Patrick Blanc
Patrick Blanc né le 3 juin 1953 à Paris est biologiste, botaniste, chercheur au CNRS, où il est spécialiste des plantes de sous-bois tropicaux. C'est l'inventeur du concept de murs végétaux tel que décrit ci dessous :
« Sur un mur porteur ou une structure porteuse est placée une ossature métallique qui soutient une plaque de PVC expansé de 10 mm d'épaisseur, sur laquelle sont agrafées deux couches de feutre de polyamide de 3 mm d'épaisseur chacune. Ces couches de feutre miment en quelque sorte les mousses qui se développent sur les parois rocheuses et qui servent de support aux racines de nombreuses plantes. Un réseau de tuyaux commandés par des électrovannes apporte une solution nutritive contenant les éléments minéraux dissous nécessaires à la croissance des plantes. Le feutre s'imprègne par capillarité de cette solution nutritive, laquelle descend le long du mur par gravité. Les racines des plantes y prélèvent les éléments nutritifs dont elles ont besoin, et l'eau en excès est recueillie en bas du mur par une gouttière, avant d'être réinjectée dans le réseau de tuyaux : le système fonctionne en circuit fermé. Les plantes sont choisies pour leur capacité à croître sur ce type de milieu et en fonction de la lumière disponible. »
Son concept de mur végétalisé sur feutre est né pendant son enfance alors qu'il a 12-13 ans : voulant filtrer l'eau de son aquarium, il s'inspire d'une revue d'aquariophilie allemande pour utiliser des racines de Philodendron qui extraient les excès de sels minéraux et d'azote. Cette plante d'intérieur étant grimpante, il a l'idée de la fixer au mur recouvert d'une planche feutrée (feutre de fibres de noix de coco, laine de roche, sphaignes puis finalement feutre synthétique imputrescible) afin de développer au maximum ses racines. Devenu botaniste, il découvre en 1972 les plantes tropicales épiphytes, saxicoles et myrmécophytes et les adapte à ses murs[1].
Ce type de réalisation évoque les notions de génie écologique et de quinzième cible HQE, si ce n'est que cette dernière encourage l'utilisation d'espèces plus locales, en extérieur au moins.
Sommaire |
Quelques réalisations[modifier]
- 1986 : premier mur végétal, réalisé à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris
- 1994 : Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire
- 1996 : Serre du Jardin Botanique de Toulouse
- 1998 : mur végétal de la Fondation Cartier à Paris
- 2000 : mur végétal à l’aquarium de Gênes (Italie)
- 2000 : mur végétal du Forum culturel au Le Blanc-Mesnil (France)
- 2001 : mur de l'hôtel Pershing Hall à Paris
- 2003 : mur de l'ambassade de France à New Delhi
- 2004 : bâtiment administratif du Musée du quai Branly (musée des arts premiers) à Paris
- 2005 : façade nord des halles d'Avignon
- 2005 : Square Vinet à Bordeaux (avec Michel Desvigne)
- 2005 : Astralia, Cité de l'Espace à Toulouse
- 2006 : un mur de la cour du 21 rue d'Alsace à Paris, près de la gare de l'Est - sa plus grande réalisation (1 400 m2 de superficie et 27 m de hauteur...)
- 2006 : mur dans l'Espace Weleda, 8e arrondissement de Paris
- 2006 : Mur végétal de La Défense
- 2007 : mur du magasin BHV Hommes, 4e arrondissement de Paris
- 2007 : mur végétal CaixaForum Madrid
- 2008 : Muséum d'Histoire Naturelle à Toulouse
- 2008 : arche du rond point de Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence
- 2008 : Torre de Cristal à Madrid
- 2008 : mur végétal Galeries Lafayette à Berlin
- 2008 : Leamouth Development à Londres
- 2010 : plafond de la Serre du Jardin des Plantes de Paris
- 2011 : Drew School San Francisco
- 2012 : mur végétal Dussmann das KulturKaufhaus, Berlin[2]
Expositions[modifier]
Bibliographie[modifier]
- 1990 : Biologie d'une canopée de forêt équatoriale : rapport de Mission Radeau des cimes, octobre-novembre 1989, Petit Saut - Guyane française, ouvrage collectif réalisé sous la direction de Francis Hallé et Patrick Blanc, Département Industrie de Xylochimie
- 2002 : Être plante à l'ombre des forêts tropicales, Éditions Nathan
- 2005 : Le bonheur d'être plante, Éditions Maren Sell (ISBN 2-35004-018-6)
- 2007 : Folies végétales (exposition, Paris), éditions Chêne
- 2008 : Le Mur Végétal, de la nature à la ville, éditions Michel Lafon
- 2012, Préface, Le Vert. Dictionnaire de la couleur. Mots et expressions d'aujourd'hui (XXe-XXIe siècles), CNRS Éditions, coll. CNRS Dictionnaires, Paris, 2012. ISBN : 978-227107095-1.
Éponymie[modifier]
Begonia blancii, nouvelle espèce découverte sur l’île de Palawan, aux Philippines a été nommé en son honneur[4].
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
Liens externes[modifier]
Références[modifier]
- Interview de Patrick Blanc dans l'émission Votre jardin sur RMC, 18 mai 2013
- Das grüne Wunder: Der Vertikale Garten im Dussmann-Haus
- Folies végétales, Patrick Blanc sur le site d'EDF
- M. Hugues, R.R. Rubite, Y. Kono et C.-I. Peng, « Begonia blancii (sect. Diploclinium), a new species endemic to the Philippine island of Palawan », Botanical Studies, vol. 52, 2011, p. 203-209 [texte intégral (page consultée le 17 juin 2011)]