Patrick Henry (révolutionnaire américain)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Patrick Henry.

Patrick Henry (29 mai 17366 juin 1799) était un acteur important de la Révolution américaine et connu pour sa verve oratoire. Avec Samuel Adams et Thomas Paine, il fut l'un des défenseurs les plus radicaux de l'insurrection des colonies contre l'Angleterre. Il défendit également les principes républicains et les droits individuels des citoyens.

Discours de Patrick Henry contre le Stamp Act en 1765 devant la Chambre des Bourgeois de Virginie

Biographie[modifier | modifier le code]

Patrick Henry (29 mai 1736 - 6 juin 1799) fit d'abord une carrière juridique en Virginie et se distinguait par ses talents d'orateur dès les années 1760. Lors de sa défense des droits coloniaux face au clergé anglican dans l'affaire Parson's Cause, il se fit remarquer par la virulence de ses propos à l'encontre de George III[1], roi d'Angleterre, qu'il qualifia de tyran.

Il fut élu à la Chambre des Bourgeois de Virginie en 1765. En mai, il présente une série de résolutions, les Virginia Resolves, qui rejettent la légitimité du Parlement britannique à taxer les colonies, puisque celles-ci n'ont pas de membres élus au parlement à Londres[1]. Il prononce à cette occasion un discours véhément qui appelle à la mort du roi d'Angleterre[2], déclarant que Jules César avait eu son Brutus, Charles Ier son Oliver Cromwell, et que George III pourrait profiter de leur exemple. Il est interrompu par des cris de "Trahison"[1].

Le 23 mars 1775, il prononça un discours fameux demandant une action militaire face aux agressions britanniques. Il prit la tête d'une milice dirigée contre le gouverneur de Virginie Lord Dunmore.

Pendant la guerre d'indépendance américaine, il fut le premier gouverneur de Virginie (1776-79) ; il occupa également ce poste en 1784-86. Il refusa de siéger à la convention de Philadelphie (1787) car il était partisan d'une démocratie directe et de la souveraineté des états. Il rassembla des artisans, des fermiers mais aussi des gentlemen opposés aux marchands de l'État[3]. Il estimait que la constitution des États-Unis accordait trop de pouvoir au gouvernement fédéral. Il s'opposa radicalement au fédéraliste James Madison. Le président George Washington lui offrit le poste de Secrétaire d'État en 1795, mais il dut refuser à cause de son état de santé. Il mourut à Red Hill Plantation en Virginie en 1799 à l'âge de 63 ans.

Il fut membre de la franc-maçonnerie[4]. Il milita au Congrès américain pour la suppression de l'esclavage[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Gordon S. Wood, The American Revolution, A History. New York, Modern Library, 2002 ISBN 0-8129-7041-1, p.29
  2. Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, ISBN 2-262-01821-9, p.60
  3. Claude Fohlen, Les pères de la révolution américaine, Paris, Albin Michel, 1989, (ISBN 2226036644), p.196
  4. (en) « Quelques francs-maçons célèbres », sur http://www.freemasonvideo.com/ (consulté le 12 févr. 2008)
  5. Bernard Vincent, La Révolution américaine 1775-1783, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1985, tome 2, (ISBN 2-86480-211-2), p.172

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Beeman, Richard R. Patrick Henry: A Biography. New York: McGraw-Hill, 1974. ISBN 0-07-004280-2.
  • Bernard Mayo; Myths and Men: Patrick Henry, George Washington, Thomas Jefferson (1959)
  • Moses Coit Tyler. Patrick Henry 1898.

Liens externes[modifier | modifier le code]