Patricia Erbelding

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Patricia Erbelding

Naissance 1958
Paris, France
Nationalité Française

Patricia Erbelding (née à Paris en 1958) est une artiste peintre abstraite contemporaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa première exposition personnelle s’est tenue en 1993 à la Galerie du Haut-Pavé à Paris, alors sous la Direction de Jean Pierre Brice Olivier[1]. Ses œuvres ont depuis été montrées dans le monde entier et sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. Son travail artistique pluridisciplinaire aborde, en plus de la peinture et des collages, des domaines d’expression comme la sculpture, la photographie et les livres d’artistes. Elle vit et travaille en France à Paris, où se trouve son atelier.

Après des études littéraires, elle a travaillé dans des domaines divers avant de se consacrer à la peinture à partir de 1988. Elle est une figure de la nouvelle scène de l’art abstrait français et est connue pour sa technique unique en peinture ainsi que pour ses livres d’artiste. Son travail a été exposé au Musée de l’Industrie (maintenant rebaptisé "Bois du Cazier") de Charleroi en Belgique[2]; au Musée de Nagoya; de Toyama; et au Musée Municipal des Art d’Osaka [3] ainsi qu’au Musée des Arts de la Préfecture d’Aichi au Japon; au Musée des Beaux-Arts de Taipei à Taiwan[4],[5]; au Musée des Avelines de Saint Cloud en France; au Musée Suédois-Américain de Chicago aux États Unis; au Musée d’Art Moderne de Maracaibo au Venezuela; au Musée d’Art Contemporain Sofia Imber à Caracas, au Venezuela; au Musée Métropolitain des Arts et au Centre Sejong à Séoul en Corée; au Musée du Collage à Mexico[6]; au Musée Barrois à Bar-le-Duc en France[7]; au Musée de l’Argonne à Varennes; au Musée O Art à Tokyo au Japon; au Musée d’Art et d’histoire de Montbeliard; au Musée des Arts Leepa-Rattner à Tarpon Springs, Floride et au Musée des Arts d’Austin, Texas.[8] et plus récemment au Musée des Beaux-Arts FSU, à Tallahassee, Floride aux États Unis[8]. Ses travaux ont été montrés au FSU Musée de Beaux Arts de Tallahassee, Florida en 2011 [9] et 2012.

Dans ses œuvres récentes, Patricia Erbelding continue de porter une attention soutenue aux concepts de transformation et de métamorphose, à leurs applications aux matériaux organiques comme minéraux et au sens caché produit par les procédés qu’elle emploie[10]. Ces métaphores sur le temps qui passe et sur l’évolution se retrouvent également dans son travail photographique. Erbelding est représentée par la galerie Jacques Levy à Paris[11], la Galerie Insula à Paris et à Port-Joinville dans l’Île d'Yeu[12], ainsi que par la Galerie Dhalgren à Paris[13], la Galerie Eva Doublet à St Georges du Bois[14], la Galerie Le Cabinet Amateur à Paris[15], la Galerie Art Forum à Anvers en Belgique et la galerie Envie d'Art à Londres[16].

Origines[modifier | modifier le code]

Erbelding a grandi dans la banlieue parisienne qu’elle quitte pour suivre des études littéraires à l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Elle hérite néanmoins d’une tradition artistique dans sa famille dont le père et l’oncle s’adonnaient respectivement à la sculpture et à la peinture. En 1983, elle commence à travailler dans un atelier de gravure. Alors qu’elle se perfectionne dans les techniques de l’estampe, elle aborde également la peinture et la sculpture en terre cuite. Ses premiers travaux incluent aussi des photographies peintes et des collages et c’est dans cette même période qu’elle produira ses premiers livres d’artiste. Après quelques années, Erbelding raffine ce qui est devenu sa technique caractéristique en peinture impliquant le fer oxydé et la cire d’abeille.

Techniques et procédés[modifier | modifier le code]

Erbelding applique dans ses peintures un procédé d’oxydation qui agit presque comme une Eau-forte sur la surface de la toile recouverte de papier – les lignes caractéristiques qui apparaissent agissent pratiquement comme une brulure du support par le biais de ce phénomène d’oxydation. On trouve là clairement un lien avec ses premiers travaux de gravure. Un procédé lent et rigoureux caractérise ce travail. Dans sa peinture, elle utilise de l’acrylique et de l’huile, du papier, de la cire d’abeille et du fer oxydé[10],[17].

La photographie apparait dans son travail en 1995 et joue également un rôle important dans la création de ses livres d’artiste. Ces livres d’artiste sont réalisés en collaboration avec des écrivains et des poètes, parmi eux: Joël Bastard, Michel Bohbot, Michel Butor, Serge Gavronsky, Hubert Lucot, Tita Reut. Elle réalise également des couvertures et des illustrations pour des livres, notamment pour Christina Mengert aux Éditions Burning Deck[18].

Carrière[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Sa première exposition personnelle à la galerie du Haut Pavé fut bien reçue et donna suite à d’autres expositions à Paris et dans d’autres villes. Les œuvres de cette période furent souvent remarquées pour leur ressemblance avec l’épiderme, les traces d’oxydation rappelant des cicatrices. Erbelding est accueillie comme artiste en résidence en 1995 au Centre d’Art des Ponts de Sambre à Charleroi, en Belgique[19]. L’année suivante en 1996, elle reçoit une bourse du Centre Wallonie Bruxelles à Paris et de l’Ambassade de France en Belgique. Au cours de cette résidence, elle développe un travail autour du fer forgé, produisant une série de sculpture au Musée de l’Industrie de Charleroi. Elle invite également l’artiste Tony Soulié à y travailler et en 1997 leurs sculptures sont exposées au Musée ainsi que leurs peintures et photographies[2]. Son livre d’artiste “Gestes”, paru en 1998, en collaboration avec le poète Pierre Marc Levergeois fait partie de la collection de la bibliothèque du MOMA à New York[20].

Récentes années[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, Erbelding a son atelier dans le 19e arrondissement de Paris où elle prit part en 2003 à un évènement de street art organisé par Christine Phal[21]. 2003 est aussi l’année le démarrage de l’exposition itinérante “8th international shoebox sculpture exhibition” organisée par la Galerie d’Art de l’Université d’Hawaï et qui tournera à travers le monde dans 16 musées et centres d’art différents pendant deux ans[22].

La galerie Jacques Levy à Paris lui consacre régulièrement des expositions personnelles depuis 2003, avec pour commencer “Vues des anges”, une exposition inspirée d’un poème de Rainer Maria Rilke[23], puis “Cinabre“ en 2005, “Interstate“ (photographie) en 2006[24], “Noir” en 2007, “Urban Legend” en 2009 et plus récemment en 2011 “Lost Paradise” en référence au poème de Milton “Paradise Lost” où, à travers un jeu de peintures dans les tonalités blanches et bleu ciel, la sphère bleue de la mélancolie impose sa présence. Une première monographie de son travail “L’Etat des métamorphoses“ est publiée en 2005 par les éditions Art Inprogress avec un texte et des poèmes de Tita Reut, traduits par le poète Keith Waldrop[25]. En 2007, elle est sélectionnée pour participer à la 14ème Exposition Internationale au Centre d’Art National de Tokyo au Japon. En 2008, son travail photographique est présenté lors de l’exposition “Y’a pas photo” à la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (MABA) de Nogent sur Marne et 2009 voit une exposition personnelle de son travail “La peinture à livre ouvert” à Bar-le-Duc au Centre d’Art Espace Saint Louis et dans différents lieux culturels de la ville dont le Musée Barrois, le Théâtre National et la Médiathèque Jean Jeukens. De grandes peintures sur toile et des livres d’artistes y sont présentés, développant le thème du lien qu’établit l’artiste entre la peinture et l’écriture[26]. L’année 2010 est marquée par une succession d’expositions collectives aux États Unis dont le Musée Leepa-Rattner, à Tarpon Springs en Floride avec la collection Denjoy, par une résidence d’artiste "Artita 2010" à Piran en Slovénie [27] et également la parution de deux livres d’artiste, The “Ghost Lemur of William S. Burroughs“ avec Tony Soulié et “Carcasses“ avec Michel Butor et Eric Coisel, Collection Mémoires. En 2011 elle participe à la 26ème Exposition Internationale du Musée des Beaux-Arts FSU de Tallahassee en Floride[9], ainsi qu’à la Foire d’Art Internationale (SETEC) de Séoul[28]. “H2O“, un livre de Corine Girieud sur son travail est publié[8].

En 2012, elle reçoit un prix pour la photographie par le PWP (Professional Women Photographers) à New York dont le jury est Mary Ellen Mark [29] et une exposition personnelle d’importance à la Galerie Eva Doublet [16] lui est consacrée[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Erbelding at the Galerie du Haut-Pavé »
  2. a et b (en) Denis Ghesquiere, « Une exposition de Patricia Erbelding et Tony Soulié au Musée de l'Industrie », Le Soir,‎ October 21, 1997 (lire en ligne)
  3. (ja) 6th JFM exhibition series, Jean-François Millet friends in Japan,‎ 1998-2002
  4. (zh) 19th international biennale paint and drawing exhibition, Taiwan, Taipei Fine Arts Museum,‎ 1999 (ISBN 957-02-5261-8)
  5. (ja) Tomoko K. Ober, « Patricia Erbelding », BIOS,‎ July 20, 2002
  6. (en) « Evolution 8 » (consulté le 15 August 2012)
  7. (en) Diana André, « Peinture à livre ouvert: Patricia Erbelding »,‎ September 11, 2009 (consulté le 15 August 2012)
  8. a et b (en) Corine Girieud, H2O,‎ 2011, 44 p. (ISBN 978-2746638556)
  9. a et b (en) Jean D. Young, « Annual Juried Exhibition, coordinator Jean Young » (consulté le 15 August 2012)
  10. a et b (en) Tita Reut, L'état des métamorphoses, ART INPROGRESS,‎ 2005 (ISBN 978-2351080023)
  11. (en) « Erbelding au Galerie Jacques Lévy »
  12. (en) « Erbelding at the Insula Gallery »
  13. (en) « Erbelding au Galerie Dhalgren »
  14. a et b (en) « Erbelding au Galerie Eva Doublet » (consulté le 14 August 2012)
  15. (en) « Erbelding at the Cabinet Amateur » (consulté le 16 August 2012)
  16. (en) « Erbelding at the Envie d'Art Gallery »
  17. Corine Girieud, « Au fil de l'eau », ChronicArt,‎ 2000 (lire en ligne)
  18. (en) Christina Mengert, As we are sung, Providence, Burning Deck,‎ 2011 (ISBN 978-1-936194-05-6)
  19. Daniele Gillemon, « Patricia Erbelding aux Ponts de Sambre, Les couleurs du temps », Le Soir,‎ December 9, 1995 (lire en ligne)
  20. (en) « Gestes », Dadabase (consulté le 14 August 2012)
  21. (en) Les artistes font le mur, Paris, Fragments éd.,‎ 2004 (ISBN 2-912964-60-1)
  22. (en) « 8th Intl Shoebox Sculpture », University of Hawaii Art Gallery (consulté le 19 August 2012)
  23. (en) Alain-Gabriel Monot, « sur Patricia Erbelding », Hopala, vol. 28,‎ mars 2008
  24. Corine Girieud, « Interstate », Photography (consulté le 14 August 2012)
  25. (en) Gilles Kraemer, « Au fil des pages », Art&Métiers du Livre, vol. 251,‎ décembre 2005
  26. « Patricia ERBELDING à l’Espace Saint Louis », Barfixe,‎ September 15, 2009 (lire en ligne)
  27. (sl) Artita Piran, « Artita Piran - Likovna Delavnica »,‎ octobre 2010 (consulté le 15 September 2012)
  28. (en) International art fair art edition 2011 - catalogue, Seoul, Korea, SETEC, Korea,‎ 2011
  29. (en) « PWP, Winners for spring 2012 Intl » (consulté le 19 August 2012)

Liens Externes[modifier | modifier le code]