Paton (entreprise)

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Paton

Création 1958
Siège social Drapeau d'Italie Milan, Lombardie (Italie)
Activité Constructeur de cyclomoteurs
Une paton

Paton est une marque de motos italienne, la dénomination provenant de la contraction des noms de ses créateurs (PAttoni et TONti).

Historique[modifier | modifier le code]

Giuseppe Pattoni naît à Milan le 7 juillet 1926. Il débute dans le monde du deux-roues après-guerre, transformant des modèles militaires en modèles civils, avant d'arriver au département compétition de FB Mondial. Là, il gagne la confiance des dirigeants, les talents du "Pep" permettant à Cecil Stanford de remporter le titre mondial de 1957 en catégorie 250. 1958 est l'année de fermeture du département compétition Mondial. Pattoni récupère le matériel de l'usine et met en piste les premières 125 et 175 modifiées, qui obtiennent des places honorables au Tourist Trophy, dans les mains d'un certain Mike Hailwood.
L'année suivante est celle du début de la collaboration avec l'ingénieur Lino Tonti. Leur premier projet est basé sur une idée restée dans les cartons de Mondial. C'est un bicylindre 250 cm³. Ce modèle remporta une troisième place au TT de 1964 avec Alberto Pagani.
La moto utilisait un 250 bicylindre, biarbre à engrenages, avec des manetons à 180° et un contrarbre derrière l'embiellage commandant la lubrification, l'allumage, la distribution et la transmission primaire. La boîte de vitesse était à six rapports (peu courant à l'époque), couplé à un embrayage à sec.

En 1965, Pattoni est considéré comme un des meilleurs techniciens quand il crée une 350, puis une 500. Ces motos lui permettent d'obtenir de très bonnes places, aux dépens des MV Agusta et de Giacomo Agostini.

Les années 70 voient de nombreuses évolutions, comme l'ascension des moteurs deux temps. Son fils Roberto le rejoint au sein de l'entreprise familiale. Ils décident de se lancer dans un combat contre les gigantesques usines japonaises, avec sa moto "faite maison". Nous sommes dans les années où les japonais cherchent à conquérir les marchés européens. Les investissements pour la course sont phénoménaux et découragent les petites écuries. Mais Pattoni insiste et fait courir ses pilotes sur ses moto vertes, mais sans succès.

De nombreux pilotes se sont croisés dans l'écurie Paton : Virginio Ferrari, Marque Papa, Marcellino Lucchi, Lucio Pedercini... Mais l'IRTA assène un coup fatal à Paton en 1997, jugeant la moto trop peu rapide pour être inscrite en Grand Prix. Giuseppe et Roberto Pattoni n'en démordent pas, et continuent à développer leur machine. Mais, le 29 août 1999, "Pep" décède. Avec la même détermination que son père, Roberto Pattoni poursuit son aventure d'"artisan" dans le mondial.
En 2000, Paton a participé à 5 courses du championnat mondial, en tant que Wild Card, et a ramassé un point, en se plaçant quinzième au Sachsenring avec Paolo Tessari. Cette victoire permet de réaffirmer la volonté de continuer à faire ce pourquoi "Pep" avait vécu : faire courir sa moto.
En 2001 l'IRTA porte le coup de grâce : elle décrète l'exclusion des Grands Prix et refuse l'inscription sur n'importe quelle épreuve du mondial. Pattoni encaisse et trouve un partenaire avec lequel il puisse se montrer en piste et mériter cette inscription : rivaliser avec les meilleurs sur huit épreuves du mondial, les européennes, avec en selle Vladimir Castka, un prometteur pilote slovaque débutant dans le mondial.
En 2005, la Paton a été conduite par Phil Read aux coupes Moto-légendes, Dijon. Fin 2010 Roberto Patonni annonce une nouvelle moto 500 cm³ qui sera la première Paton produite depuis longtemps. Paton court toujours en championnat d'Italie et n'envisage pas de retour en Moto2 à l'heure actuelle.

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