Paternité

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La paternité est la reconnaissance sociale du lien de parenté entre un père et un enfant.

Rôle du père[modifier | modifier le code]

  • Une présence active du père lors des différentes étapes du développement de l'enfant s'avère très importante pour la construction de l'identité sexuée de celui-ci et pour l'acquisition de son autonomie. « L'implication du père est nécessaire non seulement pour favoriser l'acquisition de la masculinité chez le garçon et de la féminité chez la fille, mais aussi pour conforter l'enfant dans ses réactions d'autonomie lorsque survient un conflit avec sa mère. » [1]
  • Désormais l’homme doit faire sa place dans le couple auprès des enfants. Il ne peut plus compter sur un pouvoir conféré automatiquement : on ne naît plus père, on le devient. Et cela en lançant des défis à la société, à soi-même, à la mère, à l’enfant[2].

Les spécialistes le répètent : une « bonne mère » laisse le père « occuper pleinement sa place ».

Les enfants ont besoin de leur père, qu’il soit vivant ou mort, présent ou absent, « compétent » ou non... « Ils se structurent dans la filiation à leurs deux parents », explique Florence N’Da-Konan, responsable « parentalité » à École des parents (EPE) d’Île-de-France.

« Un papa peut être déplorable mais il est important de lui faire sa place : mieux vaut s’adosser à un arbre tordu qu’au vide ! » affirme le psychanalyste Jacques Arènes (auteur de « Y a-t-il encore un père à la maison ? », Fleurus, 1997)[3].

La possibilité de divers congés réellement paritaires autour de l’enfant et une campagne d’amélioration de la culture d’entreprise reste un frein à la place effective du père dans sa famille [4]...

On peut clairement se demander pourquoi ce sont les mères qui seraient juges des compétences des pères quand personne n'a pensé à poser la même question aux pères à propos des mères. Cette auto-célébration des mères et leur placement sur un piédestal ("donner le droit de juger les pères quand les pères n'ont pas la réciproque sociale") pose question: si hommes et femmes comme parents ne sont pas égaux, la position des pères est dans la pratique extrêmement fragilisée.

  • En France, selon un récent rapport de la DRESS (Direction de la Recherche, des Études, de l’évaluation et des Statistiques) [5]
    • 20 % des hommes sont prêts à s’arrêter de travailler pour se consacrer à leurs enfants 3 ans ou plus
    • 10 % des femmes ne souhaitent pas s’arrêter plus de 3 mois après la naissance de leur enfant

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Moussa Nabati, Le père, à quoi ça sert ? La valeur du triangle père-mère-enfant, avec Simone Nabati, Jouvence, 1990
  • Philippe Veysset, Le Défi des pères séparés, Paris, L’Harmattan, 1997, 350 pp.
  • Diane Drory, Un père pour quoi faire ?, Éditions Soliflore, 2008, 204 pp.
  • Moussa Nabati, Le fils et son père, éditions Les liens qui libèrent, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La nécessaire compréhension entre le sexes, Paul-Edmond Lalancette, p. 135-136, Québec, 2008.
  2. Être père aujourd’hui, un rôle qui n’est plus donné par la fonction, lien social, numéro 677, septembre 2003
  3. « Laisser de la place au père : une "bonne mère "laisse pleinement le père prendre toute sa place »
  4. Rôle des pères, TNS-SOFRES/parents, novembre 2006
  5. 20 % des hommes prêts à s’arrêter plus de trois ans pour s’occuper des enfants selon un rapport de la DRESS