Patrick Moya

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Patrick Moya est un artiste plasticien français né le 15 décembre 1955 à Troyes. Il vit et travaille à Nice. Il utilise peinture, sculpture, céramique, performances, live painting (en), art numérique.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Après des études d'art à la Villa Arson de Nice (1974-1977), Patrick Moya travaille sur les lettres de son nom, M-O-Y-A, depuis le début des années 1980, assimilant l’œuvre à sa signature.

Il présente dès 1996 de grandes toiles et des sculptures au MAMAC, le Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice. Après l’Italie où il expose depuis 1987, on retrouve ses œuvres à Londres, en Allemagne, aux États-Unis, à Hong Kong, Taiwan, au Japon, en Corée, etc.

En 1996 également, il invente un premier alter ego, un autoportrait caricatural inspiré du personnage de Pinocchio qui lui permet de se représenter dans ses œuvres. Un univers personnel se dessine peu à peu.

En 1999 apparaît un personnage ovin nommé « Dolly »  d'après la fameuse brebis clonée, et qui deviendra l'identité visuelle des soirées techno « Dolly Party » dans le Sud de la France, ainsi qu'un des personnages centraux de l'univers Moya (ou « Moya Land »).

En juin 2007 est inaugurée, par Christian Estrosi alors ministre de l'Outremer, la peinture murale intérieure d'une chapelle à Clans, village du haut pays niçois : cette peinture raconte l'histoire de Saint Jean-Baptiste à base d'autoportraits de l'artiste. La même année, Patrick Moya recrée son « Moya Land » dans le monde virtuel en 3D de Second Life.

En octobre 2008, il participe à une grande exposition internationale intitulée « Rinascimento virtuale » (Renaissance virtuelle) qui eut lieu dans le musée national d'anthropologie et d'ethnologie de la ville de Florence en Italie. Organisée par Mario Gerosa, cette exposition regroupait de nombreux artistes de Second Life.

En 2011, un catalogue raisonné parait aux éditions ArtsToArts : 2 tomes, plus de 800 pages, 4200 œuvres référencées, 40 ans de création. Durant tout l'été 2011, Patrick Moya investit, du sol au plafond, le centre d'art La Malmaison de Cannes pour présenter « La civilisation Moya » : il peint in situ, sur tous les murs auparavant recouvert de toile noire, une fresque de 90 mètres de long au total, et qui raconte son aventure artistique, depuis la création du monde jusqu'à la virtualisation de son personnage « moya », devenu « avatar ». Un reportage du Journal d'Arte nous expliquera qui sont les « moyas ».

En 2012, Patrick Moya publie un livre intitulé « L'art dans le nuage » (éditions Baie des Anges), dans lequel il analyse le devenir de l'art et de l'artiste dans le nuage informatique.

Adepte depuis les années 2000 de la « live painting » (peinture en direct et en public), Moya bat son record en 2013, lors de la foire d'art « Vernice » de Reggio Emilia (Italie), avec une peinture, faite en deux jours, de 27 mètres de long.

Œuvres de Patrick Moya dans les collections publiques en France (sélection)[modifier | modifier le code]

  • MAMAC (Nice) : Moya et l'âne Onyme (peinture)[1]
  • MAMAC (Nice) : Petit Adam 1 (sculpture)[2]
  • MAMAC (Nice) : Petit Adam 2 (sculpture)[3]
  • Ville de Cahors : Moya arrive à Cahors (peinture, 2004)
  • Monaco : fresques (murs et plafond) pour le CHPG (hôpital Princesse Grace de Monaco, service gastro-entérologie, 2006)
  • Ville de Cap d'Ail : Vache Moya et Statuette de la Liberté de Moya (sculptures, 2008)
  • Village de Coaraze : un cadran solaire sur le mur de l'école (bronze et céramique, 2008)
  • Ville de Cannes : Grand Moya bleu (sculpture, 2011)
  • Ville de Nice, donation Jean Ferrero, inaugurée en février 2014 : plusieurs œuvres des années 1990 à 2013
  • Ville de Beaulieu-sur-Mer : une grande toile réalisée en direct et public (Mairie, 2014)
  • Ville de Nice : une stèle funéraire pour les Tout petits (Crématorium de Nice, 2015)
  • Ville de Saint-Étienne-de-Tinée/Auron : une grande toile sur le thème de la Transhumance (Office du tourisme d'Auron, 2015)

En Asie[modifier | modifier le code]

Kaohsiung Museum of Fine Arts, Taïwan : une sculpture monumentale (1991)[4]

Quelques expositions monographiques[modifier | modifier le code]

  • 1987 : « Les Caprices de Moya », Galerie municipale des Ponchettes, Nice
  • 1995 : « The sculpture exhibition of Moya », Kaohsiung Museum of Fine Art, (Taiwan)
  • 1996 : « MOYA-MOYA », MAMAC, Nice
  • 1998 : « MOYA », première exposition galerie Ferrero, Nice 
  • 2000 : « Patrick MOYA exhibition », Visual art centre, Hong-Kong
  • 2001 : « Moya place toutes ses oeuvres à la Caisse d'épargne », Espace Ecureuil Masséna, Nice
  • 2003 :  « L'Arsenal de Moya », Rétrospective, L'Arsenal, Metz, 2003
  • 2004 : « MOYA », La Chantrerie, Cahors
  • 2005 : « MOYA à la recherche des universaux », Grand Château de Valrose, Université de Nice
  • 2006 : « Moya ou la vacance de l'art », Galerie Cour Carrée, 107 rue Quincampoix, Paris
  • 2006 : « L'Arche de Moya », Toit de la Grande Arche de La Défense, Paris, 2006
  • 2009 : « En route vers Moya Land », Espace Ecureuil, Marseille
  • 2010 : « L'arche de Moya débarque à Marseille », Galerie Pentcheff, Marseille
  • 2011 : « La Civilisation Moya », Centre d'art La Malmaison, Cannes
  • 2013 : « Moya in the classics », Radium art center, Busan (Corée du sud)
  • 2013 : « Moya Circus », Centre culturel, ville de Saint Raphaël
  • 2013 : « L'Universo Moya a Dronero », Teatro Iris, Dronero (Italie)
  • 2015 : « Moya en abondance », Collégiale St Pierre-la-Cour, Le Mans
  • 2015 : « Moya Circus », Museo d'Arte Contemporanea (MAC 3), Caserta, (Italie)

Presse (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Artension : « Carte blanche à Moya », n° de juillet-aout 2002
  • Cimaise : « Patrick Moya : l'artiste n'a pas à se justifier », article de Frédéric Riou, automne 2003
  • Radio Classique : interview de Patrick Moya par Gérard Bonos, 10 mai 2005
  • Univers des arts : « L'Arche de Moya », article de Nicole Lamothe, octobre 2006
  • La Vie : « La chapelle de Patrick Moya », 7 juillet 2011
  • Beaux-Arts : guide des 1000 expos de l'été, « Cannes, Moya à la Malmaison », juillet 2011
  • La Gazette Drouot : « L'autre Riviera », article d'Alexandre Crochet, dernier chapitre sur Moya ("Bonjour, Monsieur Moya"), 22 juillet 2011
  • Le Point  : « A suivre : L'incroyable fresque de Patrick Moya », article de Laurence Giudicelli, , no 2028, 28 juillet 2011, page III
  • Résidences Decoration : « Magistral », article sur la fresque Moya de La Malmaison, no 101, été 2011
  • Journal d'Arte - lundi 22 août 2011: reportage sur l'exposition de Cannes[5]
  • FR3, Documentaire : « Nice, atelier perpétuel », par Valery Gaillard, 2011[6]

Ses principales galeries en France et ailleurs[modifier | modifier le code]

  • Nice, Atelier Franck Michel
  • Cannes : galerie Arista
  • Fontainebleau : galerie artfontainebleau
  • Marseille : galerie Pentcheff
  • Parma (Italie) : Galleria Centro Steccata
  • Busan (Corée du sud) : Radium art center
  • Caserta (Italie) : Arterrima

Bibliographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Moya fait son cirque (2013, Baie des Anges éditions)
  • L'art dans le nuage / Patrick Moya (2012, Baie des Anges éditions)
  • Patrick Moya, catalogue raisonné, 1971/2011 / texte Florence Canarelli (éditions ArtsToArts)
  • La civilisation Moya / Frédéric Ballester, Florence Canarelli (édition Images en Manœuvre, Marseille, 2011)
  • Le Carnaval des animaux / Patrick Moya (Siranouche éditions)
  • Le bestiaire de Moya[7] / Patrick Moya (2010, éditions de la Huppe)
  • L'abécédaire de Moya / Florence Canarelli (2010, MPO) [8]
  • La chapelle Moya / Florence Canarelli (2007, Mélis éditions) [9]
  • Le cas Moya / Florence Canarelli (2006, Collection Galerie Ferrero) [10]

Références[modifier | modifier le code]


Lien externe[modifier | modifier le code]