1921), qui devient ingénieur civil, et une fille, Marie-Thérèse-Philippine.

Vie[modifier | modifier le code]

Aquarelle de Cattleya dowiana par De Puydt.
Aquarelle de Cattleya guttata var. leopoldii (syn. Cattleya tigrina) par De Puydt.
Aquarelle de Miltonia moreliana par De Puydt.

Après de brillantes études, De Puydt fait ses premières armes dans le journalisme et est l'un des rédacteurs de L'Observateur du Hainaut, qui paraît du 2 juillet 1829 au 8 août 1835. Il collabore avec Henri Delmotte et Hippolyte Rousselle à une pièce de théâtre intitulée Le candidat à la royauté, qui est jouée à Mons le 9 janvier 1831.

Étant entré dans l'administration, De Puydt est longtemps directeur du mont-de-piété, puis receveur général des hospices de Mons. Les loisirs que lui laissent ses fonctions lui permettent de s'occuper d'horticulture, son jardin étant l'objet de soins assidus, il y fait des expériences qui lui amènent souvent les plus heureux résultats. Une société d'horticulture ayant été fondée à Mons, le 28 mai 1828, sous le patronage de l'administration communale, il en devient membre et en est le secrétaire à partir de 1831. Ses rapports sur les expositions annuelles de cette société sont écrits avec le soin et la clarté qui caractérisent toutes ses productions. Ses travaux relatifs à l'horticulture sont importants, tous ses ouvrages sont remarquables, notamment ceux sur les orchidées, qui étaient ses plantes favorites.

En 1833, De Puydt contribue à la fondation de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut. Il en est nommé vice-président en 1858 puis président en 1865 et conserve ces fonctions jusqu'à sa mort. Les discours qu'il prononce dans des séances publiques de la société et qui ont été imprimés témoignent de ses connaissances variées. S'occupant de littérature et de sciences sociales, il a abordé des questions très variées.

De Puydt ne fut pas seulement un savant et un penseur, mais un littérateur accompli. Affable, modeste, il ne connaissait pas l'égoïsme qui caractérise certains amateurs de fleurs, il était, au contraire, heureux de communiquer ses observations et de mettre à la disposition de ses amis et des institutions scientifiques l'expérience qu'il avait acquise par ses études spéciales. Son bonheur, il le trouvait dans sa famille et dans ses relations scientifiques.

Il meurt le 28 mai 1888 (à 78 ans)[1] ou le 20 mai 1891 (à 81 ans)[2] à Mons.

Œuvre[modifier | modifier le code]

En tant que politologue, De Puydt est connu comme l'inventeur du concept de « panarchie », avec l'article du même nom qu'il écrit dans la Revue trimestrielle en 1860, selon lequel les gens seraient libres de choisir à quel gouvernement d'adhérer tandis que les gouvernements auraient à rivaliser pour avoir des citoyens[3]. David Hart suggère qu'il a été influencé par son compatriote Gustave de Molinari[4] qui avait décrit en 1849 la notion de gouvernement concurrentiel, limitée à la défense, dans son article « De la production de la sécurité », dans le Journal des économistes du 15 février 1849[5].

De Puydt collabora aussi à L'Observateur du Hainaut, L'Étoile Belge, Revue trimestrielle, La Belgique horticole, Iconographie montoise, Flore des serres et des jardins de l'Europe, L'Horticulteur belge, Patria Belgicaetc. et il publia nombre de notices nécrologiques, discours, rapports, etc.[6]

Botanique[modifier | modifier le code]

  • 1858 : « Philosophie de l'horticulture » dans Mémoires de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, 2e série, tome V, p. 3-23, Mons, imprimerie De Maquillier et Lamir, 32 pages ;
  • 1860 : Traité théorique et pratique de la culture des plantes de serre froide. Orangerie et serre tempérée des jardiniers. Précédé de notions pratiques de physiologie végétale et de physique horticole, et de conseils pour la construction, des différentes serres, Bruxelles, E. Tarlier, 158 pages ;
  • 1860 : Les poires de Mons, Mons, Masquillier et Lamir, 23 pages ;
  • 1860 : Les palmiers et les grandes plantes ornementales de serre froide, Paris, E. Donnaud, 19 pages ;
  • 1860 : L'exposition universelle d'horticulture et le congrès international d'horticulture et de botanique à Bruxelles, Gand, Annoot-Braeckman, 15 pages ;
  • 1860 : Les plantes de serre : traité théorique et pratique de la culture de toutes les plantes qui demandent un abri sous le climat de la Belgique, Mons, H. Manceaux, 2 volumes, 400 et 284 pages;
  • 1860 : Esthétique florale. Du beau dans les plantes, et particulièrement dans les fleurs simples ou doubles, Gand, Annoot-Braeckman, 44 pages ;
  • 1860 : Les serres sans chauffage, Gand, Annoot-Braeckman, 13 pages ;
  • 1860 : « Pomologie et Horticulture » dans Patria Belgica, tome I, p. 571-586 et p. 587-612 ;
  • 1860 : Société d'agrément, d'horticulture et de zoologie du Wauxhall à Mons. École d'horticulture. Leçons préparatoires de sciences physiques. Sommaire à l'usage des élèves de l'école et des auditeurs du cours d'arboriculture, Mons, Dequesne-Masquillier, 19 pages ;
  • 1860 : Les orchidées de serre chaude, Gand, Annoot-Braeckman, 20 pages ;
  • 1860 : Les orchidées. Histoire iconographique, organographie, classification, géographie, collections, commerce, emploi, culture, avec une revue descriptive des espèces cultivées en Europe, Paris, J. Rothschild, 1880, 348 pages, 50 planches et 244 vignettes.

Sciences sociales[modifier | modifier le code]

  • 1860 : « Panarchie », dans Revue trimestrielle, vol. 27, p. 222-245 ;
  • 1861 : De l'influence de l'industrie et du commerce sur la littérature ;
  • 1867 : La charité et les institutions de bienfaisance ;
  • 1870 : Marche et progrès de la civilisation dans les temps modernes ;
  • 1873 : Sur l'homme préhistorique ;
  • 1876 : La Grève ;
  • 1880 : Le Hainaut en 1830 et en 1880 ;
  • 1883 : Cinquantième anniversaire.

Romans[modifier | modifier le code]

  • 1859 : Chevreuse, paru dans l’Étoile belge ;
  • 1883 : Maudit métier (histoire du Borinage), Bruxelles, A.-N. Lebègue, 454 pages ;
  • 1890 : Cent mille francs de dot, Mons, Hector Manceaux, 263 pages.

Autres[modifier | modifier le code]

  • 1861 : « Rapport de la commission spéciale chargée de l'examen d'un projet d'érection d'une statue à Baudouin de Constantinople », Mémoires de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, 2e série, tome VII, p.  118-126 ;
  • 1861 : « Le fabuliste La Fontaine. Ses idées politiques et philosophiques », Ibid. 3e série, tome I, p.  205-219 ;
  • 1861 : « Exploration américaine de la vallée du Rio Colorado de l'Ouest (Nouveau-Mexique) », Ibid. 3e série, tome Il, p.  407-451 ;
  • 1861 : « La littérature et les arts dans leurs rapports avec la morale », Fragment, Ibid. 3e série, tome VII, p.  xxxiii-xi ;
  • 1861 : « Biographie de Jean-Ambroise De Puydt », Ibid. 3e série, tome VIII, p.  89-148.

Références[modifier | modifier le code]

Sauf indication contraire, cet article est tiré de « Puydt (Paul-Émile De) » dans Biographie nationale de Belgique (Devilliers 1905, p. 356-359).

  1. a, b, c, d et e GeneaNet
  2. a, b et c Devilliers 1905, p. 356-359
  3. Puydt 1860, p. 222-245
  4. Hart 1982, p. 86-87
  5. Molinari 1849
  6. de Seyn 1930

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Liens externes ayant servi à la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]


De Puydt est l'abréviation botanique officielle de Paul-Émile De Puydt.
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