Patchouli
Patchouli
Pogostemon cablin
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Ordre | Lamiales |
| Famille | Lamiaceae |
| Genre | Pogostemon |
Pogostemon cablin
(Blanco) Benth., 1848
| Ordre | Lamiales |
|---|---|
| Famille | Lamiaceae |
Sommaire |
Définition botanique [modifier]
Le patchouli (Pogostemon cablin) est une plante tropicale de la famille des Lamiacées utilisée surtout en parfumerie et en cosmétologie. En médecine traditionnelle chinoise, on l'emploie pour soigner la gastro-entérite. En aromathérapie, son essence est un tonique et un stimulant digestif, un tonique circulatoire (on l'utilise aussi pour les soins de la peau). Le patchouli a également un effet sédatif et tranquillisant. Il peut de ce fait s'utiliser contre la dépression et l'anxiété. Le terme « patchouli » désigne aussi le parfum extrait de cette plante.
La plante (Pogostemon cablin (Blanco) Benth., synonyme de Pogostemon patchouly Pellet.) est surtout cultivée en Indonésie et aux Philippines. L'huile essentielle est produite par distillation des feuilles. Une fois obtenue, l'essence doit vieillir plusieurs mois en fûts pour perdre de son amertume.
Origine du mot patchouli [modifier]
Son nom, apparu au début du XIXe siècle, correspond sans doute à un mot tamoul composé des termes patch (= vert) et ilai (= feuille). Selon certains, le second élément serait plutôt l'anglais leaf, qui lui aussi signifie feuille.
Utilisation en parfumerie [modifier]
Très utilisé dans la formulation des parfums, le patchouli possède une odeur puissante, à la fois boisée, terreuse et sèche avec des accents fumés, camphrés, liquoreux et même moisis. La plante fraîche ne possède aucune odeur, ce n'est qu'après une phase de fermentation que les précurseurs des différentes molécules (patchoulol et autres) donnent l'odeur aux feuilles que l'on traite soit par distillation ou par une extraction aux solvants volatils pour obtenir l'huile essentielle ou l'absolue.
Le patchouli arrive en Europe au milieu du XIXe siècle, notamment sur les grands boulevards parisiens, les parfumeurs découvrant l'attrait olfactif des femmes sur les châles en cachemire enveloppés dans des feuilles de patchouli importés d'Inde. Le patchouli, comme le jasmin ou le musc, étant une odeur érotique et addictive, il est adopté par la demi-mondaine de Second Empire [1]. Longtemps associé au mouvement hippie des années 1970 avec les femmes portant le parfum avec une note de fond de patchouli (comme l’Aromatics Elixir, parfum de la libération sexuelle, n°1 des ventes de Clinique jusqu'en 2010[2]) à même la peau, le patchouli n'a pas toujours eu le succès qu'il a actuellement. Matière première aujourd'hui chère et luxueuse, le patchouli connaît depuis plusieurs années un intérêt grandissant de la part des marques de parfum. On utilise l'huile essentielle, ainsi que des fractions (essences redistillées et séparées de leurs phases trop lourdes) qui ont l'avantage de posséder une saveur plus fine, moins camphrée. Le patchouli est utilisé comme note de fond, aussi bien dans les fragrances masculines que féminines. Le patchouli apporte sa saveur boisée terreuse aux parfums boisés, chyprés, cuirés et orientaux.
Facettes olfactives de l'essence de patchouli : bois, terre, camphre, vert, liqueur, fumée, moisi, médicinal.
Quelques parfums riches en patchouli : Patchouli (Parfums M.Micallef), Gentleman (Givenchy), Patchouli (Réminiscence), Angel (Thierry Mugler), Aromatics Elixir (Clinique), C'est la Fête Patchouli (Christian Lacroix), Purple Patchouli et White Patchouli (Tom Ford), Musc Patchouli (El Nabil), Jimmy Choo the fragrance (Jimmy Choo)etc...
Notes et références [modifier]
- Elisabeth de Feydeau, « Les parfums, histoire, anthologie, dictionnaire », magazine Idées sur RFI, 1 janvier 2012
- Le parfum Ovni, Le Figaro Madame, 3 octobre 2011